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Au pouvoir depuis le 6 avril 2016 : Talon regrette-il sa propre élection ?
Publié le mardi 18 juillet 2017  |  Matin libre
Patrice
© Autre presse par DR
Patrice Talon




« (…) au fil du temps la situation s’est dégradée au point où aujourd’hui on a l’impression qu’au Bénin le mot espoir ne veut plus rien dire », « (…), le pays va très mal et tout le monde le sait » , « Le Bénin va mal mais le redresser n'est pas impossible ... ». Ces morceaux choisis de Patrice Talon, président de la République du Bénin, sur l’état du pays ne doivent pas être étrangers aux tympans des Béninois. Tellement il en a répété durant l’année 2016. D’abord au cours de la campagne électorale, puis après son investiture en tant que chef de l’Etat élu, successeur de Yayi Boni. Près d’un an et demi après, Patrice Talon continue avec le même refrain et en rajoute même. En effet, il n’a raté aucune occasion, la semaine écoulée, pour répondre aux commentaires sur la léthargie diplomatique du pays depuis 15 mois. A en croire le président Talon, c’est parce qu’il a hérité d’un “Bénin sinistré”. Et, l’urgence pour lui était de mettre de l’ordre dans la gestion du pays, d’appliquer la thérapie adéquate avant que les hôtes de marque ne commencent à fouler le sol béninois.Quel intérêt donc pour le chef de l’Etat de ressasser la même situation depuis de 6 avril 2016 ? A-t-il oublié que c’est parce que les Béninois sont conscients de la situation qu’il décrit sans cesse qu’ils lui ont confié le pouvoir parmi la pléthore de candidatures à l’époque ? Patrice Talon, démontrant aux Béninoises et aux Béninois qu’il est un « Agbonnon », un compétiteur né n’at-il pas dit face à la situation qu’il est prêt pour le job ? Le fait de rappeler chaque fois qu’on a hérité d’un pays qui était dans l’abîme où il n’y avait aucun espoir de vivre, pourrait s’interpréter comme l’aveu de quelqu’un qui soit ne connaît pas le pays, ou n’avait pas bien pris la mesure de la tâche à lui confier par son peuple. Talon, après 15 mois de gestion, avoue-t-il publiquement qu’il n’aurait pas dû se lancer dans cette galère ? Tout porte à le croire tant les plaintes du président débordent avec le temps.

Worou BORO
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