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Renforcement de la Police technique et scientifique au Bénin: Le Projet ARTECAO forme 18 policiers et gendarmes
Publié le lundi 14 aout 2017  |  L`événement Précis
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© Autre presse par DR
LRéformes sécuritaires- Les unités de gendarmerie fermées à Cotonou




Le Projet d’Appui au renforcement de la police technique en Afrique de l’Ouest (ARTECAO) poursuit son appui technique au Bénin, pour le renforcement de sa Police Technique et Scientifique (PTS). Il s’agit de la deuxième promotion, niveau 1. C’était à travers une formation qui s’est déroulée, du 07 au 11 Août 2017 à la Direction générale de la police judiciaire à Cotonou. Au cours de cette période, les 18 policiers et gendarmes ont été entretenus par des formateurs béninois sur la gestion de scène de petite et moyenne délinquance. A la clôture de la formation qui a été marquée, le vendredi 11 Août 2017, par la remise d’attestations aux stagiaires, le Coordonnateur régional du projet ARTECAO, le Capitaine Emmanuel Prat, s’est réjoui de la ponctualité des stagiaires et leur contribution à l’animation des modules qui ont été développés. Il s’est dit fier de ce que le Bénin regorge de plus en plus de spécialistes des questions de gestion de scène de crime. A cet effet, il a rassuré de la disponibilité des partenaires à poursuivre avec d’autres niveaux dans la formation et la mise en œuvre du plan d’actions prévu pour une police technique et scientifique efficace au Bénin. Pour sa part, le Directeur de la PTS du Bénin, le Commissaire Emmanuel Tonoukouin, a, au nom des directions générales de la police et de la gendarmerie béninoise, adressé des félicitations aux récipiendaires, pour leur disponibilité et assiduité, au cours de la formation. Il a saisi l’occasion pour conseiller ses collaborateurs sur les conduites à tenir dans la nouvelle fonction qu’ils entament, dans l’exercice de leur fonction, au sein de leurs unités respectives. « Vous serez, par moments, découragés dans votre mission, parce que vous serez tout seuls et personne ne va vous comprendre sur le terrain, y compris vos chefs. Et là, ce n’est pas une guerre qu’il faut déclencher, car il faut toujours prendre le temps d’expliquer et convaincre par le travail. C’est ce que j’ai dû faire tout seul jusqu’à un moment donné. Aujourd’hui, je ne suis plus seul, parce que vous êtes là. Et si vous êtes là, il faut partager les informations. Vous savez qu’on ne travaille jamais bien, seul, et que vous ne serez pas efficaces, seuls, sur une scène de crime. Donc, vous devez partager l’information afin que vos collègues puissent vous suivre. Donnez-leur le goût de gérer une scène de crime. Car, sans votre action sur le terrain, nous n’arriverons jamais à élucider les cas de crime pour lesquels nous sommes toujours invités à travailler », a partagé le commissaire Tonoukouin avec ses collaborateurs. Au nom des stagiaires, c’est la brigadière de paix, Alida Chabi, qui a dit la satisfaction de ses collègues stagiaires dans cette formation où ils ont reçu, précise-t-elle, des connaissances techniques, professionnelles pour mieux servir la République. « Nous sommes prêts à les rendre, en les pratiquant dans nos différentes unités, au profit des populations que nous servons », a-t-elle promis. Dans leur soif d’accéder à plus de connaissances dans le domaine de la PTS, les stagiaires ont émis le vœu de bénéficier du niveau 2 de la formation. Notons que ARTECAO est un projet financé par la République française et piloté par la Direction de coopération de sécurité et de défense (Dcsd) du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères.
Lieutenant Constant Honvou, Formateur
En ma qualité de formateur, les apprenants ont été disponibles et cela est à leur actif. Car, nous voulons des volontaires dans ce domaine pour booster les performances de la chaine de justice pénale dans notre pays. Pendant longtemps, l’aveu a été considéré comme la reine des preuves mais, aujourd’hui, l’enquête judiciaire a évolué et demande nécessairement l’implication de la recherche de preuves matérielles et pour y arriver, il y a un apprentissage qui doit être fait en amont et c’est à cela que vous devez travailler. Je vous félicite pour avoir suivi avec succès cette formation qui s’achève, aujourd’hui. Mais rappelez-vous une chose, la fin d’une formation ne signifie pas la fin de votre connaissance. Une fois dans vos unités, vous aurez désormais la lourde charge de poursuivre la formation et également celle de vous investir dans la formation de vos amis qui n’ont pas encore eu cette chance de stage qualifiant.

Emmanuel GBETO
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