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Bilan de la crue des cours d’eau: Déjà 7 morts et des dégâts
Publié le jeudi 14 septembre 2017  |  Le Matinal




Face à la désinformation autour des pertes en vie humaine liées au phénomène cyclique de la crue, le directeur général de l’Agence nationale de protection civile (Anpc) est monté au créneau, mercredi 13 septembre 2017, à travers une conférence de presse. Selon Aristide Dagou, sept morts sont enregistrés sur l’ensemble du territoire national.
7 morts dont deux cas de noyade à Athiémé et 5 autres à Malanville. C’est le bilan présenté par le directeur général de l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Selon Aristide Dagou, il n’y a pas eu de mort à Grand-Popo, contrairement à certaines informations qui ont circulé ces derniers jours. La hauteur actuelle du fleuve Mono tourne autour de 6 mètres 7 et n’atteint donc pas encore le seuil de l’alerte rouge. En dehors des pertes en vies humaines, on note aussi des pertes de cultures. Les inondations liées à la montée des cours d’eau concernent actuellement 8 Communes du Bénin. Pour ce qui concerne le fleuve Niger, il s’agit de Malanville et de Karimama. L’on retient les Communes de Zagnanando et Bonou pour le fleuve Ouémé et celle d’Athiémé et de Grand-Popo se réfèrent au fleuve Mono. Parmi ces différentes Communes, Zagnanado, Karimama et Malanville sont celles pour lesquelles l’alerte rouge est signalée avec un risque de catastrophe, selon le directeur Aristide Dagou.

Les mesures prises pour contrôler la situation

Il existe un décret en date du 30 décembre 2011 qui a créé au Bénin une plateforme nationale de réduction des risques des catastrophes. Un instrument qui d’après les explications du directeur de l’Anpc, a trois niveaux de démembrement. Celui départemental coordonné par le préfet, le niveau communal dont le premier responsable est le maire et le niveau du chef de village ou de ville géré par le chef quartier ou chef village. Des plateformes qui n’ont pas été opérationnelles depuis 2011 selon Arsitide Dagou. Cette insuffisance a amené le gouvernement de Patrice Talon à adopter le 21 décembre 2016 une réforme fondamentale qui est le plan d’organisation de la sécurité civile. Un plan qui consiste à réduire le risque des catastrophes à travers l’installation des plateformes locales de réduction des risques dans plusieurs communes. Le Dg Anpc justifie d’ailleurs les pertes en vies humaines par le non-respect des consignes par la population. L’Anpc, sous le contrôle du ministère de l’intérieur, procède actuellement à des dons de vivres aux Communes touchées, à des dons de matériels tels que les tentes, les moustiquaires imprégnés, nattes, couvertures sans oublier le matériel mis à disposition des paires éducateurs et secouristes préalablement formés dans les villages. Les écoles rendues inaccessibles par les inondations seront déplacées. Ce qui permettra aux apprenants de reprendre aisément les cours le 18 septembre prochain. Selon Aristide Dagou, le gouvernement veille également à ce que les inondations n’empêchent pas la population à accéder aux soins de santé.

Marcus Koudjènoumè
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