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Le maire de Pèrèrè, Mariétou Tamba au sujet de la motion de destitution : « Cela n’a pas de sens, les accusations ne sont pas fondées »
Publié le mardi 17 octobre 2017  |  Matin libre
Mariétou
© aCotonou.com par Didier Assogba
Mariétou Tamba, maire de Pèrèrè.




Le vent de destitution des maires qui souffle sur le Bénin depuis l’avènement de la Rupture semble gagner la commune de Pèrèrè dans le département du Borgou. La crise de confiance s’étant installée, neuf conseillers frondeurs ont déposé une motion de destitution ce lundi, 16 octobre 2017 pour exiger la convocation d’une séance pour le vote de défiance. L’une des deux femmes-maires au Bénin est sur la braise, selon certains. Mais le maire de Pèrèrè, MariétouTamba balaie du revers de la main, les accusations et clarifie. En effet, les conseillers frondeurs reprochent au maire de ne pas résider dans la commune de Pèrèrè depuis son installation en juillet 2015 tout en percevant illégalement des primes et indemnités y afférents. Ce qui n’est pas fondé d’après MariétouTamba, l’autorité communale. « J’ai accouché et je suis en congé de maternité. Et c’est ce matin (lundi matin) que j’ai pris connaissance de la motion. Tout ce qui y a été formulé comme reproches ne sont pas fondées. Cela n’a même pas de sens » a-t-elle confié à votre journal. Selon ses dires, ce sont obligations de maternité qui l’ont un peu éloigné de sa commune. Mais cela ne l’a pas éloignée de ses administrés et des réalités qu’ils vivent. Les conseillers signataires de la motion accusent également le maire de se réfugier derrière une gestion hasardeuse, solitaire et opaque des affaires communales. Ici encore, la première autorité de Pèrèrè ne comprend pas l’origine de du reproche et estime que cela est insensé. Le comble est que ces derniers ont reconnu que les assises du Conseil communal se tiennent conformément aux lois sur la décentralisation. Ce qui suppose donc que le Conseil a l’opportunité de se prononcer sur la gestion des affaires communales et d’y participer. C’est alors une aberration de traiter un Conseil communal auquel on appartient d’un Conseil sans boussole. Des accusations relatives à des décisions prises unilatéralement à celles liées au bradage des parcelles loties dans la ville de Pèrèrè, l’autorité communale, Mariétou Tamba ne semble pas surprise de cette machination visant simplement à lui chiper son fauteuil. « Depuis que j’ai été élue, il y a un groupe de cinq conseillers qui étai
t contre moi. Donc c’est parmi eux que tout est parti » a tenté de justifier la femme-maire. Bien que l’hypothèse d’une main invisible manipulatrice ne soit pas à écarter, il convient de se demander si l’une des rares femmes ayant réussi à se faire élire maire dans le septentrion n’est pas victime de l’approche genre. « Ce n’est pas facile et il faut avoir le courage pour s’engager en politique. Parce qu’en politique beaucoup de choses se disent. Il y a surtout des choses qui n’existent mais qu’on propage dans l’opinion ne serait-ce que pour diffamer et dénigrer » avait-elle déjà déclaré dans un récent entretien accordé à votre journal. De toute façon, elle se dit sereine et déterminée à toujours œuvrer pour le mieux-vivre et le bien-être de ses administrés. Ce n’est que le début du feuilleton à Pèrèrè. Affaire à suivre donc !!!

Aziz BADAROU
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