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Débats sur l’affaire Icc Services et consorts au parlement : Vifs échanges entre Azannaï et Madougou
Publié le jeudi 28 fevrier 2013   |  lapressedujour.net


Reckya
© Autre presse par DR
Reckya Madougou, Garde des Sceaux et porte Parole du Gouvernement


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 Dans le dossier

Dans l’affaire Icc services et consorts, l’ex ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué est poursuivi devant la Haute Cour de Justice pour crimes et délits de corruption ; complicité et recel d’escroquerie. Dans le débat général, la ministre de la justice Réckya Madougou a tenté de se justifier et de défendre ses autres collègues du gouvernement. Son ancien collègue, le député Azannaï dans sa réplique indiquera que ce sont les ministres Madougou et N’douro qui méritent d’être poursuivis.
Déclarations des députés
Candide Azannaï : «Je voudrais sincèrement aborder ce dossier avec assez de calme, mais avec beaucoup de sérieux et de gravité. J’avais dit que le rôle que je considère être juste est celui de l’appréciation de l’opportunité de la poursuite. Je ne voudrais pas répéter certaines considérations qui fondent ma manière de voir et d’agir en politique. Le vendredi dernier, j’ai partagé avec cette auguste Assemblée ma conception du rôle d’une Assemblée de type démocratique dans les questions de poursuite de hauts responsables devant la Haute Cour de Justice. Le rôle que je considère être meilleur et juste était celui de l’appréciation de l’opportunité. Sennett avait recommandé que nous séparions à chaque instant les choses des bruits que les choses font. Je voudrais aujourd’hui faire appel à un autre, très moins connu, Boris Vian, pour dire que lorsqu’on évacue le motif du meurtre des circonstances dans lesquelles il est perpétré et qu’on évacue le meurtre lui-même, il n’y a plus rien qu’on soit en mesure de reprocher à l’accusé.
De quoi parlons-nous ? L’Affaire Icc, une conception de placements d’argent à des fins d’escroquerie en proposant aux populations des taux exorbitants. Cette structure illégale est rentrée dans le jeu des institutions légalement reconnues pour le faire. Parce qu’aux termes de la loi de l’Uemoa sur les transactions bancaires et la loi sur le règlement bancaire, ne peut collecter et placer l’argent que les personnes reconnues et légalement autorisées à le faire. Il s’agit d’une activité illégale dans un domaine financier. Mais quand on parle de Icc Services, on dit toujours et consorts. Il y a par exemple des dizaines de structures qui opèrent dans le pays. Il y a un certain Gold Star d’un certain Michel Alokpo. En 2006, où étaient les structures de veille. Qui était le responsable national de la Bceao qui devrait donner l’alerte aux bancaires primaires ?
En 2006, qui était le ministre des finances ? Qui était le ministre de la Microfinance ? Koupaki et Sakinatou. Qu’ont-ils fait. Après, qu’a fait Madougou qui a eu les rênes de la Microfinance. Issa Daouda Lawani qui était aux finances au moment où l’affaire à éclaté, qu’a-t-il fait. La direction qui devrait donner l’agrément n’existait pas ? Voila des personnes qu’il faut traduire en justice ; le ministre d’Etat Kogui N’Douro qui a reçu les promoteurs de Icc Services et a réceptionné un véhicule 4*4 au nom de la brigade de Klouékanmè. Tout le monde est contaminé par ICC y compris la Présidence. A l’inauguration du château d’eau de Glo Djigbé, il y avait un représentant du ministre de l’eau Sacca Lafia ; ce qui est curieux, la première dame Chantale de Souza Yayi. Je n’irai pas au fond des choses si non les propositions seront découragées… Si nous prenons l’affaire ICC services et consorts, voila ceux qui devraient être interpellés. Nous devons être des coopérateurs de la vérité. Il m’a semblé et même j’ai un document dans lequel c’est écrit que le ministre Armand Zinzindohoué a fait la connaissance de ces messieurs de ICC services au domicile du chef de l’Etat. Que reproche-t-on à Zinzindohoué s’il est poursuivi alors que tous ceux là ne le sont pas ? Le crime de Armand Zinzindohoué, c’est seulement d’avoir voulu faire du bien à son chef. Puisque dans les procès-verbaux, nulle part ce n’est écrit des preuves palpables contre Armand Zinzindohoué. L’affaire a surgi à un moment où le président Yayi prenait de l’eau de tous les côtés. »
Ministre Reckya Madougou : « Je voudrais rappeler aux honorables députés que dans ce dossier, les populations étaient allées contre certains communiqués du ministre de l’Economie en disant que le gouvernement ne peut les empêcher de déposer de l’argent à ICC services. Contrairement à l’avis des députés ici présents comme Candide Azannaï. Qu’il se souvienne que c’est lui qui a proposé le préfet Hessou ayant donné l’agrément d’exercice à cette structure. »
Candide Azannaï : «Je pense que la ministre Reckya ne comprend rien. Le dossier ICC services a commencé en 2006 et on parle du cas Zinzindohoué en 2009. Elle se trompe car en 2006, Zinzindohoué n’était pas ministre, et le préfet Honorat Hessou n’était pas préfet. Dans ce dossier, s’il y a des gens à poursuivre, c’est la ministre Reckya, ensuite le ministre Kogui N’douro… »
Propos recueillis par Tobi Ahlonsou

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