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Poursuite controversée de l’ex ministre des mines FASSASSI devant la HCJ : Idji dénonce un acharnement politique, Assogba contre-attaque
Publié le jeudi 28 fevrier 2013   |  lapressedujour.net


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© Autre presse par DR
Le ministre Fassassi Kamarou


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A l’instar des autres anciens ministres soupçonnés de malversations dans l’exercice de leurs fonctions, les députés ont envoyé M. Kamarou Fassassi, ex ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, à la Haute Cour de Justice. L’opposition a reproché au dossier l’inexistence d’un rapport de police judiciaire. La mouvance Fcbe n’est pas de cet avis.

Extrait des débats sur le dossier Fassassi à l’hémicycle
Saka Fikara : « L’Assemblée nationale est une institution qui vote la loi. C’est à cette seule occasion qu’on nous demande de nous comporter comme des juges. Comment et pourquoi la présidente de la commission des lois n’a pas rejeté ce rapport. On ne peut pas tabler sur un rapport administratif pour demander une poursuite. Ce que la commission des lois doit faire est d’écrire au Président de la République pour qu’une enquête judiciaire soit faite. Je n’ai pas compris que notre commission ait abouti à cette conclusion. Pour finir, nous avons dit que d’autres documents autres que celui envoyé par le Président de la République nous parviennent. Même si on votait, c’est que les gens nous ridiculiseraient. Je vais finir en disant que l’organe qui a fait l’enquête ne décide pas d’une poursuite. »
Antoine Idji Kolawolé : « Il s’agit d’examiner un dossier et non un homme. De tous les dossiers de poursuite, celui-ci est le plus faible. Ce qui me préoccupe, c’est la faiblesse de ce dossier. Nous ne pouvons pas automatiquement et mécaniquement envoyer les gens à la Haute cour de justice même si leurs dossiers ne sont pas convaincants. Le document parle de mauvaise gestion à la SBEE ; or l’ancien ministre Kamarou Fassassi n’a jamais été directeur de la SBEE. Nous n’avons pas le droit de ternir l’image de notre parlement. »
Eric Houndeté : « Avant tout propos, je voudrais dire ma compassion à tous les Béninois qui souffrent du délestage. Après plus de 14 milliards décaissés en 2006, on subit encore les affres du délestage. En réalité, tous ceux qui souffrent ce martyre devraient s’empresser pour punir ceux qui sont impliqués dans ces scandales. Mais à la lecture de ce rapport, nulle part le nom du ministre Kamarou Fassassi n’a pas été citée. Si vous cherchez à égorger Kamarou Fassassi, allez chercher un autre dossier. »
Karimou Chabi Sika : «J’avais lu le rapport sans m’apercevoir que la commission a mis le mémo du mis en cause. Dans ce mémo, le ministre Kamarou Fassassi insinue des choses. A la page 2 du mémo, on a : »Dans le rapport, nulle part mon nom n’a été cité». Le ministre Kamarou Fassassi a fait économie de vérité car, comment la BOAD peut venir signer avec une société privée ? Le ministre Fassassi nous manque de respect et c’est inadmissible. Est-ce que les groupes étaient à l’état neuf ?
Nicaise Fagnon : «Je réagis parce que la commission des lois a été mal traitée. Je suis fonctionnaire de la BOAD et je n’admets pas qu’on dit tout d’elle. Mais ce que le ministre Kamarou Fassassi ne sait pas, c’est que lorsqu’il s’est rapproché d’elle en France, elle lui a demandé de se rapprocher de sa succursale au Ghana. La commission des lois n’a rien créé. Le ministre Kamarou Fassassi ne peut jamais dire qu’il n’a pas été écouté et interrogé. »
Rosine Soglo : « Contrairement à mes collègues, ce dossier est politique. Je n’ai pas pu lire et le peu qu’on m’a lu me permet de dire que le nom du ministre n’a pas été cité. On nous a cité les noms de Célestine Adjanohoun et da Matha Santana. Cependant, le ministre n’a pas à dire que son nom n’a pas été cité. Mais il doit prendre ses responsabilités et venir répondre. »
Françoise Assogba : « Dans ce dossier, nous avons eu des révélations très troublantes. Il a été dit qu’il n’y a pas eu d’étude de faisabilité et que les groupes ont été acquis par gré à gré. Par rapport au ministre Fassassi, et surtout par rapport à l’achat des groupes, il est bien responsable. Je demanderais aux collègues de vraiment situer les responsabilités. »
Candide Azannaï : « Ce dossier ressemble au dossier de Zinzindohoué. Ce sont des dossiers de même nature. Il faut revoir le motif pour lequel le président a demandé la poursuite. L’Assemblée nationale ne peut utiliser des méthodes sélectives pour les dossiers de poursuite. Depuis le vendredi, nous avons fait ce jeu. La méthode dépend des mis en cause. Pour le cas Zinzindohoué, on n’a pas tenu compte de son mémo, par contre pour le ministre Fassassi, cela a été fait. Les fins de règne prennent parfois des allures que nous voyons. Mais rassurez-vous, ce dossier n’a rien à voir avec le ministre Fassassi. Si le Président de la République voulait, il allait demander qu’on arrête et envoyer des documents complémentaires. Ce dossier ne vaut rien. Pourquoi on ne parle pas du député Grégoire Laourou qui, à l’époque des faits, était ministre des Finances. Le travail de l’IGE apparaît de jour en jour comme un travail qui n’est pas indépendant. Mieux, le président Boni Yayi était à la BOAD à l’époque des faits. Est-ce qu’on a besoin de poursuivre le ministre Fassassi avant de poursuivre les anciens députés Célestine Adjanohoun et Luc da Matha Santana ? Mais que le peuple comprenne que son argent est parti définitivement. Moi je ne voterai pas pour cette poursuite. »
Propos Recueillis par Tobi P Ahlonsou

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