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Editorial : Le Cnsr à la barre
Publié le jeudi 23 novembre 2017  |  Fraternité




Le 19 novembre dernier, le souvenir des victimes de la route a été rappelé à la mémoire collective et individuelle. En initiant une telle journée, la communauté internationale adresse un message poignant à chacun et à tous : lorsque nous sommes en circulation, à moto ou en voiture, en tant que conducteur ou passager, il ne tient qu’à nous d’arriver sain et sauf à destination. Il est de la responsabilité de chaque usager de la route de veiller à sa sécurité et à celle des autres. En conduisant bien, en roulant à vitesse modérée, en respectant scrupuleusement le code de la route, le citoyen se met raisonnablement à l’abri de tout risque d’accrochage, de chute ou d’accident. Lorsqu’on adopte une attitude contraire, il va de soi que les forces de l’ordre, rappellent, au moyen de la répression, les contrevenants au code de la route.
Le Centre national de la sécurité routière (Cnsr) a cru devoir jouer son rôle en initiant une marche à l’intention des victimes de la route. Si on se limite au volet « commémoration », cette initiative ne manque pas de pertinence. Mais au-delà, qu’est-ce qui est fait pour que la fréquence des accidents graves baisse considérablement ? Quels sont les facteurs qui militent en faveur des accidents ? Comment faire pour limiter sensiblement leur influence sur les usagers de la route ? Les victimes de la route n’ont pas voulu achever leur existence sur la chaussée. Ils n’ont pas rencontré la mort sur la route de leur plein gré. C’est une combinaison de facteurs, un concours de circonstances qui aboutit le plus souvent à ces drames. L’idéal serait d’agir et non de prononcer des discours pour éviter que le sang coule encore abondamment sur le bitume en cette veille de fin d’année.
Pour le Cnsr, le temps doit être à l’action. Fort heureusement, tout au moins à Cotonou, le port du casque est devenu un réflexe pour les motocyclistes. L’opération de répression enclenchée par la police il y a peu devrait aider le Cnsr à se réveiller de sa torpeur. Le non respect des couloirs de circulation, les chargements hors gabarits, les surcharges de passagers, les doubles files, le défaut de port de casque seront désormais réprimés avec la dernière rigueur par la police. C’est une occasion en or qui permettrait au Cnsr de s’illustrer encore plus sur la scène de la prévention des accidents. Comme les agents du Centre en ont l’habitude lors de quelques grandes manifestations, il leur faut se positionner aux côtés des agents de police pour faire de la sensibilisation et rappeler aux usagers de la route leur devoir. Un plaidoyer en direction des collèges, lycées et instituts d’enseignement supérieur pour que le port du casque soit obligatoire pour tout apprenant serait salutaire.
L’excès de vitesse étant une cause importante qui entraîne la mort sur nos routes, l’accent doit être mis à la fois sur la sensibilisation et la répression. A propos, qu’est devenu le scanner installé sur l’axe Akassato-Bohicon dont l’objectif était d’enregistrer les vitesses auxquelles circulent les automobilistes ? A-t-il jamais servi depuis sa mise en service ? Combien de conducteurs de véhicules ont été épinglés grâce à ce dispositif ? Un regain d’activités du Cnsr, en cette période de l’année propice à la multiplication des cas d’accidents de la route, est à souhaiter. Au-delà des discours et des commémorations, Aubin Adoukonou et ses collaborateurs sont invités à mouiller le maillot par des actions véritablement pertinentes. Sans quoi, les Béninois continueront de mourir sur les routes et les mêmes discours fleuves sans impact seront perpétuellement lus. La sécurité routière, c’est l’affaire des spécialistes. Au Cnsr de démontrer qu’il peut faire le job.
Moïse DOSSOUMOU
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