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Echanges entre les ministres et les enseignants : Le gouvernement joue sa partition pour le dégel de la crise
Publié le samedi 3 mars 2018  |  Le Matinal
Joseph
© aCotonou.com par Didier Assogba
Joseph Djogbénou, ministre de la justice de la législation et des droits de l`homme.
Les 100 premiers jours du Président Patrice Talon au pouvoir.Causerie débat initié par la fondation Friedrich Ebert. Cotonou, le 13 juillet 2016. Soirée politique sur les 100 premiers jours du Président Patrice Talon au pouvoir




Cinq (05) ministres du gouvernement dont celui de la Justice, Joseph Djogbénou, étaient face aux enseignants des trois ordres. L’objectif de cette rencontre est d’expliquer le bien-fondé des réformes opérées par le gouvernement du Nouveau départ dans le secteur des enseignements au Bénin.

Montrer aux enseignants des trois (03) ordres les tenants et aboutissants des mesures prises par le chef de l’Etat, Patrice Talon et son gouvernement dans le secteur de l’enseignement. C’est l’exercice auquel se sont adonnés les 03 ministres des enseignements, le ministre du tourisme et celui de la justice. A en croire les membres du gouvernement, la séance d’échanges vise à faire part aux partenaires sociaux, les objectifs visés par le président de la République, Patrice Talon en initiant des réformes. Dans son intervention, le ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Odile Atannasso, a rappelé que le Conseil national de l’éducation est un organe qui se chargera de veiller non seulement à la qualité de l’éducation, mais aussi au respect des textes dans les nominations et le recrutement des enseignants. Revenant sur les réformes opérées dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur, l’autorité ministérielle a indiqué qu’elles visentà donner une qualité à l’éducation.En prenant l’exemple des examens nationaux, Marie-Odile Atanasso a martelé qu’ils ont été institués pour assainir l’enseignement supérieur dans le privé.

Elle n’a pas manqué de dire que le secteur public n’échappera pas aussi aux réformes. « Les filières qui aideront le gouvernement dans son programme d’actions seront financées », a-t-elle indiqué. Quant à Mahougnon Kakpo, ministre des enseignements secondaires, il a laissé entendre que le secteur des enseignements secondaire et technique est celui qui donne assez de main-d’œuvre au pays à travers les filières de formation. Mais paradoxalement, les collèges et lycées donnent de mauvais résultats car les autorités sont nommées sans tenir compte des aptitudes du prétendant au poste. A ses dires, la « liste d’aptitudes » est un outil qui permet de nommer les responsables des collèges et lycées en fonction des compétences. « Elle n’a jamais été utilisée », a-t-il déploré avant de souligner qu’il urge donc que les réformes interviennent dans ce domaine. « Celles-ci permettront de former les apprenants en adéquation avec les filières voulues sur le terrain et de construire des lycées dans chaque commune du Bénin », s’est-il réjoui.

Dans la même logique que son collègue du supérieur, il a déclaré que des changements interviendront également dans les établissements privés car, plusieurs d’entre eux sont clandestins. Le ministre des enseignements primaires, Salimane Karimou, a opiné sur les réformes concernant les cantines scolaires, le limogeage des directeurs d’écoles ayant obtenu de mauvais résultats et le choix des situations d’apprentissage dans les classes. Pour lui, il faut encourager l’excellence et décourager la paresse. « Les directeurs d’écoles qui ont eu tout au moins 70% de réussite au Cep seront récompensés et ceux qui ont eu 100% seront revalorisés », a-t-il déclaré. Les autres points abordés par le ministre de la culture, Oswald Homéky, sont les projets des « classes sportives » et « classes culturelles ». Il a souligné qu’après la phase de recrutement et de mise à niveau, les formateurs sont actuellement sur le terrain pour recenser les élèves adhérents.





Quid de la situation socio-économique ?

Les émissaires du gouvernement sont aussi revenus sur la situation socio-économique du Bénin qui est caractérisée depuis un certain temps par les débrayages dans la fonction publique et les défalcations sur salaire opérées par le gouvernement. A ce sujet, le ministre des enseignements primaires, Salimane Karimou, a déclaré « qui n’a pas travaillé, n’a pas droit au salaire ». Il a invité les enseignants à jouer la carte de l’apaisement. Le ministre de la culture, quant à lui, a convié les partenaires à aider le gouvernement au lieu de lui mettre les bâtons dans les roues. « Jugez-nous sur la base de ce que nous avons prévu de faire et contribuez par ce que vous devez faire », a-t-il adressé aux partenaires sociaux. Le ministre des enseignements secondaires, Mahougnon Kakpo, a expliqué le retard observé sur le versement des salaires et indemnités. « C’est la bancarisation qui ralentit le paiement à bonne datedes salaires », a-t-il martelé. Le ministre de la justice, Joseph Djogbenou a déclaré que le gouvernement prendra en compte les suggestions.

Mohamed Yasser Amoussa (Stg)
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