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En vérité : Salut camarades d’honneur !
Publié le mercredi 14 mars 2018  |  Fraternité
Paul
© Autre presse par DR
Paul esse iko, syndicaliste




De gaieté de cœur, ils ont répondu à l’appel du gouvernement. Jusqu’à la fin du conclave d’hier à l’Infosec, contrairement aux représentants de la Cstb, ceux des autres centrales et confédérations syndicales n’ont pas refusé la main tendue de l’Exécutif. A leur actif, on aura retenu qu’il n’y a pas de résistance au dialogue et d’incitation à la révolte. Cette preuve de sagesse, la Nation la doit aux Secrétaires Généraux prêts pour le dégel.
Déjà qu’ils n’ont pas claqué la porte et nous démontrent qu’ils croient fermement à la possibilité de parvenir à un accord avec l’Exécutif, bravo à eux. Peut-être que le bout du tunnel n’est pas pour demain. Mais, contre l’impasse, les Béninois apprécient, à sa juste valeur, leur effort. En plus, ils savent qu’il n’y a que les grands hommes pour faire la paix et des concessions. Je ne doute pas que nos chers syndicalistes, présents à la table des négociations, le soient.
Tout au moins, après ces derniers jours d’incertitude, ils se montrent très disponibles aux plaidoyers des médiateurs et continuent de négocier avec le gouvernement. D’ailleurs, tant qu’il n’est pas question d’un monologue, tôt ou tard, un accord finit toujours par se dessiner. Malheureusement, cet axiome, il y a des syndicalistes qui ne le comprendront jamais et à qui, les décideurs auront beau montrer leur bonne foi, ils tireront toujours le drap de leur côté.
Alors à César, ce qui est à César…Et aux syndicalistes à l’attitude responsable, nos hommages. Dès lors qu’ils ne verseront pas dans un dégoûtant jusqu’au-boutisme et ne s’accrocheront pas à des rêves utopiques, à l’instar des communistes syndicalistes, ils peuvent être fiers de leur combat. Certes, face à des gouvernants réalistes, il est ardu.
Mais, très souvent, tellement ils tirent sur la corde, qu’à la fin, ils sont même incompris des masses populaires et confondus aux fauteurs de troubles. Raison de plus qu’ils continuent, comme ils le font actuellement, de privilégier le dialogue. Et quoi qu’on dise, le peuple ne sera pas éternellement dupe. Certains ont beau profiter de sa naïveté pour lui vendre des chimères, il finira par séparer le bon grain de l’ivraie.
En définitive, pour sortir de l’impasse, l’attitude est capitale. Manifestement, ce n’est pas l’apanage de toutes les centrales et confédérations syndicales. Et quand on sait qu’au sortir des négociations d’hier, les enseignants partent avec six des neuf indemnités réclamées, qui leur donnent droit à une augmentation de 29.000 FCfa par an sur leur salaire, à première vue, c’est ridicule. Mais à l’analyse, ce n’est pas rien. Car, au-delà de tout, il est impérieux de s’attarder sur l’incidence de l’effort du gouvernement sur la masse salariale.
Gouverner, c’est aussi prévoir. Et à l’horizon, jusqu’ici, il n’y a que la crise économique et l’austérité qui frappent à nos portes. Alors, syndicalistes à la bonne attitude, le travail vous appelle, et la gouvernance responsable du Bénin compte sur vous. A vous l’histoire, à vous le patriotisme et surtout à vous un Bénin débout !
Angelo DOSSOUMOU
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