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Projet Épine dorsale : Talon doit se séparer de Rigobert Azon
Publié le mardi 10 avril 2018  |  Matin libre
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© Autre presse par DR
Axe ferroviaire




L'ancien directeur général de l’ex- Organisation commune Bénin Niger (Ocbn) veut vendre ses services à la Rupture. Critiqué sous l’ancien régime, Rigobert Azon est déterminé à influencer certaines décisions de Patrice Talon. Un homme qui risque bien de conduire la Rupture dans le mur.

Rigobert Azon pourrait-il mieux conseiller le régime de la Rupture? Beaucoup s’interrogent sur sa forte présence dans l’entourage du Chef de l’Etat tant ses postures remettent en cause toute la technicité qu’on peut lui reconnaître. En effet, depuis 2014 il est sollicité dans le projet boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Dosso à cause de sa position administrative. On l’identifiait comme un proche du groupe béninois Petrolin, adjudicataire de l'appel d'offres. Mais il n’avait jamais soutenu véritablement le groupe de Samuel Dossou-Aworet. C’était pour lui un jeu d’intérêts. La décision du gouvernement de solliciter les Chinois quelques mois seulement après que la Cour suprême du Bénin a débouté la société Bolloré Logistics Africa et rétabli Petrolin dans ses droits, confirme à maints égards les appréhensions de certains observateurs. De sources concordantes, M. Azon sollicité par le Chef de l’Etat, aurait très tôt commencé à opter pour les entreprises chinoises. Des choix qui ont bien influencé la décision du gouvernement de la Rupture. Or, Rigobert Azon est un ancien responsable de l’ex-Ocbn que les cheminots connaissent très bien. Il faut souligner qu’il s’est fait découvrir à la tête de l’ex-Ocbn. Beaucoup ont su de quoi il était capable. Sa gestion était fortement critiquée sous le régime de Yayi Boni. En effet, c’est sous sa gouvernance que plusieurs locomotives ont été achetées ; des machines qui n’ont pu servir les Béninois. Aujourd’hui, à peine trois sur la dizaine de locomotives continuent d’être utilisées. C’est dire que des choix hasardeux avaient été faits. Alors qu’on lui connaissait une certaine technicité, Rigobert Azon donne l’air d’un vrai calculateur. Et les cheminots l’ont su. Ils l’avaient en réalité hué quand il quittait la tête de l’ex-Ocbn. Plusieurs sources soulignent d’ailleurs qu’il sait bien mettre les affinités à profit pour sortir d’affaires. Et sa présence dans le dossier chemin de fer semble confirmer ces confidences. Beaucoup martèlent qu’il n’a plus sa place dans ce secteur à cause de son passé peu glorieux. On lui reproche entre autres le non versement des cotisations pour la pension de retraite des travailleurs cheminots et d’autres dettes lourdes. On parle également de quatre voitures-voyageurs jamais exploitées, des rails de plusieurs kilomètres non utilisés achetés en Inde en 2009. Des dépenses superflues. Sa gestion a fait saigner pour rien le contribuable béninois. Seulement, puisque le régime de la Rupture prône la reddition de compte, M. Azon doit pouvoir justifier son passage à la tête de l’ex-Ocbn avant d’engager le Bénin dans un autre contrat au lendemain incertain. Le Président Patrice Talon, un homme très rigoureux, doit pouvoir y veiller.

Mike MAHOUNA
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