Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aCotonou.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Déclaration du Parti pour la Libération du Peuple (PLP)
Publié le lundi 30 avril 2018  |  aCotonou.com
Conférence
© aCotonou.com par Didier Assogba et Didier Kpassassi
Conférence de presse, à Azalaï Hotel de Cotonou, le Parti pour la Libération du Peuple (PLP)
Cotonou le 28 mars 2017. Le PLP à travers Léonce Houngbadji félicite la bravoure du désormais ex-Ministre délégué à la Défense, Candide Armand-Marie Azannaï pour avoir jeté l’éponge, et son Bureau Politique National ont peint en noir le système de la ‘’Rupture’’ qu’ils invitent à la démission collective.








29-04-18/17h44mn : Le Bureau Exécutif National du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) s’est réuni le vendredi 27 avril 2018 à Cotonou pour réfléchir sur la situation critique que traverse notre pays. Cette situation inquiétante qui risque de plonger le pays dans le chaos, interpelle tous les Béninois et Béninoises, et engage en premier lieu, la responsabilité du Gouvernement.

Solidaires du destin de notre peuple et préoccupés par la tournure des événements, nous avons tourné nos regards vers le Seigneur, maître des temps et de l’histoire, pour lui confier notre pays. Mus par cette foi en Dieu, nous adressons cette exhortation à tous les fils et filles du Bénin pour un sursaut patriotique en vue de sauver la Nation en danger !

Si nous parlons encore aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. La crise sociopolitique que traverse notre pays est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général.

Notre société est sous tension. La culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue. Le contrat social, le contrat républicain permettant de vivre ensemble sur le sol national ne semble donc plus aller de soi. Pourquoi ? Parce que les promesses du contrat ne sont plus tenues. Il a besoin d’être renoué, retissé, réaffirmé. Il a besoin d’être redéfini.

Les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de justice et de fraternité souvent brandies de manière incantatoire, semblent sonner creux pour beaucoup de nos compatriotes.

La réduction sensible de l’espace démocratique, la multiplication inquiétante de violations des droits humains et de la Constitution, le non respect des décisions de la Cour Constitutionnelle et la traque contre les travailleurs, les plus pauvres et les opposants ne sont pas de nature à apaiser les esprits. En même temps, la souffrance de la population ne fait qu’empirer. Le peuple se voit sacrifié sur l’autel des intérêts individuels.

Que devons-nous faire pour sortir de la crise actuelle ? Nous n’avons pas la prétention d’apporter une solution technique et politique au problème. Cependant, disposés à apporter notre contribution pour l’avenir heureux de notre nation, nous voulons rappeler à notre peuple et aux gouvernants des exigences fondamentales qui doivent être honorées, afin de parvenir à une sortie de crise susceptible de calmer la tension sociopolitique.



Respecter la Constitution



Il nous faut impérativement revenir au respect de la Constitution, socle de notre Nation. Aussi, appelons-nous le Gouvernement au sens de la responsabilité républicaine et patriotique en vue de respecter à la lettre la Constitution du 11 décembre 1990. Vouloir agir autrement, c’est non seulement aggraver la crise actuelle mais plus encore marcher contre la volonté du peuple : ce serait donc une haute trahison à la Nation.



Aller au dialogue



À l’heure actuelle, le dialogue politique et sociale des forces vives de la Nation dans le respect des fondamentaux de la Constitution s’avère la voie incontournable pour éviter le chaos. Aussi, exhortons-nous le Gouvernement à mettre fin aux manœuvres dilatoires avec les travailleurs et à se mettre autour d’une table avec les partenaires sociaux et l’opposition pour se parler en face, en vue de dégager un consensus sur les points de blocage.

Une idée centrale ressortie de notre réunion de crise est qu’un dialogue sans hystérie ni raideur et un consensus entre tous les acteurs politiques et sociaux sont nécessaires. La responsabilité du Gouvernement est engagée. Il en répondra devant l’histoire, si, à cause de ses intérêts égoïstes et inavoués, il sacrifie la paix de la Nation.

Nous réclamons un système judiciaire juste et équitable pour conjurer toute idée de "justice vassalisée" et appelons à des mesures décisives en faveur de la paix et du dialogue sincère. Il ne pourra pas y avoir de paix durable au Bénin si les Béninois n’ont pas confiance en la justice de leur pays et s’ils ne se parlent pas.



Répondre au cri de détresse du peuple



La crise sociale a des répercussions néfastes sur le vécu quotidien des Béninois. La situation socio-économique des populations se dégrade et le Gouvernement ne semble considérer sa détresse comme une priorité. Les besoins sociaux de base, notamment la santé, l’éducation, l’eau, l’électricité ne sont pas assurés convenablement. Les salaires, déjà modiques, ne sont plus réguliers, depuis quelque temps. Pendant que des conflits sociaux agitent la fonction publique, le budget national est en panne, le panier de la ménagère est troué, « la misère vire à la famine ». Le peuple lance un cri de détresse à ses gouvernants et nous le soutenons dans sa douleur.



Garantir le respect des droits humains



La situation actuelle est exacerbée par la montée des violations des libertés et le mépris des droits humains les plus élémentaires, les arrestations et emprisonnements arbitraires et les jugements hâtifs ainsi que la réduction de l’espace médiatique. De telles pratiques sifflent la fin de la démocratie. Il est temps de promouvoir les valeurs démocratiques dans la gestion de l’État et de restaurer l’État de droit. C’est une exigence de la paix sociale et de la confiance mutuelle indispensables pour un dialogue sincère.



Respecter les décisions de la Cour Constitutionnelle



La déstabilisation de la Cour constitutionnelle ou son affaiblissement est un péril majeur à éviter résolument. C’est pourquoi, nous appelons le Gouvernement et l’Assemblée nationale à veiller au respect scrupuleux des décisions de la Cour constitutionnelle. Dans l’immédiat, il s’agira d’installer les membres devant siéger au sein du COS-LEPI pour apurer, corriger, mettre à jour et actualiser la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) issue du RENA.

A quelques mois des élections législatives, nous exigeons l’évaluation et l’audit international indépendant de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) échéant au 31 décembre 2016 et la convocation sans délai des Assises Nationales pour remettre le Bénin en mouvement.

Nous lançons un appel pressant à l’endroit des acteurs politiques, toutes tendances confondues, ainsi que de ceux de la société civile, à se mettre du côté des hommes et femmes de bonne volonté pour privilégier l’intérêt supérieur de la Nation et s’engager résolument à trouver une issue heureuse à la crise actuelle.

Le PLP félicite tous les travailleurs en lutte pour la défense de leurs acquis et encourage le Front pour le Sursaut Patriotique (FSP) à poursuivre sereinement son combat citoyen pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin.

Que Dieu prenne en grâce notre peuple affamé et bénisse notre pays devenu sinistré sous la présidence de Patrice Talon !



Vive la démocratie !

Vive le Bénin !



Le Secrétaire Général porte-parole,



Cécil Ahouélété ADJEVI

Commentaires