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Pour sortir le Bénin de la précarité : « Il faut faire plus que 5 ans », selon Attanasso

Publié le mardi 17 juillet 2018  |  Matin libre
Marie-Odile
© aCotonou.com par Didier Assogba
Marie-Odile Atanasso, La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, lors de l`atelier national d’échange des organisations de la société civile et des élus locaux sur la localisation des ODD
Palais des congrès de Cotonou, lundi 21 novembre 2016. Atelier national d’échange des organisations de la société civile et des élus locaux sur la localisation des ODD
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La ministre milite pour un second mandat de Patrice Talon)
Les populations béninoises doivent encore être suffisamment patientes quant à la promesse du gouvernement du Nouveau départ de garantir le mieux-vivre et le mieux-être à tous. Pour être plus précis, le “serrage de ceinture“ devra bien se poursuivre au-delà des deux années annoncées au départ. Dans un entretien accordé aux confrères du journal “La Nation“, le ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso a fait savoir que le gouvernement s’est rendu compte que ce n’est pas deux ans qu’il fallait pour sortir les Béninois de la précarité, de la misère. A l’en croire, il faut que le Président Patrice Talon fasse plus de cinq (05) ans pour y parvenir et faire aboutir toutes les réformes.

C’est donc clair qu’il n’y aura pas de miracle sous la Rupture en deux ans de gestion. Bien qu’on ait supprimé des emplois, asphyxié financièrement les Béninois par de nouvelles taxes, déguerpi de force les commerçants des espaces publics et autres dans l’optique de restructurer l’économie nationale pour offrir de meilleures conditions de vie aux Béninois, la lueur d’espoir n’est pas pour bientôt. En tout cas, ce ne sera pas au bout des deux ans de gouvernance. Il faudra donc continuer par “serrer les ceintures“. C’est ce qu’il convient de retenir des propos du ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso. « On s’est rendu compte que ce n’est pas deux ans qu’il fallait. Le trou était plus profond qu’on ne le pensait…on était loin de s’imaginer que tout le système était corrompu. Donc, quand vous êtes arrivé à ce niveau de déconfiture, en deux ans, on ne pourra pas tout redresser. Il n’y a pas de secteur que vous prenez dans ce pays sans crier de stupéfaction » a répondu l’autorité ministérielle à la question de savoir pourquoi le “serrage de ceinture“ perdure alors qu’il était annoncé des changements qualitatifs après deux ans. Alors il faudra attendre combien de temps pour manger à sa faim ? « On va faire au mieux… Peut-être que c’est la raison pour laquelle il faut faire plus que cinq ans. Je veux dire que le président doit peut-être faire plus que cinq ans. Peut-être deux mandats pour asseoir les réformes. Je le souhaite vivement, parce que quand vous regardez le chantier qu’on est venu trouver au Bénin, si on fait cela, cinq ans après cela va retomber. Il faut vraiment reformater l’homme. Il faut remettre les bonnes habitudes, les bonnes pratiques. Et, en cinq ans, je ne crois pas qu’on aurait vraiment infléchi la tendance » a répondu le ministre Marie-Odile Attanasso. Une réaction qui lève le doute sur la probable candidature du Président Patrice Talon aux prochaines élections présidentielles. « Personnellement, je me battrai pour un second mandat du président Patrice Talon » poursuit-elle. En tout cas, puisqu’il faudra attendre plus de cinq (05) ans pour desserrer les ceintures, le mandat unique n’est plus à l’ordre du jour. « Un pays se construit pour l’avenir. On ne gère un pays au quotidien. Nous avons passé dix ans à gérer le pays au quotidien et beaucoup de choses se sont passées, tout le monde avait de l’argent, mais on n’a pas projeté pour voir si cela peut continuer. C’est cela qui nous rattrape maintenant et on est obligé de faire des réformes, d’arrêter la circulation de l’argent qui passait par tous les moyens, beaucoup de détournements, beaucoup de corruption, etc. Ça se ressent sur le ménage. Mais, pour pouvoir bien se porter, quand on fait un bon diagnostic, il faut bien se soigner » tente-t-elle de se justifier. Et que devient la parole donnée à cet effet ? La question reste toute posée. De toute façon, les Béninois doivent retenir encore leur souffle quant à la promesse de leur garantir le mieux-vivre.

M.M
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