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Dangoté et Bolloré pour Yayi ! TALON et ADJAVON ont vécu !
Publié le jeudi 17 octobre 2013   |  24 heures au Bénin


Le
© Autre presse par DR
Le chef de l’Etat Beninois, Yayi Boni.


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La navigation à vue se poursuit dans le pays en refondation. Sans boussole, le roi se condamne à ses errances quotidiennes sur le trône et s’offre le privilège de chercher de vains leviers à l’extérieur pour mieux nourrir ses illusions. C’est avec le tapis rouge dressé à Aliko Dangoté et Vincent Bolloré que le dictateur croit retrouver la voie du salut. Emballé par une grossière inspiration, Boni Yayi 1er prolonge la récréation à la Marina. Et l’égarement de la couronne se fait sous un déluge d’inconséquences. Dans l’exotisme aberrant, le yayisme ruineux se noie dans ses propres turpitudes.

Décidément, la course aveugle du dictateur livre ses incongruités. Pour construire le chemin de fer Cotonou-Parakou et une centrale électrique de 200 Mw, Yayi se met à genou devant Bolloré et Dangoté. Les affreuses gesticulations du roi ont mal masqué les tares qu’il traîne et sa haine viscérale pour ce qu’il a tôt qualifié de « bourgeoisie locale ». Le recours au tout puissant français Bolloré et au milliardaire nigérian permet au grand réformateur d’intensifier la mutilation des hommes d’affaire locaux. Le roi brandit l’épée contre ses compatriotes et tend la sébile à Dangoté et consorts.

Yayi sait tenir ses promesses les plus abominables. Il avait juré réduire en poussière la « bourgeoisie locale » et rester seul maître à bord du ferry du changement désormais peint aux couleurs d’une refondation suicidaire. A la fin de l’ultime mandat, le tyran comptera ses victimes. Pour décapiter Sébastien Adjavon, il prend le glaive du harcèlement fiscal. Patrice Talon se voit infliger une double affaire de tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat. De nombreux autres opérateurs économiques sont asphyxiés puis traqués par le régime malsain des cauris. Yayi règle ses comptes, guidé alors par l’inaltérable obsession de mettre le pays sens dessus dessous.

La refondation se conjugue avec la chasse aux sorcières et notamment des salves contre des hommes d’affaire ciblés. Gonflé par le culte de la personnalité et les soutiens stupides de partisans fous ou les niaiseries de marionnettes rémunérées, Yayi répand ses fantasmes et répond à ses ambitions encore inavouées. L’initiative de décoration de Dangoté et de Bolloré est l’une des manifestations les plus honteuses de l’emprise de l’instinct sur la gouvernance. Sur le trône, le déficit de la raison laisse pousser le vice et la pagaille. Le Bénin confié au cartel des étrangers court le risque de la perte de son identité, de ses valeurs et des piliers de son économie.

Le roi en fin de règne adopte la politique du je-m’en-foutisme et la haine gratuite doublée de choix tendancieux. Le tout se construit dans un cruel manque de vision et des fantaisies dont Boni Yayi 1er a seul le secret. La gouvernance est axée sur les humeurs et la seule volonté du dictateur. Avec une forte dose de mendicité et des touches vicieuses, la chevauchée royale prend un coup caricatural. Le roi se met au service de Dangoté et de Bolloré. Un valet sur le trône ?

Cette histoire de centrale électrique et de chemin de fer donnés sur un plateau aux étrangers reste une nouvelle trouvaille du roi pour justifier sa propension à des actes mal muris. Mais, il n’est pas exclu que le roi révisionniste soit revigoré par l’illusion de la générosité de ses nouveaux copains. L’opération de charme sur fond de subite décoration et de cérémonie médiatisée promet un troc salvateur pour le leader cauri traumatisé par l’inévitable fin de mandat. Isolé à l’intérieur, le dictateur n’a pas abdiqué et cherche un nouveau souffle pour faire aboutir son projet de la honte. Yayi joue puis brûle toutes ses cartes. Il ne lui reste qu’à foncer tête baissée dans du sable.

Pour assommer Talon, Adjavon et autres puissances locales, Yayi supplie Dangoté et Bolloré pour l’énergie et les rails. « Après la courbette du comédien, il réitérait en s’inclinant plus bas » disait Gauthier. Comme dans la danse de Saint-Guy, on voit ainsi le roi se trémoussant devant ses hôtes. Le dictateur marche sur de l’artificiel. Dangoté et Bolloré ont sans doute découvert la comédie et les intentions de celui qui est réputé pour son sport favori, le non respect de la parole donnée.

Yayi, en coupeur de tête, avance à visage découvert animé plus que jamais par le désir impur de ruiner les locaux au profit des étrangers. La mauvaise foi est au service de l’accomplissement du mal. Le roi assume la malédiction du K.O et joue le bourreau du royaume. Quel gâchis !

Sulpice Oscar Gbaguidi

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