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Joseph Gnolonfoun prend fonction en catimini et dans le cafouillage
Publié le jeudi 17 octobre 2013   |  L'informateur


Joseph
© Autre presse par DR
Joseph Gnonlonfoun


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Le professeur Albert Tévoédjrè a passé le témoin du médiateur de la République à son frère inséparable et successeur de tous les temps Joseph Gnolonfoun le lundi 14 octobre dernier au siège de la dite institution. Cet événement s’est curieusement déroulé en l’absence des autres présidents d’institution, des sages et notables de la ville de Porto-Novo comme il était toujours de coutume pour de pareils événements, mais plus grave sans aucun envoyé de la présidence de la République. En lieu et place, on pouvait remarquer une forte colonie des militants du parti national ensemble de Sèmè-kpodji et des parents proches. Toute situation qui suscite des interrogations.

Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi cet empressement alors que les autres présidents d’institution n’étaient pas disponibles? A-t -on peur que le chef de l’Etat revienne sur sa décision comme c’était le cas avec Karim da Silva nommé grand chancelier de l’ordre puis dégommé alors que celui-ci préparait avec acharnement la passation de service ?
Il faut peut-être commencer par dire que cette absence remarquable de tous les autres présidents d’institution à la prise de fonction de leur paire et l’absence de certaines personnalités sont bien manifeste de l’étonnement et de la réticence qui se lisaient sur tous les visages au lendemain de la nomination de l’ancien garde des sceaux Joseph Gnonlonfoun pour remplacer Albert Tévoédjrê. C’est vrai qu’il faut le consoler après la promesse ratée de la cour suprême. Mais on pouvait voiler la chose car cette succession saute à l’oeil et réveille des esprits. Pour certains, Boni Yayi vient de tomber encore une fois dans le piège du renard de Djrègbé qui a réussi à se faire remplacer par son frère. C’est la continuité à la tête d’une institution dont on doit revoir le mode de onctionnement. Les rumeurs l’annonçaient depuis plus d’un an. A en croire les commentaires de certains milieux, c’était la condition sine qua none pour la démission de Tévoédjrè. C’est chose faite mais avec un très mauvais arrière goût. Cela s’est d’ailleurs déteint sur la cérémonie de passation de témoins. L’entrant lui-même a abordé la question la mort dans l’âme ; « certaines personnes, nos amis journalistes aussi, ont dit à tort ou à raison, que vous avez préparé la place, le poste pour un de vos amis, un de vos compagnons. Est-ce vrai ? Je n’en sais rien.Il faut cependant constater que vous êtes cet homme qui voit plus loin que beaucoup d’entre nous, un homme de projection, de vision » a lancé Joseph Gnolonfoun à l’endroit de son prédécesseur. Dans son message très bref, le professeur Albert Tévoédjrè a reconnu qu’il n’est pas un saint. Son souci, a-t-il dit, est que le Bénin grandisse et mette au-dessus de tout, le développement afin de permettre à la fraternité de triompher. Cette phrase est la confirmation à peine voilée de ce dont on parle. Mais avant, Gnimassou Eugène, secrétaire général de la dite institution avait mis toute l’assistance mal à l’aise. Voulant planter le décor de la cérémonie, il a plutôt planté le cafouillage. A plusieurs
reprises, il a cafouillé dans sa lecture. L’assistance a observé une’ interruption de plus de 5 minutes de sa lecture. On se croirait à un exercice de récitation mal apprise au cours élémentaire. En fait, tout ceci est symptomatique de la valeur à donner au contenu de sa lecture. En effet, il intervenait pour faire son point ou celui du professeur Albert Tévoédjrè sur les différents chantiers dits d’audaces entamés et achevés et le rôle joué par cette institution.

A la fin de sa présentation, les gens continuaient de le regarder mais plus rien ne sortait de sa bouche. C’est la preuve que l’assistance est restée sur sa faim. Evidemment il n’avait rien dit de si intéressant que ça. Rien qui puisse expliquer la bagatelle somme que le gouvernement injecte dans ce machin chaque année. En clair, il va falloir repenser à moins que l’idée première de sa création soit celle de fabriquer un asile certaines personnes pour des services rendus. Cela leur permettrait de se garantir des soins adéquats au soir de leur
vie et leur permette la satisfaction des autres besoins fondamentaux.

Geoffroy Wusa

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