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Premières Journées parlementaires de l’Union fait la Nation : pour renforcer la contribution de l’opposition aux débats budgétaires
Publié le lundi 4 novembre 2013   |  sonangnon.org




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Députés, membres du bureau politique, cadres et personnalités de l’Union fait la Nation (Un) étaient en week-end de réflexion à la « résidence Céline Hôtel » de Kétou du vendredi 01 au dimanche 03 novembre 2013 sous le thème : « Budget de l’Etat 2014 entre propagande et réalités ». L’initiative pour objectif de contribuer aux débats budgétaires... Au menu des discussions à Kétou, le décryptage des sujets d’intérêts de la nation entre autres l’évolution des Omd et les perspectives pour leur amélioration au Bénin, à travers la précieuse contribution du Pnud ; l’exécution du Budget général de l’Etat, exercice 2012 et exercice 2013 au 30 juin ; les mesures économiques et sociales du Budget général de l’Etat, exercice 2014 ; l’étude du cadrage macro-économique, la pertinence des prévisions budgétaires 2014 et leur impact sur la production, le Ramu, la découverte du pétrole, l’emploi des jeunes… Au terme de trois jours de réflexions, les élus de l’Un entendent aborder avec beaucoup d’assurance et de rigueur l’examen du budget à l’Assemblée Nationale, exercice 2014.

Les membres de l’« Un » fêtent la toussaint à Adja-Ouèrè aux côtés de Sefou Fagbohoun

L’arrivée vendredi 01 novembre dans le plateau précisément à Adja-Ouèrè, au domicile du président d’honneur de l’Un Séfou Fagbohoun a coïncidé avec la fête de Toussaint. Les députés, membres du bureau politique, cadres et personnalités de l’Union ont choisi de se recueillir sur les tombes des parents de Séfou Fagbohoun, signe de solidarité avec le président d’honneur. Cette cérémonie a donné ainsi le top des activités de trois jours de réflexions dans Kétou. Peut-on s’interroger sur le présent sans parler du passé ?, s’est questionné le président de l’Union fait la Nation Bruno Amoussou. « Nous ne sommes pas nées du néant. Nos parents ont consenti des sacrifices. Il parait important de venir nous incliner sur les tombes des parents de notre collègue Fagbohoun. Nous prions pour eux et on leur demande de prier pour nous. Ceci, pour que ce que nous demandons pour notre pays soit réalité », a déclaré le président Amoussou. Les uns et les autres se sont envolés plus tard sur Kétou.

L’ouverture des travaux devant un parterre de militants de l’Un

Séfou Fagbohoun, Bruno Amoussou, Kolawolé Idji, Eric Houndété, Emmanuel Golou, Lazare Sèhouéto, Saka Fikara, Jonas Gbénamèto, presque tous les membres influents de l’Un ont répondu présent aux trois jours de réflexions sur les sujets brûlants de l’actualité. Samedi 02 novembre 2013, ils se sont adressés à leurs militants dans la cour de « résidences Céline Hôtel » de Kétou. Les curieux ont pris d’assaut les lieux comme pour assister à un meeting. C’est la preuve que l’Un est encore debout, ont déclaré la plupart des élus présents. Dans son allocution d’ouverture, le président du groupe parlementaire « Un » Eric Houndété a expliqué que ces journées parlementaires se justifient en cette veille de l’examen budgétaire et devront permettre d’outiller les cadres et personnalités de l’Un afin qu’ils aient plus d’arguments pour formuler et défendre leurs positions par rapport à ce projet de Budget à travers leurs propositions à la Nation. Ce qui permettra aux députés de l’Un d’aborder avec beaucoup d’assurance et de rigueur, l’examen du budget à l’Assemblée Nationale. Eric Houndété n’a pas manqué de décrypter avec l’assistance la situation actuelle que vit le Bénin. Pour lui, l’entreprise et l’initiative privées sont mises à rude épreuve, la navigation à vue au plan budgétaire, le gaspillage et la dilapidation des maigres ressources du pays sont devenus la règle et la diplomatie et la mal gouvernance font perdre au Bénin la coopération de certains Etats qui appuient le développement. L’assistance a été également entretenue sur la situation de la pauvreté dans le pays où la faim gagne les compatriotes qui sont d’ailleurs persécutés quand ils prennent des initiatives, tout comme sur les écoles qui sont sans enseignants et les centres de santé sans agents qualifiés, sans matériels et sans médicaments.

« …36% des Béninois vivent en dessous du seuil monétaire…. », selon l’économiste Janvier Polycarpe Alofa

L’évolution des Omd et les perspectives pour leur amélioration au Bénin, à travers la précieuse contribution du Pnud. Les députés de l’Un s’en sont appropriés de fond en comble. Introduisant le communicateur, le député Eric Houndété est revenu sur les raisons qui fondent le choix de ce thème par l’Un. Il s’agit pour lui, de comprendre pourquoi le gouvernement accorde si tant d’importance aux Omd au point de créer un ministère chargé des Omd. Janvier Polycarpe Alofa, économiste national du Pnud va alors déclarer que « les statistiques montrent qu’au Bénin, nous dénombrons encore 36% des Béninois qui vivent en dessous du seuil monétaire ». Selon celui- ci, l’évolution de l’incidence de la pauvreté globale de 1990 à 2011 par rapport au sentier des Omd au Bénin n’est pas reluisant. Il cité l’exemple du premier Omd qui vise à réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim entre 1990 et 2015, qui malheureusement n’a pas porté ses fruits. Au jour d’aujourd’hui poursuit- il, la pauvreté prise à tout point de vue n’a pas baissé selon les tendances. Il a fait remarquer une disparité de cette tendance dans les régions. Toutefois, sur les huit (08) Omd, le Bénin a fait des progrès notamment dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de l’éducation, de la réduction des maladies infantiles, de la lutte contre le Vih sida, a expliqué le conférencier. En ce qui concerne l’environnement durable au Bénin, la situation n’est également pas reluisante. Les problèmes des latrines, d’assainissement, de pollutions, des changements climatiques, des inondations sont toujours préoccupants. Globalement, dira-t-il, l’aide et les progrès sont mitigés parce que l’aide n’est pas bien utilisée. De ce fait, le parlement a un rôle important à jouer, a fait remarquer le conférencier qui estime qu’il faut s’assurer en amont, que les fonds reçus sont utilisés à bon escient. Il en appelle enfin au maintien des efforts consentis à la date d’aujourd’hui afin d’espérer que le Bénin puisse atteindre les chiffres fixés pour 2015.

Les défis majeurs
attendus

Au regard de cette situation, le Benin doit faire face à des défis. Pour le conférencier Janvier Polycarpe Alofa, il s’agit d’accélérer la croissance économique, condition nécessaire à toute action collective et même privée. Il faut une gouvernance de qualité pour permettre l’accélération de la croissance et la mise en place des réformes. A noter que cette qualité de gouvernance recherchée implique les questions de compétitivité, le climat des affaires, la paix et la sécurité pour qu’il y ait une croissance durable. Mais il note des contraintes qu’il faut lever par rapport à la consolidation du cadre de la gouvernance (cadre macro- économique, réglementaire, juridique et institutionnel, gestion des finances publiques). S’agissant des perspectives, il a montré qu’il faut préparer des programmes sectoriels de dépenses publiques compatibles avec les besoins des Omd et accélérer les projets (eau et assainissement), développer une stratégie de mobilisation de ressources à travers le renforcement du dialogue avec les partenaires financiers et bailleurs de fonds.

« Principales orientations budgétaires au Bénin de 2007 à 2013 : stabilité ou variabilité »

C’est Norbert Assogba, ingénieur statisticien économiste qui a présenté la communication relative aux orientations budgétaires données par le gouvernement du président Yayi Boni de 2007 à 2013. Le communicateur a expliqué que l’Exécutif durant cette période de référence a mis en œuvre une politique budgétaire à plusieurs vitesses. Ce qui se traduit par les changements multiples et multiformes intervenus dans les orientations de la politique budgétaire et dans les points d’application desdites orientations. Il a expliqué que l’examen des points d’application révèle sur la période de référence, sont reconduits ou reformulés autrement, pour constituer des points d’application à une nouvelle orientation. Il dira alors que la politique budgétaire du gouvernement, entre 2007 et 2011, a souffert d’une instabilité liée à une forte variabilité des orientations budgétaires qui ne favorise pas le suivi-évaluation. Il apparait selon le communicateur, que l’exercice de la politique budgétaire au Bénin met globalement en évidence le déficit d’un débat budgétaire préalable à l’élaboration du budget et susceptible d’accoucher d’un pacte de développement engageant collectivement toutes les forces vives de la nation vers l’idéal qu’elles se sont fixées. « Les orientations budgétaires ne sont que partiellement mises en œuvre d’une année à une autre et s’apparentent de ce fait à des chantiers inachevés qui ne sont pas en mesure de servir de socle à de nouvelles orientations permettant de conduire sereinement et progressivement vers le futur souhaité dans Alafia 2025, a conclu le communicateur.

Thobias Gnansounou Rufino
(Br Ouémé-Plateau

Réactions de quelques personnalités…

Emmanuel Golou, député, président du Psd, membre de l’Un

« Nous avons échangé sur le budget de l’Etat exercice 2014. Nous avons bénéficié de la lecture d’experts sur ce sujet, nous avons-nous mêmes mobilisé des ressources internes à l’Un pour nous expliquer des sujets. Nous avons parlé du Ramu, de l’emploi, du pétrole découvert, des orientations que le gouvernement donne au budget. C’était un débat très enrichissant. Ceci permettra aux députés de défendre les positions de l’Un au cours des débats budgétaires qui vont démarrer très bientôt… »

Eric Houndété, président du groupe
parlementaire Un

« …Nous avons été aguerris. Nous sommes mieux outillés pour aborder l’étude du budget et nous savons donc déjà que les options ne sont pas très pertinentes ; nous savons que les actions prévues ne sont pas toujours en phase avec les options et l’analyse de la conjoncture nationale et internationale n’est pas faite de façon rigoureuse. Nous retenons qu’un certain nombre d’actions que le gouvernement entend mener peuvent avoir des difficultés notamment, la propagande faite sur l’emploi des jeunes. Nous notons que les investissements faits dans l’agriculture au cours des années antérieures n’ont pas comblé les attentes. Il est donc important de regarder avec beaucoup plus de circonspections, les propositions qui sont faites pour 2014. Nous notons que le pays a de graves problèmes en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures routières, d’approvisionnement en eau potable….. Et nous ne sentons pas encore une détermination du gouvernement à prendre en compte tout cela. Nous observons que les dépenses de souveraineté sont exorbitantes pendant que la sécurité des Béninois n’est pas suffisamment garantie. Nous souhaitons que le passage du gouvernement à l’Assemblée nationale vienne dissiper nos inquiétudes… »

Yaya Pognon, Secrétaire général de l’Un

« Il faut trouver des solutions qui permettent d’avancer et de remédier aux nombreux problèmes qui émaillent la vie politique nationale. Nous comptons qu’à l’issue de ces journées de réflexion, les positions de l’Un face à toutes les questions seront plus affirmées et nettes. Nous souhaitons que de la même façon que nous nous sommes accordés à l’Un de la réflexion et du dialogue, que cette méthode de fonctionnement s’étende à l’ensemble de la nation pour que les crises artificielles qui minent le fonctionnement régulier de notre démocratie puissent être résolues et que la vie politique nationale soit une vie consensuelle et apaisée… »


T. G. R.

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