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Les chiffonniers des Collines
Publié le mardi 5 novembre 2013   |  actubenin.com




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Ils se « battent » tels des chiffonniers dans le département des Collines. Et pourtant, ils sont tous de la même maison. Ils sont enfants de la même famille. Ils sont issus du « même lit » répondant donc d’un père unique. Ils s’asseyent à la même pour manger, pour partager les prébendes républicaines issues de la source où ils s’abreuvent. Et voilà qu’ils viennent sur la place publique pour se décrier, pour se conspuer, pour se chasser l’un de la localité de l’autre. Puis, tout ça s’appelle la refondation. Celle que prône leur leader commun autour duquel ils s’accrochent chacun pour survivre politiquement.

Ainsi, c’est avec stupéfaction que les populations béninoises ont vu défiler sur leurs petits écrans la foire à l’allure de kermesse bouffonne, l’opération à la limite surannée de démission collective des militants de deux partis politiques pour s’arrimer à un autre. Alors que tous se réclament de la mouvance présidentielle. Quel bordel ! Et oui le bordel s’est installé dans la maison Yayi avec l’opération guantanamo de Assouan Dègla qui se croit gagnant après avoir fait chavirer des militants du Parti pour la démocratie et le progrès social du député Edmond Agoua de la localité de Agouagon (Commune de Glazoué) et ceux de l’Union fait la force de l’immense André Biaou Okounlola, député de Savè.
Comment cela a-t-il été possible que des gens qui se réclament tous du pouvoir de Yayi Boni puissent en arriver à se tirer entre les pattes de cette manière aussi fratricide ? Des gens qui chantent Yayi et sans qui, apparemment, ils ne peuvent exister politiquement se mettent dans une arène publique qui ressemble fort bien à une foire d’empoigne.
Cela ne saurait étonner. Car, c’est la suite logique de ce qui se passe actuellement dans la mouvance présidentielle à quelques deux années de la fin de la gouvernance dévoyée qui nous conduit aujourd’hui au Bénin. C’est dire que les murs de la maison Yayi sont lézardés et la cour est en train de prendre de l’eau en attendant que les occupants des chambres ne se réveillent le matin les pieds dans l’eau.
La scène bouffonne offerte par Assouan Dègla et sa suite le week-end dernier à Ouessè est la preuve de la guerre fratricide qui continue de sévir dans la mouvance présidentielle. En réalité, ceux qui sont du début jusqu’à la fin du 1er mandat de Yayi Boni n’acceptent toujours pas que « les enfants prodigues » de retour ne s’accaparent de la grosse. Ainsi, après la Commune d’Abomey-Calavi où la députée Claudine Prudencio est malmenée de toutes parts par des militants Fcbe, c’est le tour de Edmond Agoua et de André Biaou Okounlola de subir les foudres de Assouan Dègla, ex Ministre de l’Intérieur de Yayi Boni congédié tout récemment de la table du Prince. On le voit venir. Actuellement sans mandat électif, il se démène à préparer les législatives de 2015. Pour ce faire, tous les obstacles sur son chemin sont bons à être écrasés. Ce sont les leaders du Pdps et de l’Uff qui en font aujourd’hui les frais. A qui le tour demain ?
C’est quand même curieux que le Prince puisse laisser sa maison prendre de l’eau par ce combat entre des fils des Collines. Si d’aucuns diraient que c’est bien fait pour Edmond Agoua dont on n’a pas compris le retour spectaculaire dans la mouvance présidentielle qu’il avait vouée aux gémonies lors des élections de 2011, d’autres, par contre, s’interrogent sur le sort que fait subir aujourd’hui Assouan Dègla à son frère André Biaou Okounlola qui est pourtant resté dans la même barque que lui en 2011. Mais, très tôt, on comprend que c’est ce dernier (Okounlola) qui a ravi la vedette à Dègla en lui prenant le siège de député de la 11ème circonscription électorale lors des législatives de 2011. Alors, c’est une guerre bien à propos que Dègla livre dès maintenant à ceux qui constituent des barrières pour son ascension politique dans les Collines. Ce même scénario a déjà eu court dans la Commune de Dassa entre Nicaise Fagnon et son aîné André Dassoundo qui n’a pas hésité à ravaler ses vomissures pour rejoindre, toute honte bue, la mouvance présidentielle, tel un mouton ligoté qui n’aura son salut qu’à la volonté de son Chef. C’est cela, malheureusement, la politique au Bénin. A demain par la grâce de Dieu.

Apol

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