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Crise post-électorale : Société civile et Politiques appellent à la paix

Publié le jeudi 20 juin 2019  |  Fraternité
Blanche
© Autre presse
Blanche SONON, Présidente Social Watch Bénin
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Un peuple de consensus. L’avalanche de violences qui met à mal le vivre ensemble sous nos cieux, depuis les élections législatives du 28 avril dernier, suscite inquiétude et indignation. Des forces politiques aux couches sociales, sans oublier les divers appels de personnalités et institutions admiratrices de cette glorieuse marche entamée depuis l’historique conférence nationale de 1990, il est désormais attendu, une fin des hostilités. « La construction de la paix est un impératif démocratique dans les Etats comme le nôtre. La démocratie n’a d’autre raison ni finalité que d’être un dialogue institué. Il est de la responsabilité des responsables politiques d’en faire la solution de tout, pour tous et partout… », a déclaré le mardi 18 juin, le Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap), dirigé par le professeur Rock David Gnahoui. Le Grap a convié chaque acteur politique et chaque citoyen à donner du sens à son engagement en faveur de la Nation en renonçant et en condamnant les actes de violences qui déteignent sur l’image de marque d’une démocratie si convoitée.
C’est également à travers un communiqué rendu officiel le 18 juin et signé du secrétaire générale, Falilou Akadiri que le Parti du renouveau démocratique (Prd) a désapprouvé les actes de violences observées à Cotonou, Tchaourou et Savè pour ne citer que ces localités. « Ces actes ont occasionné des dégâts matériels importants, des blessures et des pertes en vies humaines nombreuses. Ils mettent en péril la culture du dialogue, de démocratie et de paix reconnue au peuple béninois. Le Prd a vécu ces moments avec beaucoup de tristesse ». D’où l’appel des Tchoco-Tchoco de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji au calme, au sang-froid, à la tolérance, et leur invite à la recherche de solutions dans un dialogue responsable, pour une paix durable. Le président du Parti des transformateurs du Bénin, Alimi Odoun s’est également joint à ce message pour la paix et la cohésion nationale.
L’Episcopat catholique a d’ailleurs entrepris une démarche dans le sens d’un dialogue inclusif avec toutes les parties prenantes aux fins d’une sortie de crise. Idem pour le dignitaire musulman, l’honorable El Hadj Malèhossou qui a multiplié les séances de prières en vue d’un retour au calme. Les artistes béninois, toutes catégories confondues, des Organisations non gouvernementales dont Sociale Watch Bénin et Alcrer ont aussi exprimé leur indignation et exhorté les acteurs politiques à aller à la table du dialogue. « A l’étape actuelle de la crise postélectorale, il importe très peu comme l’a dit le Chef de l’Etat dans son adresse à la Nation le 20 mai 2019, de chercher à savoir qui a raison ou qui a tort, les responsabilités étant partagées entre le législatif, l’exécutif, le judiciaire et les acteurs politiques. L’essentiel aujourd’hui est de mettre fin au cycle infernal de violences par un engagement résolu et sincère de tous les protagonistes dans la recherche de solutions pacifiques durables, avec humilité, abnégation et amour de la patrie ». Telle est la conviction de Blanche Sonon, présidente du conseil d’administration de Social Watch Bénin.
Peut-on continuer à faire la sourde oreille devant autant d’appels à la paix ? Le Prd a noté la volonté exprimée par le chef de l’État, dans son discours du 20 mai 2019, de sortir de la crise par une politique de main tendue et de dialogue. Le parti de Me Adrien Houngbédji a alors exhorté le président Patrice Talon à se maintenir dans cette ligne et à lui donner un contenu. Sauf qu’au-delà du chef de l’État, les forces politiques se réclamant de l’opposition sont aussi appelées à jouer leur partition. Nul n’a le monopole de la violence et l’on dit bien souvent que quand les éléphants se battent ce sont les herbes qui en pâtissent.
La personne humaine est sacrée, et les citoyens qui sont passés de vie à trépas lors de ces différentes manifestations de protestation ont laissé derrière eux, des orphelins, des géniteurs inconsolables. Quel gain peut-on tirer de telles horreurs ? La patrie d’abord.
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