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Décrispation de la situation sociopolitique : Jusque où ira Talon ?

Publié le mercredi 26 juin 2019  |  Matin libre
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© Présidence par DR
Visite de SEM Patrice Talon et de M. Tony Elumelu au siège de Sèmè-City
Lundi 17 juin 2019. Bénin. Le patron du groupe United Bank for Africa (UBA) et SEM Patrice Talon étaient au siège de Sèmè-City.
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Les chefs d’Etat de la Cedeao se réuniront samedi 29 juin prochain à Abuja pour une session ordinaire. La situation sociopolitique au Bénin sera abordée lors de ces assises. Le Président Patrice Talon sera présent. C’est d’ailleurs en prélude à ces assises qu’il a été reçu par le président Muhammadu Buhari. Du retour du Nigéria, Patrice Talon a fait lever le blocus autour du domicile de son prédécesseur. Boni Yayi a pu quitter sa résidence après 50 jours de siège. Si on considère cela comme un gage de la bonne foi du chef de l’Etat à l’endroit de ses pairs avant la réunion de la Cedeao, il est probable que Patrice Talon envoie un autre signal fort avant samedi. Qu’est-ce que cela pourrait être cette fois-ci ?



On sait que les chefs d’Etat du Ghana et du Nigéria partagent le même point de vue quant aux conditions d’une sortie de crise au Bénin. C’est la reprise des élections législatives avec cette fois-ci la participation de l’Opposition. Du côté des chefs d’Etat des pays francophones, on est un peu prudent. Peut-être attendent-ils d’en discuter de vive voix avec leur homologue béninois avant de savoir quelle décision prendre. Le sommet de samedi prochain leur donnera l’occasion. Certes, il ne s’agit nullement d’imposer quoi que ce soit à Patrice Talon. Mais de discuter avec lui des conditions de faisabilité de toutes les options sur la table pour un retour à la paix. La levée de siège au domicile de Boni Yayi était perçue comme la première des conditions. Patrice Talon a montré sa bonne foi. Mais il sait que cela ne suffira pas. Il faut faire encore des concessions. La reprise des élections législatives est souhaitée de tous. Seulement, les chefs d’Etat surtout ceux des pays francophones semblent hésiter. Certainement parce qu’ils savent qu’elle sera difficile à obtenir, d’où cette réticence qu’ils ont à l’exprimer ouvertement. Mais il n’y a pas que cette exigence sur la table. La libération des personnes interpellées depuis les événements des 1er et 2 mai, la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que le retour des exilés, sont entre autres exigences exprimées par l’Opposition. Bien sûr il ne s’agira pas de satisfaire à toutes ces doléances. Outre le cas Yayi, Patrice Talon pourrait envoyer un autre message fort. Le problème c’est entre la reprise des législatives, la libération des personnes interpellées et le retour des exilés, quelle décision pourra séduire ses pairs de la Cedeao en même temps qu’elle ne sera interprétée à l’interne comme une compromission ?



M.M
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