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La Presse du Jour N° 2010 du 12/11/2013

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Etude du budget sectoriel 2014 à Assemblée nationale : Plusieurs ministres ont défilé hier devant les députés
Publié le mercredi 13 novembre 2013   |  La Presse du Jour


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© Autre presse par DR
Assemblée nationale du bénin


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La commission budgétaire de l’Assemblée nationale a feuilleté les budgets sectoriels de cinq ministères hier, mardi 12 novembre, ainsi que celui de la Cour constitutionnelle défendu par son président, professeur Théodore Holo. Chacun des ministres a fait le point des échanges qu’il a eus avec les députés.

Fatouma Amadou Djibril, Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche : « Nous allons créer d’ici à là 07 autres centres de promotion des jeunes »
« Le projet de budget du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche s’élève à plus de 59,9 milliards de francs Cfa. Les orientations de ce ministère au titre de l’année 2014 tiennent compte des objectifs que nous nous sommes fixés dans les documents du plan stratégique de relance du secteur agricole et des grandes orientations du gouvernement. Au premier point, nous avons tenu compte de l’amélioration des semences, des rendements et de l’augmentation de la production agricole. Au point 2, il s’agit de la diversification des filières agricoles, de l’entreprenariat agricole et du retour des CADER au moment de la décentralisation et de la déconcentration. Les députés ont beaucoup apprécié ces orientations. Vous savez qu’en 2013 le Bénin a été primé par la FAO parce qu’il a réduit la faim de 22% à 8%. C’est dire que nous avons même atteint l’OMD n°1 avant même 2015. Au niveau de la culture d’exportation du Coton, l’année passée, nous avons eu 240.000 tonnes, donc plus que la campagne 2011-2012. C’est dire que nous allons augmenter les cultures de façon à générer beaucoup de devises dans notre pays. Les députés étaient contents quand ils ont entendu que nous avons atteint la production de 1 millions 300 mille tonnes de maïs. Or déjà à 900 mille tonnes, nous avons atteint la sécurité alimentaire. Nous pouvons donc garantir une sécurité alimentaire pour tous les Béninois. Au niveau de la culture du manioc, nous sommes premiers au niveau de l’UEMOA et 2ème après le Nigéria. C’est dire que le projet PDRT a porté ses fruits. Et aujourd’hui, nous pouvons nous féliciter de garantir à tous les Béninois la sécurité alimentaire. Pour la promotion de l’entreprenariat agricole, regardez dans la Vallée du Niger à Karimama et à Malanville, nous avons installé plus de 7.200 jeunes. Aujourd’hui, ça induit un effet d’échelle et nous avons plus de 30.000 jeunes exploitants dans cette Vallée. Et pour les quatre autres Vallées qui restent, nous avons la Vallée de l’Ouémé, la Vallée du Mono-Couffo où il y a des projets ; et je crois qu’avec ces projets, nous allons installer beaucoup de jeunes. Mais la priorité est donnée aux agriculteurs modernes, des agriculteurs sortis des centres Songhaï. Vous savez que les centres de Zangnanado et de Kétou sont déjà opérationnels. Nous allons créer d’ici à là 07 autres centres de promotion des jeunes ; et je crois ainsi que nous allons réussir l’entreprenariat agricole des jeunes. »

Ministre de la Défense nationale, Denis Ali YERIMA : « Le budget est passé de 42,4 milliards à 45,9 milliards 976 milliards de Cfa en 2014 »

« Les Béninois auront raison d’être en sécurité l’année prochaine parce que lorsque nous lisons le projet de budget de l’année 2014, il y a une augmentation de l’ordre de 26, 7% par rapport au montant qui avait été accepté et accordé au cours de l’année 2013. Pour ce qui concerne les grandes orientations, nous avons opté pour le renforcement du réseau sécuritaire aussi bien sur le plan national que sur le plan régional et sous-régional. Je crois savoir que les dispositions seront prises dans le cadre de l’exécution de ce budget 2014 pour renforcer la sécurité maritime de même que la sécurité au niveau de nos frontières et sur le plan national. Et nous le ferons bien évidemment en lien et en étroite collaboration avec le ministère en charge de la sécurité publique et de l’intérieur. Puisque depuis un certain temps, nous développons avec mon collègue de l’intérieur ce partenariat-là ; ceci afin que des collaborations des forces puissent nous permettre de sécuriser en temps réel aussi bien les personnes que les biens sur le territoire national. Des efforts seront fournis et seront poursuivis au cours de la gestion budgétaire de 2014 dans le sens du renforcement des capacités opérationnelles des forces dont nous avons la charge. Et comme vous le savez, pour une mission, il faut des hommes. C’est pourquoi au niveau des ressources humaines, nous avons prévu de mettre un accent particulier quant au renforcement de leurs capacités tant en termes d’intervention que de leur formation pour que nos forces de défense nationale et le personnel militaire puissent se sentir mieux et que l’Etat investisse dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. La question des moyens roulants a été une recommandation de la représentation nationale à l’endroit de mon ministère. Et pour le compte de l’année 2014, il a été décidé de reconduire cette recommandation-là. Le renforcement des capacités de nos brigades de gendarmerie en termes de mise à disposition de matériels roulants et en termes de construction de brigades de gendarmerie pour la sécurité des personnes et des biens. Il y a eu également des recommandations dans le sens de la réorientation des efforts qui seront fournis pour la reconstruction des hôpitaux. Puisqu’il avait été recommandé l’année dernière que le ministère mette les moyens et oriente ses efforts pour la construction des hôpitaux dans chaque département. Nous savons qu’aujourd’hui, c’est au niveau de Cotonou que nous avons un hôpital des Armées et à Parakou également. Les députés avaient voulu également, en tenant compte de leur meilleur fonctionnement et de leur caractère opérationnel, que les hôpitaux soient construits au niveau des autres départements. Sur la base du constat qui a été fait, il a été décidé de ne plus réorienter nos efforts vers la construction des hôpitaux d’instruction des Armées, mais plutôt vers le renforcement de ceux existant déjà, c’est-à-dire réorienter les crédits vers le renforcement des capacités opérationnelles des hôpitaux d’instruction des Armées de Parakou et de Cotonou et voir dans quelle mesure construire quelques centres médico-sociaux au niveau des autres communes. Le budget a connu un accroissement de 26% au niveau des dépenses en capital et de 8,29% au niveau du budget global. Le crédit qui avait été accordé est de l’ordre de 42 milliards 488 millions 793 mille de francs Cfa. Ce crédit passe pour le compte de l’année 2014 à 45 milliards 976 millions de francs Cfa. »
Ministre de l’environnement, Raphael Edou : « Les grandes orientations de mon budget, c’est d’abord ‘’10 millions d’âmes 10 millions d’arbres »

« …Je dois d’abord vous dire que le budget que nous venons de présenter est d’un montant de 12 milliards de Fcfa dont 3 milliards consacrés au fonctionnement. Les grandes orientations, c’est d’abord la mise en œuvre de ce programme ‘’10 millions d’âmes 10 millions d’arbres’’. Ce programme comporte trois composantes. La première, c’est la bonne préparation des pépinières; ce qui est en cours actuellement parce que pour avoir des plants l’année prochaine, il faut avoir des pépinières maintenant. Nous sommes en train de nous organiser commune par commune en tenant compte des spécificités de chaque région. On ne va pas mettre les mêmes essences et espèces partout. La deuxième composante, c’est l’étape du reboisement, la mise en terre des plants (…) La dernière composante, c’est bel et bien l’entretien et le suivi de ces plants. ‘’10 millions d’âmes 10 millions d’arbres’’, c’est chaque année. Le deuxième élément essentiel de ce budget, c’est la lutte contre les changements climatiques. Nous devons pouvoir nous adapter ; et quand on parle d’adaptation, alors que nous devons avoir 120 jours de pluie, nous en avons aujourd’hui 80. Ça veut dire que si nous ne trouvons pas une technique agricole appropriée à notre agriculture pour rester dans les 80 jours de pluie, on risque de passer à côté. Donc il faut pouvoir tenir compte de ces éléments et choisir en conséquence nos techniques en matière d’énergie comme en matière d’agriculture. Nous avons également prévu au niveau de ce budget la lutte contre la pollution atmosphérique ; parce que le premier rôle du ministère de l’environnement, c’est de veiller sur la pollution de l’air, de l’eau, de nos sols et faire en sorte que dans le temps l’air que nous respirons puisse être de l’air sain. Nous avons dans ce cadre-là prévu un réglage des véhicules qui polluent et un meilleur suivi des recommandations de véhicules d’impact environnemental. Parce que dans les activités que nous menons et qui produisent de la pollution, il y a souvent ce que nous appelons les véhicules d’impact environnemental qui évaluent les risques et qui prévoient des recommandations. Le problème est que ces recommandations ne sont pas suivies ; maintenant nous allons veiller sur ça afin que chaque activité qui crée de la pollution soit maîtrisée pour réduire la pollution de manière générale dans le pays. Et donc nous devons, à travers la rigueur dans la mise en œuvre de cette recommandation, veiller de telle sorte que dans nos villes il y ait moins de pollution à travers une meilleure technique de réglage de nos véhicules et de nos engins. Je vais finir en disant que la question de l’environnement, c’est une question de survie. La nature, elle est là comme si elle n’a rien à dire ; mais le jour où elle se fâche, c’est sans pitié. Donc nous avons l’obligation, chacun de nous sans exception, de nous engager pour la protection de l’environnement à travers une meilleure sensibilisation de nos enfants dans tout le pays. Je vous remercie ».

Propos recueillis par Tobi P Ahlonsou

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