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Journée internationale de la langue maternelle : Mahougnon Kakpo invite à une profonde réflexion

Publié le vendredi 21 fevrier 2020  |  Fraternité
Mahugnon
© aCotonou.com par DR
Mahugnon Kakpo, ministre des enseignements secondaires, techniques et de la formation professionnelle
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A l’instar de la communauté internationale, le Bénin célèbre aujourd’hui la Journée Internationale de la Langue Maternelle (Jilm). Le thème retenu par l’Unesco cette année est intitulé : « langues sans frontières ». Pour le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, qui a livré un message à cet effet, ce thème montre combien la promotion de la langue maternelle favorise le brassage interculturel des peuples. « En effet, au-delà d’un moyen de communication, la langue est toute l’identité de l’homme. Elle cristallise nos valeurs culturelles et cultuelles. Sa diversité reflète la richesse de nos us et coutumes. De ce fait, les langues locales et celles transfrontalières favorisent non seulement le dialogue pacifique entre les peuples et les nations mais aussi, contribuent à la préservation de l’humanité », a-t-il dit. Ainsi, pour lui, la paix et l’unification d’une nation ne peuvent se faire sans l’instauration d’une éducation multilingue qui implique l’utilisation des langues maternelles. A l’en croire, le thème retenu est en phase avec l’objectif 4.7 des Objectifs du Développement Durable (ODD) qui préconise que « d’ici à 2030, tous les apprenants acquièrent des connaissances et compétences pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale, de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable ». Le ministre Mahougnon Kakpo estime que, loin d’être une fête, cette journée doit être un instant de réflexion profonde sur les rapports avec nos langues maternelles. Elle doit amener les peuples à s’engager définitivement dans la valorisation de leurs patrimoines linguistiques, culturels et cultuels. « Il faut donc reconnaître que les langues constituent les instruments les plus puissants pour préserver et développer notre patrimoine matériel et immatériel », a-t-il souligné. A ce sujet, il invite les Béninois à une profonde réflexion.

Arnaud DOUMAHOUN
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