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Fcbe/Suite à la démission de Yayi: La majorité du Bureau politique jette l’éponge

Publié le vendredi 10 avril 2020  |  Matin libre
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© Autre presse par DR
Suite à la conformité à la loi portant charte des partis au Bénin: Nourénou Atchadé n’est plus porte-parole du parti Fcbe
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L’ancien Président Boni Yayi n’est plus membre des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Mais il n’est pas le seul. Après qu’il a annoncé son retrait, plusieurs membres du Bureau politique du parti ayant à leur tête les anciens députés Nourénou Atchadé et Justin Adjovi, lui ont emboité les pas. C’est à travers une déclaration commune faite, mercredi 8 avril 2020 au siège de cette formation politique à Cotonou, que ces démissionnaires ont rendu à leur tour le tablier.



Après le désormais ex Président d’honneur des Fcbe qui a jeté l’éponge, la majorité des membres du Bureau politique du parti a pris aussi son destin en main. Ceci, à travers une démission collective du Bureau et aussi du parti, actuellement coaché par Paul Hounkpè. Ayant comme guides les anciens députés Nourénou Atchadé et Justin Adjovi à leur tête, ces démissionnaires n’ont pas manqué de justifier les mobiles de leur acte. Dans la déclaration lue par Justin Adjovi, plusieurs raisons sont avancées comme justifs. Morceaux choisis, ils évoquent primo, les conditions dans lesquelles, le récépissé définitif du parti a été obtenu. Lesquelles conditions, considèrent-ils, de mystérieuses et d’insensées car pour eux, le parti et son fondateur ont été sacrifiés et dépouillés sans préavis et ce, sur l’autel de ce récépissé. Ainsi, pour eux, ces actes posés par les actuels dirigeants du parti sont d’une humiliation que Boni Yayi et le parti ne méritent pas. Deuxio, l’autre motif qui fonde leur désolidarisation, c’est le jeu clair-obscur qui a été, selon eux joué, dans les préparatifs des élections communales et municipales, contre la plupart de ceux qui ne déifient pas Paul Hounkpè et Théophile Yarou, au sein de cette formation politique. « Par ailleurs, dans le souci de faire participer le parti Fcbe aux élections communales et de les gagner, nous, membres majoritaires du bureau exécutif national, avons consenti d’énormes sacrifices en acceptant les propositions venant de nos camarades du camp Hounkpè. Malheureusement les accords, les propositions et les suggestions issus des négociations, n’ont jamais été respectés. Nous n’en voulons pour preuve que le protocole d’accord issu de la dernière médiation avec les sages et notables du Borgou que nous remercions au passage, protocole qui n’a pas été respecté : le comité national de candidatures a été contourné dans toutes les prises de décisions et la liste finale n’a pas été consensuelle car pilotée par le trio Hounkpè-Yarou-Garba. Le dépôt de la liste à la Cena a été fait à la sauvette. A l’arrivée, plusieurs responsables non soumis à leur volonté ont vu leurs noms soit retirés de la liste, soit repositionnés en queue de liste. C’est le cas par exemple de l’honorable Justin Adjovi à Cotonou, l’honorable Abiba Dafia à Kèrou, du ministre Patrick Yerima à Kandi, du camarade Daniel Saré Kpera à N’dali, de l’honorable Jean-Marie Allagbé à Za-Kpota, du camarade Paulin Dossa à Abomey-Calavi, etc. Dans le même temps, les responsables autoproclamés se sont positionnés tête de liste dans leurs circonscriptions respectives notamment à Bembèrèkè Théophile Yarou suivi de Yaya Garba, à Lobogo Paul Hounkpè, à Malanville Idrissou Bako, à Sori Sanni Gounou, à N’dali Chabi Bah-Guera, à Kèrou Abdelaziz Brisso, à Parakou Issifou Amadou, etc », a évoqué la déclaration. Face donc à ces attitudes à l’instar de bien d’autres aussi vexatoires qu’humiliantes, ces démissionnaires ont laissé croire dans leur lettre qu’ils ne sont plus tenus d’être en accord avec les actuels responsables du parti. « A ce titre, nous nous désolidarisons de cette mascarade orchestrée par le clan Hounkpè, Yarou et compagnie, et annonçons ici et maintenant notre démission dans toute association avec ces derniers. Nous invitons les structures de base à se démarquer clairement à leur tour des agissements des usurpateurs et de se tenir prêtes à recevoir les nouvelles directives qui leur parviendront incessamment. Une fois de plus, nous assistons à l’organisation d’élections non inclusives. Militants et sympathisants, la flamme allumée à Parakou les 10 et 11 février 2018 ne s’éteindra jamais », ont-ils conclu, dans la même déclaration.



Janvier GBEDO (Coll.)
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