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Le Matinal N° 4241 du 4/12/2013

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De la compassion pour Zoubé, Moudjaidou, Cissé, Zomahoun et Dagnon
Publié le jeudi 5 decembre 2013   |  Le Matinal




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Après le non catégorique prononcé par la Cour d’Appel de Paris au sujet de l’extradition des sieurs Patrice Talon et Olivier Bocco, une pensée à l’endroit des autres co-accusés dans les affaires supposées tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat qui viseraient le président Yayi Boni. Et pour cause. Depuis octobre 2012 et février 2013 que les deux affaires ont respectivement éclaté, Zoubérath Kora, la nièce et gouvernante du Chef de l’Etat ; son ancien ministre Moudjaidou Soumanou ; le Dr Ibrahim Cissé son médecin personnel ; Pamphile Zomahoun, commandant de la gendarmerie et Johannès Dagnon expert comptable ont été tous jetés en prison après avoir été écoutés par la Justice.


Pour les trois premiers, c’est dans le dossier dit de tentative d’assassinat de Yayi Boni alors que les deux autres seraient impliqués dans l’affaire atteinte à la sûreté de l’Etat. En dépit des ordonnances et arrêts confirmatifs de non-lieu rendus par le juge du 6ème Cabinet et la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Cotonou, les supposés complices sont toujours maintenus en prison entre Akpro-Missérété, Abomey, Parakou et Kandi loin de leurs parents. Le pouvoir n’ayant pas intérêt à ce qu’ils recouvrent leur liberté, a opté pour des pourvois au Parquet général près la Cour Suprême à Porto-Novo. Chose étonnante, depuis juillet 2013, rien n’a bougé. Selon des sources bien informées, certains des détenus ne se porteraient pas du tout bien. La question qu’il convient de se poser aujourd’hui est qu’après la décision de Paris, quel sort est désormais réservé à ces hommes et femme injustement gardés dans les geôles ? Si l’on s’en tient en tout cas à certaines déclarations, on peut déjà dire que Yayi et les siens vont bien faire durer encore le suspense. En effet, à en croire le ministre Valentin Djènontin-Agossou, Paris a bel et bien reconnu les deux affaires citées supra !!! Il va même jusqu’à dire que l’Etat béninois n’a pas demandé que Paris juge Talon et Bocco. Donc au-delà du refus opposé à la demande d’extradition de l’homme d’affaires et de son bras droit, il faut que les deux en viennent un jour à répondre devant les tribunaux à Cotonou des chefs d’accusation qui pèseraient sur eux. Est-ce à dire que si Patrice Talon et Olivier Bocco ne se rendaient pas au pays avant 2016, Johannès Dagnon, Pamphile Zomahoun et consorts vont moisir en tôle ? Non, au nom du droit et surtout de la crainte que Yayi Boni a pour Dieu, il faudrait que ces personnes puissent être libérées afin qu’ils retournent à leurs familles dont le moral est complètement au plancher. Déjà trois revers essuyés par Yayi et ses thuriféraires pour les mêmes affaires, de Cotonou à Paris. Il est donc tant qu’on s’en lasse. Trop, c’est trop ! Arrêtez la saignée.


Jacques Boco

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