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Le vilain jeu de Boni Yayi attire les regards de la communauté internationale
Publié le vendredi 6 decembre 2013   |  24 heures au Bénin


Ouverture
© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA
Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo : Boni Yayi, président du BENIN


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Outre le KO qui lui a été infligé par les décisions judiciaires successives concernant l’affaire Talon, la honte que cela constitue pour notre pays le Bénin, Yayi Boni est en passe de devenir l’arroseur arrosé. Tombé dans son "piège sans fin".

Point n’est besoin de spéculer sur les motivations qui ont poussé le chef de l’Etat a agir si maladroitement. Le fait est qu’il a perdu à son propre jeu. Et enterré aussi profond que ses espoirs de modifier la constitution, ses envies de carrière internationale. En effet, issue de la Banque Ouest Africaine de Développement qu’il a présidé de 1994 à 2006, quelle belle transition que de continuer sa carrière en tant que chef de l’Etat de la République du Bénin, longtemps cité comme un exemple pour la démocratie en Afrique.
Notre pays est resté jusqu’alors à l’abris des curiosités de la communauté internationale.
Effacé par rapport au voyeurisme criant des régimes autoritaires et violants qui sévissent sur notre continent, et notamment dans la sous-région, le Bénin bénéficiait jusqu’alors d’une paisible réputation, attestée par le simple fait que pour le commun de l’opinion publique internationale, il ne s’y passe rien.

Jusqu’à l’affaire Talon. Nous aurions dû prendre garde, depuis l’élection controversée du président Alassane Dramane Ouatara en Côte d’Ivoire, que le temps des Républiques bananières dirigées à la mode post-coloniale était révolu.
Nos voyants rouges auraient du clignoter, depuis la volonté affichée par la Communauté internationale de lutter contre les régimes qu’elle juge anti démocratiques, au moyen de la Cour Pénale Internationale. Mais qu’à cela ne tienne, Yayi Boni a commis l’irréparable.
Le Bénin n’est plus ce petit pays paisible d’Afrique de l’Ouest, où les droits de l’homme sont respectés. Nous sommes désormais le pays ou les manigances politico-personnelles font loi. Ou pas ! Alors que le chef du régime de la Refondation pouvait s’assoir tranquillement sur une réputation toute faite. Il sera désormais surveillé de prêt par les observateurs internationaux, et la société civile béninoise. Car ce qui est sûre, c’est que plus aucun écart ne lui sera toléré.

Mais ne soyons pas si pessimistes. Yayi Boni a su nous surprendre à de multiples reprises par son agilité de félin . Voyons donc comment le feuilleton de son dernier mandat va se poursuivre.


Sena Yélinou

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