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Efe Montaigne/ Renouvellement controversée du bureau de l’Ape: L’Ambassade de France réagit et clarifie

Publié le vendredi 3 juillet 2020  |  Matin libre
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© aCotonou.com par dr
École française d’enseignement (Efe) Montaigne de Cotonou
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Le Conseil d’administration de l’Association des Parents d’élèves de l’Ecole française d’enseignement (Efe) Montaigne de Cotonou avait convoqué pour le vendredi 26 juin 2020, une Assemblée générale ordinaire de ses membres. Non satisfaits des circonstances dans lesquelles cette Assemblée générale devrait se dérouler, plusieurs membres de l’Association des parents d’élèves constituant au moins 15% de leur effectif total, ont saisi par exploit d’huissier l’Association, tout en lui faisant part de plusieurs propositions, à intégrer à cette réunion. Au nombre de ces propositions, ces 15% de l’effectif total des parents d’élèves de l’établissement usant de leur droit, ont suggéré au Bureau de l’Association, une Assemblée générale extraordinaire qui devra entre autres, connaitre du renouvellement du Conseil. Restée sans suite, cette partie des parents d’élèves a ainsi saisi le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Ceci, afin que ce dernier fasse entendre raison à ce Conseil d’administration de l’Association des Parents d’élèves. Après donc cette saisine, le Tribunal n’a pas tardé avant de réagir. Dans sa décision du 26 juin, cette juridiction a effectivement ordonné à l’Association, la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire, contrairement à celle ordinaire privilégiée. Mais au soir du même 26 juin où était prévue la rencontre, la décision du Tribunal n’a pas été respectée. Car, l’Assemblée générale ordinaire qu’il a interdite a eu lieu dans l’enceinte de l’établissement à Cotonou. Les frondeurs qui n’ont pas pu avoir accès à la salle ont conformément à la décision du Tribunal de Cotonou, organisé à leur tour cette Assemblée générale extraordinaire. Assemblée au cours de laquelle, ces 15% au moins de parents d’élèves ont renouvelé le Bureau de ce Conseil d’Administration. Dès lors, cette situation ne manque pas de créer une confusion dans plusieurs esprits. D’autant plus que certains estiment sur la base du déroulé des deux Assemblées simultanément, le nouveau Bureau n’est pas légitime car, ayant été élu juste par une petite partie des parents d’élèves. De l’autre côté, d’autres accusent l’Administration de l’école Montaigne, de n’avoir pas permis aux frondeurs conformément à la décision du Tribunal, d’organiser dans les règles de l’art, cette Assemblée générale extraordinaire.



L’Ambassade de France répond…


Approchée hier jeudi 2 juillet 2020, l’Ambassade de France n’a ménagé aucun effort, pour donner des clarifications relatives à cette situation confuse. A travers un long moment d’explication, Jean-Michel Kasbarian, Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassadrice de la France près le Bénin, a levé un coin de voile sur les tenants et aboutissants de la tenue de cette Assemblée générale extraordinaire. D’entrée, le Conseiller a estimé que le Lycée Montaigne est financé par la France et de ce fait, l’Ambassade est concernée par tout ce qui s’y passe. Revenant sur les faits, l’homme affirme que si les parents d’élèves frondeurs n’ont pu avoir accès à la salle afin que l’Assemblée générale ordinaire soit ajournée au profit de celle extraordinaire conformément à la décision de justice, cela ne voudra nullement pas dire que l’Administration de l’école encore moins l’Ambassade, ne respectent pas décisions de la justice béninoise. D’ailleurs, il estime que cette décision est juste car, elle est conforme aux textes qui régissent l’établissement Montaigne. Seulement, quelques soucis se sont posés le jour-là, ce qui a fait à l’entendre, que cette Assemblée générale extraordinaire ne soit pas organisée dans les meilleures conditions et en présence de tous les parents d’élèves. D’abord, Jean-Michel Kasbarian affirme que la décision du Tribunal leur est parvenue, alors que le Conseil était déjà en Assemblée générale ordinaire. En d’autres termes, l’administration de l’école a pris tardivement connaissance de l’interdiction de cette Assemblée générale ordinaire. Ensuite, il a laissé entendre que malgré le désir de l’Administration de faire accepter les frondeurs dans la salle où se tenait cette Assemblée, les conditions ne s’y prêtaient pas. Puisqu’à l’entendre, 50 personnes étaient déjà dans la salle. Et en respect aux mesures barrières imposées par le gouvernement béninois dans la lutte contre la propagation du coronavirus, il n’est pas possible selon lui, que les frondeurs constitués en plus de 15% des parents d’élèves, aillent s’assoir eux-aussi, dans la même salle. Pour que cela arrive, il fait comprendre que l’Ambassade devrait en amont obtenir une autorisation spéciale des autorités béninoises. Et comme cette autorisation ne s’obtient pas sur un coup de tête, il n’était pas possible pour l’Ambassade de violer des mesures sécuritaires imposées par le Bénin, pour freiner la propagation de ce mal. Donc, ce sont tous ces faits entre autres, qui ont conduit d’après ses dires, à la non tenue en bonne et due forme, de cette Assemblée générale extraordinaire ordonnée par le Tribunal de Cotonou. De ce fait, il balaie de revers de la main, tout argument allant dans le sens du non-respect par la Direction de l’école, de cette décision du Tribunal. « Pour résumer, la position de l’Ambassade est que nous souhaitons que les 15% de parents soient entendus. L’Ambassade souhaite simplement que nous ayons à la rentrée en septembre, une Assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle, les 15% de parents qui ont des choses à exprimer puissent d’abord les inscrire à l’ordre du jour. S’ils souhaitent même de mettre une motion de défiance du Bureau à l’ordre, ils accepteront le vote de la communauté dans son ensemble, pas d’un groupe. Donc notre souhait, c’est que cette Assemblée générale extraordinaire se tienne à la rentrée avec la présence des membres qui sont classiquement démissionnaires, qu’il y ait élection et que Bureau soit renouvelé. Donc, conformément aux textes de l’établissement mais tout en respectant absolument la décision de justice qui est parfaitement conforme aux statuts de l’établissement. Nous ne souhaitons donc pas que 15% de parents se réunissent à l’extérieur pour élire un Bureau. Mais que tout se passe à l’intérieur, dans la transparence. Car nous ne défendons qu’une seule chose : l’unité de la Communauté dans sa diversité », a-t-il proposé.



J.G
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