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La Presse du Jour N° 2010 du 9/12/2013

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Appel au secours pour réconcilier Yayi et Talon : Le Clergé : la pierre angulaire que Yayi et les siens avaient rejetée
Publié le mardi 10 decembre 2013   |  La Presse du Jour


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© Autre presse par DR
Photo montage du président Yayi Boni et Patrice Talon


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La Cour d’appel de Paris a tranché. Patrice Talon et Olivier Bocco ne seront pas extradés vers le Bénin. Depuis l’annonce de ce verdict, des voix s’élèvent dans l’entourage du Chef de l’Etat pour appeler au pardon. Michel Alokpo, grand Pasteur de son Etat, n’a pas hésité à faire appel au clergé pour faciliter la réconciliation entre Patrice Talon et Boni Yayi. L’histoire vient donc de bégayer comme le gong à Abomey.

L’appel lancé par le Pasteur Michel Alokpo après le verdict rendu par la Cour d’appel de Paris dans le dossier relatif à la demande d’extradition vers le Bénin de Patrice Talon et de Olivier Bocco retient l’attention de beaucoup d’observateurs. Derrière cet appel, beaucoup voient en effet la main cachée du Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi. Le Pasteur Michel Alokpo ne verra certainement pas la chose sous cet angle.

C’est son droit. C’est déjà bon qu’il prenne acte du verdict des juges Parisiens. Mais il n’empêchera pas les observateurs de la vie sociopolitique de notre pays de se demander si « Le clergé béninois est devenu la pierre angulaire que Yayi et les siens avaient en son temps rejetée ? ».

L’histoire est en effet têtue. Et comme l’a si bien chanté Koffi Olomidé qui a repris un adage africain, « aussi longtemps que durera la nuit, le soleil finira par apparaître ». Il en est de même de la vérité qui finit par rattraper le mensonge quand bien même elle emprunte les escaliers et le mensonge, l’ascenseur.

Nous y voilà. Courant août 2013, face au malaise sociopolitique dans lequel le Bénin était plongé, le clergé béninois avait pris sur lui la responsabilité de rendre public une lettre épiscopale (Voir ci-dessous).

Pressé par le devoir de vérité dans la charité, et au regard des événements et mouvements en cours, l’Archevêque de Cotonou, Monseigneur Antoine Ganyé a, dans cette lettre, lancé à chaque fille et fils de ce pays, aux acteurs politiques et responsables de la Société civile, et de manière particulière au tout nouveau gouvernement qui vient d’être formé, un appel pressant au dialogue, à la paix, à la confiance réciproque en vue de la cohésion nationale. Cet appel lancé en toute humilité a malheureusement été mal accueilli par le Chef de l’Etat qui, dans sa réponse (voir ci-dessous), a pratiquement piqué une crise de colère contre l’église catholique et ses responsables.

La colère injustifiée de Yayi

Sur le point relatif à la révision de la Constitution, le Chef de l’Etat s’est permis de regretter l’absence d’échanges entre le clergé et lui. « J’ai le sentiment que la Conférence Épiscopale a fait des déclarations sur la base des informations non fondées alors que cet incident aurait pu être évité si des rencontres avaient été organisées entre elle et toutes les Institutions de la République qui sont convaincues du bien-fondé de ces ajustements techniques qui n’ont aucun rapport avec une quelconque dissolution de notre Constitution », avait écrit le Président Boni Yayi.

Concernant les dossiers de supposées tentatives d’empoisonnement et coup d’Etat, c’est avec grande déception que le Chef de l’Etat a pris connaissance du premier paragraphe de la lettre de la conférence épiscopale relatif à ce point où il est affirmé que « le drame qui a failli faire basculer dans la violence notre Nation à savoir les tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat sont douteuses et ont provoqué des arrestations contestées alors même que les inculpés n’ont pas contesté les faits ».

Sur ces faits, le Chef de l’Etat a enjoint le clergé de lui faire connaître les éléments en sa possession à partir desquels il déclare qu’il s’agit « d’événements douteux et contestés ».

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a également regretté les supposées intoxications sur le projet intervenu à la fin de l’année 2012 à un moment où notre pays a décidé de mettre fin à des crimes économiques enregistrés dans la gestion du coton et dans la gestion des réformes portuaires (PVI) alors que le document transmis depuis 2009 qui n’a pas changé n’avait pas soulevé autant de remous de nature à remettre en cause la quiétude de nos populations. Selon lui, « ces intoxications sont donc bel et bien véhiculées par des manipulations orchestrées par ceux-là qui veulent détenir seuls la richesse du pays tout en remettant en cause l’intérêt général ».

Le clergé imperturbable

Face à ces menaces ouvertes du Président de la République, l’Archevêque de Cotonou et les siens n’ont pas tremblé. Ils sont restés imperturbables. Et non content d’avoir envoyé leur message dans les formes requises au Chef de l’Etat, les Evêques béninois ont tenu à le lire de vive voix lors de la messe du pèlerinage mariale de Dassa à laquelle le président de la République a participé. C’était un véritable signe de courage salué par plusieurs personnalités dont Janvier Yahouédéhou, Candide Azannaï et bien d’autres.

Affissou Anonrin

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