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Bassin du Niger : « Les eaux menacent d’entrer dans la ville », alerte Gado Guidami

Publié le jeudi 24 septembre 2020  |  Fraternité
Le
© aCotonou.com par DR
Le fleuve Niger
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Fulbert ADJIMEHOSSOU,


L’alerte n’est pas que rouge au voisinage de Malanville. Elle suscite des interventions urgentes. Du moins, c’est ce qu’il faut retenir du SOS lancé par Gado Guidami, maire de cette commune arrosée par le fleuve Niger Malanville, sur la télévision nationale ce mardi matin. « Il reste seulement quelques mètres pour que l’eau entre dans la ville même. Depuis la voie principale, vous observez l’eau menacée. Les dispositions qui sont prises constituent à évacuer les populations de cette zone. Si on doit dénombrer selon le travail fait par la plateforme, il y a plus de 56.000 personnes qui sont victimes », a-t-il souligné.
Selon le bulletin d’alerte du 21 septembre 2020, le niveau d’eau relevé à Malanville est de 993 cm. L’autorité communale dit avoir pris, depuis l’annonce des prévisions saisonnières, des mesures à travers la plateforme communale de réduction des risques et catastrophes. Ainsi, malgré l’ampleur des dégâts, aucune perte en vie humaine n’est officiellement notée.
Par contre, les pertes d’habitats et de cultures sont considérables. « Nous avons aujourd’hui 9 grands magasins dans lesquels nous avons mis plus de 5000 personnes qui sont sinistrées du fait de ces inondations-là. Nous avons crié un SOS pour qu’on vienne en aide à ces populations. Dans un premier temps, c’est le préfet de l’Alibori qui nous est venu en aide par rapport à sa capacité de Président de la plateforme départementale de réduction des risques. Dans un second temps, c’est une ONG qui est venue avec une aide qui couvre 560 personnes. Puis le Gouvernement à travers l’ANPC pour une aide d’urgence », a déclaré le maire.
Le maire propose le dragage du fleuve Niger et la construction de digues de sorte à tirer profit de ces débordements cycliques du cours d’eau pour la production de riz. « C’est de faire en sorte que la résiliente puisse combler le vide créé par la perte des cultures. Il va falloir venir en aide à ces populations pour des solutions durables », a-t-il insisté. Mais un déplacement des populations occupant le lit du bassin est avant tout indispensable. « Pour la résolution de ce problème de façon durable, tous les villages qui sont riverains du fleuve Niger et qui sont susceptibles d’inondation seront donc systématiquement transférés sur terre ferme », reconnaît-il.
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