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Politique : Talon parle de ” l’argent volé ” qui circulait et de son combat contre le détournement des impôts

Publié le lundi 16 novembre 2020  |  lespharahons.com
Patrice
© aCotonou.com par DR
Patrice Talon,Président de la République du Bénin
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À Savè où il a démarré sa tournée nationale, le Président de la République, Patrice Talon a été franc et direct dans ses propos. L’état de déliquescence dans lequel le Bénin se trouvait a été revisité. Son explication se veut curative pour que les valeurs de gouvernance qu’il prône soient intégrées dans les mœurs même après son mandat. Depuis sa prise de pouvoir en avril 2016, Patrice Talon essuie des critiques de la part de l’opposition. Accusé à tort d’instaurer une politique de gouvernance qui fait que ” l’argent ne circule plus ” dans le pays, Patrice Talon a répondu à ses détracteurs ce jeudi 12 novembre 2020. Le Président assure que les fonctionnaires et les travailleurs de tous les secteurs continuent d’avoir leurs salaires et de gagner des revenus de leurs activités respectives. ” On dit que l’argent ne circule plus. C’est vrai.”, a reconnu Patrice Talon qui s’interroge sur la nature de cet argent qui ne circule plus depuis sa prise de pouvoir. Le Président répond : “C’est de l’argent volé. Il faut oser le dire”. Le Chef de l’État insiste sur le fait que cet argent qui circulait est le résultat des détournement des impôts des béninois, les plus pauvres d’ailleurs qui malgré tout, s’acquittent de leur devoir vis-à-vis de l’État. Il faut éviter qu’une partie de l’élite s’enrichisse et maintienne à son tour le plus grand nombre dans la mendicité, a conclu le Président Patrice Talon.

Verbatim des propos du Président Patrice Talon

“On dit que l’argent ne circule plus, c’est vrai, mais cet argent qui circulait et qui ne circule plus, est-ce que c’est le salaire des uns et des autres? Est-ce que c’est le prix de vente du maïs, de l’igname, du manioc, du coton des uns et des autres ? Chacun a continué d’avoir son salaire, chacun a continué d’avoir l’argent de ce qu’il a vendu au marché. Mais quel est cet argent qui circulait et qui ne circule plus ? Quel est cet argent que le député, le ministre, le maire, le directeur de société, quel est cet argent qu’il n’a plus et qui fait que quand il vient maintenant à Savè, il ne peut plus distribuer et que maintenant cet argent ne circule plus ? C’est de l’argent volé. Il faut oser le dire. Nous sommes tous responsables de ça. Mais si nous faisons mal quelque chose et que nous passons toute notre vie, génération après génération à faire la même chose, quelques uns vont s’enrichir comme des députés, quelques uns comme des ministres, des maires vont s’enrichir et les autres vont toujours rester des mendiants. Le péché que nous avons tous commis ensemble à construire un pays où les impôts que chacun des élites, des responsables détournent pour jouer les riches. C’est l’argent des Béninois, les plus pauvres qui n’ont pas l’eau, qui n’ont pas de pistes rurales pour évacuer leurs marchandises, qui n’ont pas d’électricité, qui ne peuvent pas aller se soigner dans un hôpital quand ils sont malades; c’est leur argent qui circulait mais qui ne leur rendait pas service. Si nous faisons l’effort que chacun se contente de ce qu’il gagne, ça va durer 5 ans, 10 ans 15 ans ou peut-être même 20 ans mais au bout et très vite, les enfants du Bénin les uns après les autres vont se suffire. Un pays peut se développer si chacun fait correctement ce qu’il a à faire, s’il est un bon citoyen et que les impôts payés, soient utilisés pour faire les routes, les écoles, les hôpitaux sans détournement, c’est ce qu’on demande à un chef. On ne demande pas à un chef de faire des miracles. Le miracle, c’est nous tous qui le faisons. Ce n’est pas le travail d’une génération, d’un mandat, mais si on ne commence pas un jour, on n’y arrivera jamais. J’ai décidé de commencer”.
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