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Cri de détresse des dialysés au Bénin: “Il n’y a plus de prise en charge pour les indigents”, selon Serge Gbaguidi

Publié le lundi 7 decembre 2020  |  Matin libre
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© Autre presse par DR
Centre national hospitalier universitaire (CNHU)
Le plus grand hôpital du Bénin.
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La situation des dialysés demeure critique au Bénin et inquiète davantage depuis quelques mois, alerte le Secrétaire général de l’Association Dialyse vie, Serge Gbaguidi. Dans un entretien accordé à la nouvelle tribune info, ce dernier déplore une hécatombe dans le rang des dialysés depuis 2018. “Depuis un certain temps, précisément depuis janvier 2018, il n’y a plus de prise en charge pour les indigents, c’est-à-dire les non fonctionnaires. Ils sont laissés à eux-mêmes, malgré le coût onéreux de l’opération de dialyse. Nous avons droit à deux ou trois traitements par semaine. Au début, les nouveaux indigents suivent les soins. Par finir, leurs moyens s’amenuisent et ils disparaissent. On ne les voit plus. C’est de cette manière que nous comptons des morts dans nos rangs surtout les nouveaux dialysés non pris en charge par l’État…Selon nos chiffres, il y a déjà plus de 200 morts dans nos rangs voire 300 à la date d’aujourd’hui” déplore Serge Gbaguidi. En effet, depuis janvier 2018, le gouvernement a suspendu la prise en charge des nouveaux malades d’insuffisance rénale chronique non agents permanents de l’Etat à l’Unité de dialyse du Cnhu-HKM de Cotonou. Ces dialysés estiment avoir mené des démarches en vain. Des réformes en cours motiveraient une telle décision. “…nous avons rencontré les autorités ministérielles qui nous ont rassurés et expliqués que c’est parce qu’il y a des réformes qu’on veut mettre en œuvre pour repartir de nouveau, afin d’assainir le milieu de la dialyse. Chaque fois qu’on leur écrit, ils évoquent des réformes. On ne saurait vraiment dire ce qu’ils sont en train de mijoter. Nous avons tout fait. Nous sommes allés jusqu’à leur proposer de faire au moins une dialyse par semaine à ces malades, le temps pour l’État de réfléchir sur les moyens à mettre en place pour contrôler la dialyse. Jusque-là, nous sommes sans solutions. Nous sommes livrés à nous-mêmes” se désole-t-il.
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