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Le Matinal N° 4249 du 16/12/2013

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Tribunal de grande instance de Paris : Yayi Boni assigne Benoît Illassa pour diffamation
Publié le mardi 17 decembre 2013   |  Le Matinal


Ouverture
© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA
Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo : Boni Yayi, président du BENIN


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Décidément le chef de l’Etat béninois Yayi Boni préfère reléguer au second rang les affaires publiques pour se concentrer sur ses dossiers pendant devant les tribunaux. Il n’a pas attendu plus de deux semaines après son échec dans l’affaire Talon avant de porter plainte contre Benoît Illassa devant la 17ème Chambre-Chambre de la presse- du Tribunal de grande Instance de Paris. Le plaignant rêve de voir la justice française condamner le défendeur à lui payer la somme de 100.000 Euros de dommages et intérêts.


Qui de Yayi Boni ou de Benoît Illassa l’emportera ? Le premier a intenté une action en justice contre le second. Il lui reproche de l’avoir diffamé en publiant sur son blog « Bénin-scoop : Chantal de Souza est officiellement séparée de son mari, Yayi Boni ». Devant la 1 7ème Chambre du Tribunal de grande Instance de Paris, le président béninois réclame la somme de 100.000 Euros, soit 65 millions Fcfa de dommages et intérêts. C’est irréaliste. Disons le d’emblée, cette demande sort de l’ordinaire. Elle couve de honte le Bénin, puis qu’ avec cette réquisition du plaignant Yayi Boni, c’est une offense à la tradition. Comme cela se fait partout ailleurs, il devrait demander au Tribunal de grande instance de Paris de condamner Benoît Illassa au franc symbolique. Si Yayi Boni a mis la barre très haut, c’est parce qu’il est dans le gouffre. Il démontre également qu’il nourrit de la haine à l’égard du juriste d’entreprise. En tout cas, Benoît Illassa ne compte pas croiser les bras dans ce duel qui sera arbitré par la justice française, qui connait bien les deux hommes. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat béninois assigne l’un de ses opposants devant une juridiction française. On a du coup l’impression d’être en face d’un dossier qui va défrayer la chronique. Benoit Illassa est appelé à comparaître le 15 janvier prochain par-devant les présidents et juges composant la 17ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. En attendant, il faut conseiller à Yayi Boni d’abandonner cet élan à l’intolérance et de se nourrir sur ce plan des expériences de ses prédécesseurs Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo.

Fidèle Nanga

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