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Le Matinal N° 4251 du 18/12/2013

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Budget de l’Etat exercice 2014 : Houndété et 4 autres députés bloquent le processus du vote
Publié le jeudi 19 decembre 2013   |  Le Matinal


Eric
© Autre presse par DR
Eric Houndété, député


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Alors que les députés de la majorité parlementaire criaient déjà victoire parce qu’ayant obtenu la majorité pour faire passer le décret rectificatif, ouvrant le débat général, le dynamisme et la clairvoyance des députés Houndété, Azannaï, Fikara, Fagbohoun et Honfo ont écourté leur joie. En effet, à la suite d’une suspension d’une heure demandée par les députés pour étudier l’acceptation ou non des amendements tels que proposés au gouvernement, la séance plénière n’a pu reprendre.


L’He Eric Houndété et ses collègues ont saisi le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Nago afin que le scrutin devant déboucher au vote du budget de l’Etat gestion 2014 soit secret. Ceci, en vertu des dispositions de l’article 57.2 du règlement intérieur qui stipule qu’ « en toute autre matière et à la demande de cinq (5) députés au moins, il est procédé par scrutin public ou par scrutin secret, sans préjudice des dispositions des articles 55 alinéa 2, 56 alinéa 3 et 64 alinéa 2 ».

Du coup, la course contre la montre a commencé pour les sbires de Yayi Boni. Même le ministre des Finances Jonas Gbian ne sait où mettre la tête au point, où il a été obligé de se recroquevillé dans le bureau du président de l’Assemblée nationale. Plus de 3heures durant, les sbires de Yayi Boni n’ont pu trouver une solution pour contrecarrer l’opposition parlementaire.


Cette situation créée par les cinq députés vient de montrer les limites d’un acte immoral entretenu par les députés de la mouvance parlementaire en décidant de payer les subventions de 5 millions aux élus du peuple à l’occasion de l’examen du budget. A la limite, c’est un acte passible de parjure parce qu’il ne fallait pas plus pour que le chef de l’Etat et son ministre des finances se retrouvent devant la Haute cour de justice, article 73 de la constitution qui stipule que « la responsabilité personnelle du Président de la République est engagée en cas de haute trahison, d’outrage à l’Assemblée, ou d’atteinte à l’honneur et à la probité ».

Thobias Gnansounou Rufino

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