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Donga/ Plaidoyer pour le respect de leurs droits: Immigration clandestine des mineurs et sous-emploi des jeunes pointés du doigt par les concernés

Publié le mardi 23 novembre 2021  |  Matin libre
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Les enfants et les jeunes du département de la Donga demandent des mesures fortes contre leur immigration clandestine mais également leur sous-emploi. C’est en effet la quintessence des messages adressés par leurs représentants respectifs au Préfet de leur département, lundi 23 novembre 2021, à la préfecture de Djougou. C’était dans le cadre du relai de plaidoyer initié par l’Unicef, pour le respect de leurs droits.

Le relai de plaidoyer pour le respect des droits des enfants et des jeunes initié par l’Unicef dans le cadre de son 75ème anniversaire, se poursuit. Après ceux de l’Atacora et de l’Alibori, les enfants et les jeunes de la Donga exposent au Représentant du chef de l’État dans leur département, des situations de non-droit auxquelles, ils sont confrontés. Après le mot introductif de la Cheffe de communication de l’Unicef, Marion Desmurger, les représentants des enfants de ce département a exprimé donc au Préfet, ses inquiétudes. Ainsi, pour Sankamao Il-Ham, le phénomène de l’immigration clandestine des enfants et des jeunes vers l’étranger surtout en Algérie et en Italie est une preuve palpable de la violation de leurs droits, dans ce département. Estimant que ces candidats à l’exil constituent des bras valides de demain dont aura besoin la Donga pour son développement, elle demande au nom de tous les enfants du département qu’elle représente, que des mesures palliatives soient trouvées à ce mal. Comme propositions, Sankamao Il-Ham recommande primo, que des sensibilisations accrues soient faites par les institutions compétentes et ce, pour expliquer aux enfants et à leurs parents, les méfaits, les risques et les dangers liés à cette pratique. Deuxio, elle plaide pour des mesures d’accompagnement des enfants, pouvant ainsi aider à faire reculer le mal, sur le territoire de ce département. Quant au représentant des jeunes et membre de U-Report, à l’instar du phénomène de l’immigration qui les touche également, le sous-emploi et le chômage des jeunes sont aussi des maux auxquels, ils sont confrontés dans le département. C’est pourquoi, Sanni Bio, en leurs noms, dresse une liste de doléances au Préfet, afin que cette courbe soit renversée, pour le bonheur de milliers de jeunes diplômés. Lesquelles doléances sont entre autres la poursuite des efforts pour une meilleure formation professionnelle des jeunes, l’adoption au niveau départementale d’une politique d’orientation des jeunes visant la promotion de l’entrepreneuriat, la mise à contribution des organisations de la société civile intervenant dans le domaine de l’emploi et du renforcement des capacités des jeunes par les mairies et la préfecture et enfin la mise à contribution des jeunes dans certaines prises de décisions, les concernant. En réponse, le Préfet Eliassou Biao Ainin se dit touché car, pour lui, les messages des enfants et des jeunes sont aussi profonds que vrais. À l’entendre, nonobstant les textes, le phénomène de l’immigration résiste. Elle résiste puisque, des parents, d’après lui, y contribuent. Attestant que la Donga fournit 60% des candidats béninois à l’immigration donc, l’autorité de tutelle rassure en présence de la délégation de l’Unicef que des actions se mènent et se mèneront, pour trouver des solutions idoines à ce fléau ainsi qu’au chômage et le sous-emploi de ces jeunes.

Janvier GBEDO
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