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Bénin/Hausse des prix des produits vivriers: Le gouvernement n’y est pas encore

Publié le vendredi 4 fevrier 2022  |  Matin libre
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© Autre presse par DR
Produits vivriers
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Elle tient véritablement tête à la Rupture. La hausse des prix des produits vivriers sur le marché reste pour elle une équation difficille à cerner et à résoudre.

En sa séance du Conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2021, et en raison de la hausse des prix des produits observée sur le marché, le gouvernement du président Patrice Talon va décider d’empêcher « la sortie incontrôlée de produits agricoles ». Un black-out qui va durer 4 mois et la mesure de restriction se verra lever. Ceci, vu que désormais, selon le gouvernement, les prix sont maîtrisés. C’était en octobre 2021. Seulement, dans les marchés, acheteurs et commerçants jasaient toujours. Lesdits prix maîtrisés n’étaient pas palpables. Et trois mois après, le gouvernement refait surface avec une nouvelle donne.

Cap sur les redevances

« En dépit des bonnes performances de notre agriculture qui affiche des niveaux de production allant jusqu’à 180% des besoins pour certains produits, il s’observe depuis le second semestre 2020, une tendance à la hausse des prix, en comparaison avec ceux enregistrés aux mêmes périodes au cours des années antérieures…Cette situation est principalement due à la forte pression exercée sur la production nationale par des demandeurs provenant de pays voisins ; laquelle favorise une sortie massive desdits produits par des voies détournées », renseigne le rendu du Conseil des Ministres de ce mercredi 2 février 2022. Face donc à cette situation et tenant compte de la hausse des prix des intrants agricoles sur le marché international, le Conseil a marqué son accord pour l’instauration de redevances à l’exportation sur certains produits et l’interdiction de la sortie des intrants agricoles hors du territoire national. Le soja, le coton, le manioc transformé ou non, le karité, le riz paddy, l’igname (tubercule et cossette) et les noix de cajou sont ciblés. En termes plus clairs, ces redevances, pour le gouvernement, « consistent en l’application de taux de majoration du prix moyen de vente actuel dans l’ordre de : – 20% pour les produits dont les besoins de consommation interne sont très élevés ; 10% pour les produits dont l’offre dégage un excédent par rapport à la demande nationale ».

« Par ailleurs, en vue d’encourager les exportations par la voie maritime des produits tels que le gari, les noix de cajou, le maïs, le karité et le soja, il est institué une redevance supplémentaire de sécurisation des exportations par voie terrestre. Il sera ainsi prélevé 10 FCFA/kg sur le karité, 20 FCFA/kg sur les noix de cajou, 30 FCFA/kg sur le soja et 50 FCFA/kg sur le maïs et le gari. Ces mesures sont destinées à freiner les sorties incontrôlées de vivriers qui occasionnent une flambée injustifiée des prix, et à assurer notamment la disponibilité intérieure nécessaire à la consommation nationale », lit-on dans le compte rendu.

Redevances, encore loin de la réalité

S’il faut s’accorder sur le fait que les raisons (Covid-19, Exportations massives) évoquées par le gouvernement pour justifier la surenchère successive des denrées alimentaires ne sont pas fausses, des interrogations se posent néanmoins. En effet, est-ce seulement les produits locaux qui sont chers? Tenez ! Les pains de savon, les pâtes alimentaires, le sucre, les produits congelés, les produits en pharmacie, etc. ont connu une augmentation non négligeable au niveau de leurs prix. Le riz Paddy, tout le monde en consomme-t-il ? Croire que l’imposition des redevances est la panacée n’est-elle pas une fuite en avant ?

En réalité, dans les marchés, les plaintes sont beaucoup plus relatives aux taxes douanières au Port de Cotonou et aux frontières. Pourquoi ne pas alors réduire les taxes et impôts afférents aux intrants et équipements agricoles ? Qu’en dit le pouvoir de la Rupture ? Appuyer les filieres agricoles et maîtriser les coùts, d’accord. Mais avec la réalité sur le marché et dans les ménages, le gouvernement n’y est pas encore. Il va falloir des mesures supplémentaires. Déjà, on attend de voir comment les montants prélevés au cordon douanier auprès de l’exportateur iront aux producteurs agricoles et comment cela rejaillira dans le panier de la ménagère.

Cyrience KOUGNANDE
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