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Claude Padonou, principal dirigeant de la société Media-Contact

Publié le vendredi 18 fevrier 2022  |  Fraternité
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© Autre presse par DR
Claude Padonou, principal dirigeant de la société Media-Contact
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Claude Padonou, principal dirigeant de la société Media-Contact est dans de beaux draps. Il est poursuivi devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) par les associés de ladite société qui a ouvert ses portes au Bénin depuis plus d’une quinzaine d’années et s’est spécialisée dans la Gestion de la relation clientèle externalisée pour de gros opérateurs de téléphonies mobiles. Il est attendu à l’audience du lundi 21 Février 2022 à Porto-Novo.

Les associés de Media-Contact que dirige Claude Padonou sont en colère. Ils sont très remontés contre celui-ci dans l’affaire du Centre d’appels téléphoniques et de Gestion des relations avec les clients, Media Contact. Depuis le lancement de l’activité de cette société, il y a plus de 15 ans, alors qu’elle faisait de très bons chiffres d’affaires et des résultats nets à faire rêver, le principal dirigeant n’a jamais rendu compte à ses associés, ni convoqué régulièrement le Conseil d’Administration ni l’Assemblée Générale statutaire des actionnaires. Et pourtant, cinq personnes physiques étaient au départ de la création de Media-Contact : Claude Padonou, Janvier Ballè, (Déjà décédé mais représenté par ses ayants-droits), Gabriel Tossou, Basile Kougblénou et Edgard Kpatindé. Le capital de la société était de 400 Millions de Francs CFA en ce moment. Dès 2007, soit après deux années d’exercice, le chiffre d’affaires de la société était de 479 551 905 F CFA. Quelques années plus tard, le régime Yayi qui accordait des faveurs mirobolantes à Claude Padonou a injecté deux milliards de francs cfa dans la société pour le développement d’un projet relatif à l’insertion professionnelle et à l’emploi des jeunes. Une perspective dont les Béninois n’ont d’ailleurs pas vu l’impact sur le territoire national et le bénéfice pour les jeunes, alors même qu’il était question de créer une série d’agences dans les différents départements de notre pays. En effet, la société Media-Contact bénéficiait de nombreux avantages fiscaux auprès de l’Etat béninois sous le régime défunt. Il s’agit de l’exonération de la TVA, l’exonération des impôts sur les sociétés, l’exonération de la patente, etc. et tout ceci sur plusieurs années. Cependant en 2016 Media Contact a affiché un bilan de 3.243.722.449 F CFA, un chiffre d’affaires de 2.6633.198.435 F CFA et un résultat net de 1.223.411.
En dépit de ces importantes mannes financières, Claude Padonou gérait Media-Contact comme une épicerie personnelle, selon les sources proches de l’entreprise. Jamais de compte rendu à ses co-associés, et co-administrateurs au sein de Média Contact Bénin S.A. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été alerté par le Commissaire aux comptes de l’entreprise sur ses obligations légales en tant que dirigeant de la Société, et sur les risques d’ordre judiciaire qu’il prenait au regard des textes juridiques de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).
En dépit de ces rappels à l’ordre d’un cabinet d’expertise comptable, Claude Padonou est allé encore plus loin dans la mauvaise gestion et dans l’abus de confiance vis-à-vis de ses partenaires. Sur la base des faux documents, il a établi des actes de démission des autres membres du Conseil d’Administration et co-actionnaires ainsi que la cession de toutes leurs parts qui sont de l’ordre de 35%. Claude Padonou ayant au départ 65% des actions de la société, a donc éjecté ses co-actionnaires de l’entreprise sans leur accord pour pouvoir faire main-basse tout seul sur l’ensemble de la société. Il a ensuite fait établir une autre répartition de capital en mettant comme nouveaux associés son épouse camerounaise (désormais ex) ainsi que leur fils étudiant en France. Il s’agit alors d’un délit de faux et usage de faux.
Les plaignants dans ce dossier en l’occurrence l’homme d’affaires Basile Kougblénou et le consultant international Edgard Kpatindé, réclament la condamnation et la réparation de leurs préjudices au plan pénal, financier et moral, le lundi 21 février prochain à la CRIET. Il faut dire qu’au-delà d’une condamnation pour faux et usage de faux, et des dommages et intérêts susceptibles d’être requis contre le sieur Claude Padonou, l’intéressé court aussi gravement le risque d’être poursuivi, dans un second temps, pour abus de biens sociaux pour avoir géré depuis plus de 15 ans la société Media-Contact de manière solitaire.
Richard AKOTCHAYE
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