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Adjinakou N° 2362 du 27/12/2013

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Discours sur l’état de la nation : ce que Yayi n’a pas dit aux Béninois
Publié le lundi 30 decembre 2013   |  Adjinakou


Premier
© aCotonou.com par DR
Premier Forum sur le Développement Rural en Afrique
Jeudi 02 Mai 2013, Cotonou. Le Président Béninois Boni Yayi lance le Forum sur le Développement Rural en Afrique


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En livrant son discours sur l’état de la nation, le président Boni Yayi a sacrifié ce vendredi 27 décembre 2013 aux exigences de l’article 72 de la constitution du 11 décembre 1990. Aussi long que les autres, le discours de Boni Yayi n’a malheureusement pas convaincu aussi bien les députés que la grande majorité des Béninois. Sur les grands sujets pour lesquels il était attendu, Boni Yayi a préféré donner sa langue au chat. Ce qui amène bien d’observateurs à estimer que le chef de l’Etat a présenté un trop beau discours qui passe malheureusement à côté de toutes les attentes.

1h24 mn, c’est le temps qu’a duré le discours de Boni Yayi sur l’état de la nation. Un discours qui a retenu exceptionnellement l’attention de tous les Béninois du fait de la grave crise généralisée qui secoue actuellement tous les secteurs vitaux du pays. Seulement que Boni Yayi ne semble pas voir les choses de cette même manière, puisque non seulement son adresse n’avoue la grande conjoncture très tensiogène, mais en plus, elle n’en propose aucune action conséquente pour la sortie de crise.

Plagiat

Le discours lu par Boni Yayi vendredi dernier n’est pas pour autant différent de celui de 2012. C’est l’avis de plusieurs députés tels Candide Azannai, Eric Houndété, SaccaFikara… qui disent n’avoir pu retenir grand’chose du texte que défend pourtant le secrétaire général de la présidence de la République. En effet, Emmanuel Tiando se console dans un communiqué signé de lui-même, de la présence de la quasi-totalité des députés, des sages et notables de Porto Novo, des confessions religieuses et du corps diplomatique à l’Assemblée nationale pour le discours du chef de l’Etat. Mieux, le secrétaire général de la présidence de la République explique que le message du chef de l’Etat a porté sur la mise en œuvre de réformes structurelles en 2014 comme la préservation de la paix, a lutte contre l’insécurité, la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes, l’accélération de la réalisation des OMD, la régionalisation de la filière coton, la recherche de l’indépendance énergétique, l’ouverture de nouveaux chantiers d’infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires, la mise en place d’un partenariat public privé et les réformes dans le secteur de la justice.

Non-dits

Boni Yayi avouera-t-il ses nombreux échecs ? Nous demandions-nous dans notre parution n°2362 du vendredi 27 décembre 2013. A l’analyse du message du chef de l’Etat, on peut bien répondre par la négative. A y voir de près, le locataire du palais de la Marina a préféré passer sous silence les grands dossiers marquant l’actualité nationale, se confondant à des promesses et engagement qui ne recueillent plus curieusement, la confiance des Béninois. Sinon, comment comprendre que quelques jours après le rejet de son Budget, le président de la République vienne prononcer un discours aussi long, sans faire la moindre mention du désaveu des députés. Doit-on comprendre que l’ordonnance qu’il est contraint à prendre pour faire exécuter son Budget au cours de l’année 2014 ne le dérange guère ?

Par ailleurs, les observateurs ne comprennent pas le grand silence de Boni Yayi sur certains dossiers qui ébranlent pourtant le pays. L’échec de la lutte contre le kpayo, la dégringolade du Bénin dans presque tous les classements des organismes internationaux spécialisés dans divers domaines, les supposée tentatives d’atteinte à la sureté de l’Etat et d’empoisonnement du chef de l’Etat avec ses corolaires. Pour finir, le discours de Boni Yayi laisse penser que le chef de l’Etat a fait de la gymnastique sur trois faits majeurs qu’il n’a pu passer sous silence. Quelles sont les concrètes réformes que propose le chef de l’Etat pour remettre le Bénin sur la liste des pays éligibles au Mca ? Après avoir promis d’organiser les élections communales avant fin 2013 sans pouvoir y arriver, quelle assurance donne le chef de l’Etat aux Béninois, lorsqu’il affirme que les élections consulaires en souffrance depuis plus de deux ans connaitront leur épilogue au plus tard fin janvier 2014 ? Corrigera-t-on enfin la Lépi pour aller aux communales ? Si oui, quand, de quelle manière et avec quelles ressources ?

Vitali Boton

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