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Cedeao: L’Uemoa ordonne la suspension des sanctions contre le Mali

Publié le vendredi 25 mars 2022  |  Matin libre
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© Autre presse par dr
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Une décision qui intervient alors qu’un nouveau sommet de la Cédéao, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, consacré à la situation au Mali, est organisé demain, vendredi 25 mars 2022. Un rendez-vous auquel est invité cette fois le président de la transition, Assimi Goïta.



La victoire n’est pas totale, mais elle est incontestable pour les autorités maliennes de transition qui n’ont de cesse de dénoncer les sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis le 9 janvier dernier. Pour Bamako, ces sanctions sont « illégales » et « inhumaines ». Un collectif d’avocats avait ainsi aisi la cour, le 15 février dernier, de deux recours contre les sanctions prises le 9 janvier par les dirigeants de la sous-région, à la suite de l’annonce de l’allongement de la transition. Le premier recours demandait leur abrogation, le second la suspension de leur application en raison de leur impact sur la population.

Si la Cour de justice de l’Uemoa n’a pas conclu à leur illégalité, elle a en revanche entendu l’argument selon lequel leur effet était « gravement préjudiciable » non seulement à l’Etat malien mais aux Maliens eux-mêmes.

Si aucun accord n’est trouvé…

Depuis deux mois et demi, toutes les relations commerciales et financières du Mali avec les pays de la Cédéao sont interdites, ce qui a entraîné de considérables défauts de paiement de l’Etat sur les marchés financiers, et une importante hausse des prix dans le pays -en dépit des exemptions faites aux produits de première nécessité ou aux médicaments.

La Cour de Justice de l’Uemoa ne demande donc pas l’annulation des sanctions mais leur suspension, en attendant de se prononcer sur le fond.

Un sommet exceptionnel des chefs d’Etat de la Cédéao doit se tenir à Accra ce vendredi 25 mars.

En cas d’accord sur la durée de la prolongation de la transition, avant l’organisation d’élections devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel, les sanctions ne seraient ni suspendues, ni annulées, mais tout simplement levées. Et si aucun accord n’est trouvé, les chefs d’Etat de la Cédéao devront décider de suivre ou non la demande de l’Uemoa.

rfi.fr
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