Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Education
Article
Education

Aspiranat à l’enseignement supérieur: Le processus acté, des voix s’élèvent…

Publié le mardi 12 avril 2022  |  Matin libre
Visite
© aCotonou.com par Cissé Toumany
Visite en Côte d’Ivoire d`une délégation ministérielle béninoise dans le cadre du projet éducation numérique de Huawei
Une importante délégation du Bénin conduite par son Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), professeur Éléonore Yayi épouse Ladekan a effectué, le 18 mars 2022, au Lycée classique d’Abidjan, une visite afin de s’imprégner du projet éducation numérique
Comment




Par décret 2022-150 du 02 mars 2022, le gouvernement béninois a défini les modalités d’organisation de l’inscription au Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur. Si cette réforme dans le secteur éducatif devrait permettre de solutionner plus ou moins le déficit d’enseignants dans l’enseignement supérieur, elle est perçue comme un vrai recul, selon plusieurs observateurs.



Le fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur se veut une base de données numérique placée sous l’autorité du ministère de l’enseignement. Selon l’article 3 du décret définissant les modalités d’organisation de l’inscription au Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur, « nul ne peut être candidat au concours national de recrutement d’enseignants dans les unités de formation et de recherche dans l’enseignement supérieur s’il n’est inscrit au Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur ». Par ailleurs, « les internes des hôpitaux sont directement inscrits au Fichier national et le concours d’internat équivaut au concours d’assistanat pour le recrutement des enseignants dans les unités de formation et de recherche en sciences de la santé », selon le décret. Entre autres critères d’inscription au Fichier national, les candidats devront être titulaires d’un master ou d’un doctorat régulièrement obtenu dans les universités nationales ou dans les universités étrangères et reconnu au Bénin, pour certaines spécialités fixées par arrêté du ministre de l’enseignement supérieur. « L’inscription au Fichier national est subordonnée à la constitution d’un dossier numérique comprenant le diplôme de Master lorsqu’il est admis ou de doctorat ou leur équivalence au cas où ils sont obtenus à l’étranger ; le mémoire de master, et pour les titulaires de doctorat, la ou les thèses; la copie du rapport de soutenance ou de l’attestation qui en tient lieu; la signature du Code d’éthique et de déontologie dans l’enseignement supérieur et de la recherche ; les travaux scientifiques ; le curriculum vitæ daté et signé ; une copie de l’acte de naissance ; le certificat de nationalité. « L’inscription au Fichier national est ouverte en ligne aux aspirants de toutes nationalités, par arrêté du ministre de l’enseignement supérieur, qui en fixe les conditions » précise l’article 7 du décret. Le processus d’inscription au Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur est donc acté. Mais les voix s’élèvent déjà pour dénoncer un recul dans le secteur éducatif.

Des griefs contre la réforme….

Ça jase déjà sur la toile. Si pour plusieurs observateurs, la promesse du gouvernement de recruter 1635 enseignants au profit des universités nationales est loin d’être une réalité six ans après (moins de 185 recrutés a l’arrivée), certains voient la réforme de l’aspiranat à l’enseignement supérieur comme un vrai recul. Face à l’augmentation des effectifs des étudiants chaque année (les enfants des gouvernants ne font pas et ne feront pas ces universités selon un professeur titulaire), le gouvernement n’a visiblement pas trouvé la thérapie appropriée au déficit d’enseignants, selon des observateurs. Recourir à l’aspiranat relèverait d’une démission du gouvernement alors que d’autres dénoncent une ingratitude « vis-à-vis des nombreux moniteurs qui accompagnaient gratuitement les Unités de formations et de recherches (Ufr) et donc du système éducatif, et qui aujourd’hui, sont frappés par le critère d’âge du fait du gel des recrutements et des fameuses réformes ». Procéder au recrutement en nombre suffisant d’enseignants, les constructions d’infrastructures éducatives adéquates en nombre suffisant, de meilleures conditions de travail, et autres auraient été plus bénéfiques à l’enseignement supérieur. Alors que des voix s’élèvent, le processus d’inscription au Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur est désormais acté et les candidats pourront bientôt s’inscrire.



A B
Commentaires