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A la tête du Bénin depuis 8 ans : Yayi Boni persiste dans ses erreurs
Publié le vendredi 3 janvier 2014   |  actubenin.com


Conseil
© Autre presse par Presidence
Conseil de l`entente: réunion des chefs d`Etat et de gouvernement à Niamey.
Mardi 17 Décembre 2013, à Niamey (Niger). Tenue de la 2 ème session ordinaire de Conférence au sommet des Chefs d`Etat et de Gouvernement du Conseil de l`Entente. Photo : Le president Boni Yayi.


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Le chef de l’Etat peine à trouver des solutions à une série de crises qui frappe de plein fouet le pays. Le plus grave, c’est son enlisement dans les erreurs qui compliquent tout pour lui.

Que reste t-il de l’espoir né de l’élection présidentielle de 2006 qui a hissé Yayi Boni au pouvoir ? Il a été très tôt transformé en cauchemar. Avant d’être réélu par KO en 2011, les choses commençaient à se gâter déjà. Mais l’ampleur de cette victoire a encore laissé traîner un brin d’espoir que les choses allaient changer dans le bon sens. Aujourd’hui, on se rend compte que sa victoire au premier tour en 2011 était un mauvais présage pour la démocratie et l’économie nationale. De plus en plus les Béninois doivent accepter la triste perspective que le pire peut leur arriver et qu’ils ne peuvent pas compter sur le gouvernement en place pour mieux-vivre. Les opérateurs économiques nationaux, tous ou presque objet d’harcèlement ou de persécutions ne gagnent plus les marchés ou sont soumis à une concurrence déloyale avec les investisseurs étrangers. Pendant que le chef de l’Etat et son gouvernement prônent l’initiative privée, en tenant des discours flatteurs, ils sont devenus champions de la destruction des biens privés. Ils s’attaquent aux entreprises et sociétés appartenant à des opérateurs économiques béninois, rêvent de les voir disparaître du jour au lendemain. Cette méchanceté gratuite ne vise pas que les affaires de Patrice Talon et Sébastien Ajavon, mais aussi celles des hommes politiques à l’image de Janvier Yahouédéou, Candide Azannaï, Issa Salifou, la liste est longue, sans oublier certains promoteurs des parcs de stationnement des véhicules poids lourd. Plus personne ne doute de ce que le président de la République a décidé de faire de l’arrogance et du harcèlement, ses méthodes de gouvernance. Il est incapable de susciter réellement les investissements locaux pour engager le pays sur la voie d’un développement durable. Les opérateurs économiques suffoqués se tournent de plus en plus vers d’autres destinations pour se remettre. Aujourd’hui à l’heure où le monde entier semble gagné par l’idée de soutenir l’économie par un partenariat public-privé, le président de la République affiche plutôt sa préférence à écarter le privé.

L’anti démocrate

Au mieux, à l’enterrer sur l’autel de l’égo. Refusant d’entendre, les incessants appels lancés par d’importantes figures du pays à se ressaisir et à renoncer à toute sorte de pression et de recours à la force face aux citoyens, le chef de l’Etat est devenu la personnalité la plus impénitente de la scène politique nationale. Il persiste dans les erreurs et dans les habitudes. Le président de la République a une sympathie inégalée pour la confiscation des libertés démocratiques. Il n’hésite pas à réprimer dans le sang les mouvements des travailleurs, comme c’est le cas le vendredi 27 décembre 2013 à la Bourse du Travail à Cotonou. Beaucoup de manifestants en l’occurrence les leaders syndicaux sont tombés sur le théâtre de la manifestation parce qu’ils ont été gazés par les hommes du pouvoir. Comme on peut s’en rendre compte, le régime n’aime pas les contestations pacifiques face auxquelles, il répond par l’usage excessif de la force. En lieu et place du dialogue, avec la classe politique, Yayi Boni fait de la ruse son arme et est passé maître de fourberies. Surtout à l’endroit de ses alliés. Léhady Soglo, Claudine Prudencio, Epiphane Quenum, Ali Kamarou, Parfait Houangni, Armand Zinzindohoué, Rachidi Gbadamassi, Hélène Kêkê Aholou, pour ne citer que ceux-là. La majorité présidentielle livrée au chaos et aux querelles intestines n’a plus de boussole parce que Yayi Boni qui en est le guide est incapable de la diriger.

Le paravent

Donnant l’impression qu’il n’aime pas la gestion des hommes qui se réclament des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), il en confie la direction à Eugène Azatassou. Mais il ne lui a jamais laissé les mains libres. Le Coordonnateur des Fcbe n’est donc pas responsable de la situation explosive au sein de la coalition. Dans ses relations tendues avec les magistrats, il se trouve que le président de la République refuse de reconnaître ses erreurs. Après de nombreux faux semblants d’être à l’écoute de leurs revendications, le chef de l’Etat a tenté de tromper leur vigilance en procédant à de nouvelles nominations dans les Cours et Tribunaux. L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) estime que ces affectations ne constituent pas une réponse à leur principale revendication : celle-ci réclame la correction sans délai de toutes les nominations irrégulièrement prononcées en 2011 et 2013. Sans la résolution de cette question, le secteur de la justice ne sera pas à l’abri des mouvements de grève. Comme c’est le cas de toute l’Administration béninoise. La grève générale est là. Bien présente dès le mardi 07 janvier 2014. Encore un mauvais présage pour le locataire de la Marina. Ses partisans se reconnaissent de moins en moins dans sa politique. Au départ, beaucoup croyaient que le pays a trouvé l’homme de la situation, comme ce fut le cas en 1990 avec l’arrivée de Nicéphore Soglo. Mais avec le temps, le désenchantement a gagné presque tous les cœurs.

Fidèle Nanga

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