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Législatives De 2023 L’UP: Le Renouveau Et Le BR Se Trompent D’époque

Publié le vendredi 9 septembre 2022  |  Matin libre
politique/bénin
© Autre presse par DR
politique/bénin : bruno amoussou sur le point de quitter la tête de l`up
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Ce que l’on sait de l’ex-UP et du BR, est qu’ils ont eu l’avantage d’être sous la coupole du Chef de l’Etat, qu’ils ont eu autant de députés à l’Assemblée Nationale parce que l’opposition avait été exclue et les règles du jeu leur ont été toujours favorables. Dans la course aux législatives prochaines, ils font semblant de l’ignorer.



Longtemps endolorie par un contexte à la fois de fièvre et de crise électorale, surtout lors du dernier scrutin présidentiel, l’atmosphère politique semble revenir de très loin. Dans le landerneau national, les partis politiques ont renoué avec la frénésie habituelle et se sont lancés dans une course contre la montre pour les législatives de janvier 2023. Mais ces dernières semaines, on assiste à un inédit méli-mélo et une redistribution des cartes menés tambours battant par les deux (02) partis acquis à la cause présidentielle, l’Union Progressiste, le Renouveau (UP, le Renouveau) et le Bloc Républicain (BR). On constate que depuis le départ de Joseph DJOGBENOU de la Cour Constitutionnelle et son parachutage à la tête de l’ex-UP, l’instant politique et la constance verbale qui va avec est désormais à la fusion, au mariage, à la mise ensemble ou la rupture des alliances.

Du PRD à l’UDBN en passant par le PER et d’autres, le mariage ou le divorce semble devenir la norme pour les deux partis de la majorité présidentielle. Sauf qu’aussi bien du côté de l’Union Progressiste Le Renouveau et du Bloc Républicain, on oublie l’essentiel. Ce qui compte le plus. Si hier, des dispositifs et des outils ont été imaginés et créés pour exclure l’adversaire et conforter leur succès, le contexte qui prévaudra dans le cadre des prochaines élections ne sera plus le même. D’autres variables entrent désormais en ligne de compte et cela, l’UP Le Renouveau et le Bloc Républicain, parce que toujours grisés à tort par l’aura politique du Chef de l’Etat, ne le perçoivent pas. Et à tout point de vue, ils risquent d’en laisser amèrement des plumes surtout que les démons peuvent à tout moment ressurgir.

Les élections législatives du 08 janvier prochain connaîtront la participation effective de l’opposition. Et cette fois-ci, les choses sont bien différentes. Face à la perspective, pour la première fois, réelle et sérieuse, de voir sur la rampe de départ les partis de l’opposition, le vote en faveur de Patrice Talon ou de ses partis ne s’imposera plus comme une évidence – et cela malgré toutes les réserves de sympathie voire d’adhésion à la politique du Chef de l’Etat. Dès lors, le bal des hypocrites et des opportunistes politiques en cours actuellement n’est pas une garantie de victoire. Joseph DJOGBENOU lui-même dans sa lettre aux militants l’a si bien rappelé : « (…) chacun sait qu’aussi nécessaires et importantes qu’elles soient, les adhésions ne font pas, à elles seules, les résultats électoraux », a-t-il écrit avant d’ajouter que « seul le travail acharné, accompli avec humilité saisit l’électeur et le décide à adhérer à l’offre politique qui lui est faite ».

Mais hormis une comparaison cosmétique des forces entre alliés, rien ou presque n’a changé dans la stratégie de l’UP Le Renouveau et le Bloc Républicain. En janvier 2023, le vote sera mu par une volonté de renouveler le personnel politique dont les incohérences, les turpitudes et la longévité ont fini par lasser le citoyen. Il n’y a pas un sondage sur la question mais nombreux sont les citoyens qui ne souhaitent plus le retour des députés à l’Assemblée Nationale. Patrice Talon a donné le top avec la négociation presque subtile de la retraite ou de la sortie de piste de tous les gros animaux de la forêt politique tels que Bruno Amoussou, Idji Kolawolé, Mathurin Nago….C’est un signal qui doit être également pris en compte pour ces partis dits siamois. Mais à trois (03) mois de l’échéance, ils se trompent tous. Sûrement d’époque.
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