Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Troisième mandat pour Patrice Talon ‹‹Le président n’en veut pas» (Porte-parole Gouvernement)

Publié le samedi 25 mars 2023  |  24 heures au Bénin
Coopération
© Autre presse par présidence du Niger
Coopération Niger -Bénin: Visite d’amitié et de travail du Président de la République au Bénin
Le Président de la République, Chef de l`État, SEM Mohamed Bazoum, est arrivé lundi 13 mars 2023 à Cotonou, pour une visite d`amitié et de travail de 48 heures, à l`invitation de son homologue béninois SEM Patrice Talon
Comment


Le Secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a été interrogé, vendredi 24 mars 2023, sur les raisons du silence du Chef de l’Etat Patrice Talon face aux appels à un 3è mandat présidentiel en dépit des verrous constitutionnels. Voici la réponse donnée aux journalistes sur la question.

L’appel à briguer un autre mandat malgré les verrous constitutionnels n’est pas un fait nouveau au Bénin. Selon le porte-parole du gouvernement, vendredi 24 mars 2023, « cet activisme politique saisonnier » a été observé aussi bien sous le régime du feu président Mathieu Kérékou que de l’ex président Yayi Boni. « C’est de la liberté d’expression, c’est de la liberté d’opinion. Autant il y a des gens qui sont contre, autant il y a en qui sont pour et qui ont chacun leurs raisons ».
Quand bien même toute la classe politique appellerait le président Talon à briguer un troisième mandat, ce qui est important à retenir, c’est la réponse du principal concerné. Et là-dessus, le chef de l’Etat Patrice Talon est formel : un second mandat. « Le président Talon, c’est un homme d’honneur. Et vous verrez, vous les observateurs, les commentateurs de l’actualité ; laissez les politiques faire leurs querelles et leurs débats politiques ; mais vous observateurs prenez rendez-vous. Vous verrez comment le président Talon, quand bien-même en 2026, je parie qu’il sera au faîte de la gloire, au faîte de la popularité du fait des réalisations majeures qui seront davantage renforcées, vous verrez comment il sortira par la grande porte. Ce qui va davantage grandir notre pays et l’inscrire définitivement au rang des grandes démocraties parce que l’opinion nationale et internationale retiendra que voilà un président de la République super populaire en fin de mandat qu’on appelle même à prolonger son bail à la tête du pays mais qui décide de se conformer scrupuleusement à ce que la constitution en vigueur à ce moment a prévu. C’est ça qui est le plus important », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji.

Mieux, le Chef de l’Etat ne mettrait pas en œuvre autant de réformes si un troisième mandat était envisagé. « Les réformes, c’est douloureux parce qu’il n’y aucune réforme qui satisfasse tout le monde à la fois. Si vous trouvez ça, c’est que ce n’est pas une bonne réforme », a-t-il justifié.
Respect de la Constitution…
La Constitution a limité à 2 le nombre de mandats présidentiels. Des verrous de limitation de mandats qui ont été renforcés lors de la révision constitutionnelle. « La révision effectuée n’instaure ni une nouvelle République, ni une nouvelle constitution parce que ce sont par ces contorsions que d’autres passent ailleurs, quand ils révisent la constitution, pour dire j’ai droit à un nouveau mandat parce que c’est une ancienne constitution, c’est une nouvelle République. (…) Les textes aujourd’hui ne le permettent pas et le président n’en veut pas ».
A la question de savoir si les députés décidaient de lever les verrous de limitation des mandats à travers la révision de la constitution, le porte-parole du gouvernement répond que si le projet de révision était initiée par les députés de la mouvance, ceux-ci feraient au moins l’amitié de le faire savoir au Chef de l’Etat. Patrice Talon leur répondrait ‘’pas question’’. « Si l’opposition, demain, était majoritaire et décidait de le faire (lever la limitation des mandats à travers une révision constitutionnelle, NDLR), en ce moment il n’y aura pas de contrôle là-dessus. Il (Patrice Talon, NDLR) aviserait », a indiqué le porte-parole du gouvernement.

A en croire M. Houngbédji, ce qui devrait préoccuper, c’est de « travailler plutôt à aider le chef de l’Etat à réussir son second mandat et que ses successeurs puissent porter un peu plus loin l’action qui a commencé aujourd’hui et qui améliore de plus en plus nos conditions de vie, l’aspect général de notre pays. C’est de ça qu’il s’agit ».


Marc MENSAH
Commentaires