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Adjinakou N° 2188 du 20/3/2013

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Report des Communales 2013 : Les maires divisés, le scrutin incertain
Publié le jeudi 21 mars 2013   |  Adjinakou


2è
© aCotonou.com par Serge T
2è Comité de pilotage du programme du développement des savoir-faire municipaux dans l’aménagement des zones inondables et insalubres à Abidjan et Cotonou
Jeudi 21 février 2013. Côte d`Ivoire. Le projet d’aménagement des zones inondables et insalubres de Cotonou et d’Abidjan (PCA) financé par l’Union Européenne et la ville de Paris dénommé Projet Pca tient son 2ème comité de pilotage sous la présidence Nicéphore Dieudonné SOGLO, Maire de la ville de Cotonou et du gouverneur du district d`Abidjan Robert Beugré Mambé.


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C'est désormais un secret de polichinelle, les prochaines élections communales devant conduire au renouvellement des membres des conseils communaux et municipaux dans les différentes communes du Bénin ne pourront se tenir à bonne date. Les dispositions se prennent certes pour légiférer dans ce sens mais les élus communaux et locaux apprécient diversement cette nouvelle donne.

Mars 2008-mars 2013 déjà cinq ans que les Béninois ont été convoqués pour élire les maires et leurs conseillers communaux pour un mandat de cinq ans. A une semaine de la fin de ce mandat, visiblement rien n'est prêt pour la convocation du corps électoral. Même la promesse du chef de l'Etat pour l'organisation à bonne date de ces élections, à l'occasion de son discours sur l'état de la nation en Décembre 2012 devant la représentation nationale n' pas suffit pour remettre les pendules à l'heure. La tenue du prochain scrutin dans les délais prescrits par la loi n'est plus possible. Les raisons fondamentales évoquées, sont de plusieurs ordres. Pour certains, on ne peut envisager des élections communales et locales sans procéder à la correction de la liste électorale permanente informatisée LEPI. Aussi, après le vote de la loi sur l'unité administrative qui a permis de créer d'autres villages et quartiers de villes, les députés tiennent à légiférer pour créer les centres de vote aux fins d'éviter la création des bureaux de votes fictifs à la veille des prochaines consultations électorales. D'ailleurs, pour contourner les difficultés que pouvaient engendrer ce report des élections, les députés vont introduire une proposition de loi pour prolonger le mandat des maires et conseillers présentement en activité. C'est justement au sujet de cette prolongation que les maires concernés ont des avis contraires.


Positions divergentes

Le report des élections communales est apprécié de certains maires qui pensent, que le report permettra une bonne organisation des élections. Pour le maire d'Adjarra, Yaya Saka, la prorogation du mandat des élus à la base n'est pas une mauvaise chose en soi. Selon l'élu local, il faut donner la chance à tous les Béninois de voter puisqu'il s'agit des élections locales. Ainsi, ceux qui sont dans d'autres localités pourront voter dans leur région d'origine pour élire les responsables de leurs communes. Il estime alors que les maires n'ont aucune responsabilité dans le report desdites élections. Position similaire pour le maire de Sakété qui pense que ce report permettra de corriger beaucoup d'injustices. Selon ce dernier, tous les maires ne sont pas rentrés en fonction au même moment, il y en a qui ne termineront leur mandat qu'en 2014. " La prorogation est une chance pour eux de rattraper le retard d'un an qu'a accusé leur installation…. ", pense le maire de Sakété, Raliou Arinloyé. Pour lui, il vaut mieux prendre le temps nécessaire pour corriger la Liste électorale permanente informatisée. Pendant que certains maires se réjouissent de la prolongation de leur mandat, d'autre trouvent que ce report met à mal la démocratie béninoise. Selon le maire de Dangbo, Clément Dona Gnonlonfoun c'est une aberration de vouloir reporter les prochaines élections. " Je dis bien que c'est une bêtise de proroger le mandat des maires. Tout le monde savait qu'on doit organiser les élections municipales, communales et locales en mars de cette année. Et pourtant, ils n'ont pris aucune disposition pour le faire. Au-delà de tout, ces gens-là doivent avoir d'autres idées derrière la tête " Cet avis entièrement partagé par David Zinsou Towèdjè, maire de Zogbodomey, qui estime que le retard dans l'organisation des élections n'est pas une bonne chose, et cela peut devenir la règle à l'avenir. Au regard de ces différentes positions, on observe des avis partagés au sein des élus locaux qui pourtant sont vus comme les premier bénéficiaires de cette décision.


La responsabilité des députés

Pendant que certains élus trouvent juste le report des élections et que d'autres condamnent la situation, il y a une autre catégorie d'élus locaux qui situe les responsabilités et accuse les députés d'être responsables de l'impasse. Pour le maire Innocent Akobi de Bantè, le retard était prévisible. Selon ses explications, des dispositions devraient être prises pour corriger la liste électorale permanente informatisée (Lépi) en vue d'anticiper sur les difficultés auxquelles nous assistons. A l'en croire, la faute incombe aux députés qui n'ont pas su donner priorité aux différentes lois électorales votées. Antoine Hounga, Chef d'arrondissement d'Abomey-Calavi pense que se sont les députés qui n'ont pas fait leur travail. Pour lui ce sont les députés qui doivent mettre en place le cadre juridique devant permettre l'organisation des élections. Si ces derniers n'ont pas accompli leur part de responsabilité, il n'est pas question de s'en prendre aux autorités locales actuelles. Si la plupart des maires condamnent la situation, il faut reconnaitre que cette disposition arrange les élus locaux. Si non attendons de voir ceux qui parmi eux passeront service à leur secrétaire général ou à défaut démissionneront.

Cosme Kèkè

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