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La Nation N° 5921 du 7/2/2014

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Crise sociopolitique au Bénin : l’administration publique toujours paralysée par endroits
Publié le vendredi 7 fevrier 2014   |  La Nation




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Le mouvement de grève déclenché par les Centrales et Confédérations syndicales pour exiger du gouvernement la satisfaction d’un certain nombre de revendications continue de battre son plein. Le constat fait hier jeudi 6 février, dans certaines structures publiques laisse entrevoir le vide. Pendant ce temps, certains services s'acquittent de leurs obligations.

Par Maryse ASSOGBADJO


Le mouvement de débrayage lancé par les Centrales et Confédérations syndicales depuis environ cinq semaines suit son cours, même si quelques services publics n'observent pas le mot d'ordre de grève.
Au ministère du Travail et de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, chargé du Dialogue social (MTFPRAI-DS), tout semble aller pour le mieux.


Les travailleurs sont à leurs postes et les activités se déroulent comme si de rien n’était. «Dans mon ministère, les agents n’observent pas le mouvement de grève», a confirmé le secrétaire général du ministère, Grégoire Marie-Joseph Zinkpè.

Selon ses explications, les travailleurs ont tenu récemment une assemblée générale à l’issue de laquelle, ils ont décidé de ne pas suivre le mot d’ordre de grève. Cette décision a été prise de manière souveraine et les travailleurs l’ont respectée à l’unanimité, a expliqué Grégoire Marie-Joseph Zinkpè.

Le MCRI et certains établissements au ralenti

A quelques mètres de là, au ministère chargé des relations avec les Institutions (MCRI), la consigne est toute autre. Les agents sont pour la plupart à leurs postes. Ils ont décidé de suspendre cette semaine la grève. La semaine prochaine, ils comptent la reprendre car, ils n’entendent pas se désolidariser du mouvement.

«Nous suivons bel et bien le mouvement.
Mais nous avons marqué une pause pour revoir l’organisation en notre sein afin de mieux aguerrir la troupe», a confié le secrétaire général du syndicat des travailleurs du MCRI, Christian Dagba.

Selon lui, les défalcations opérées sur les salaires du mois de janvier dernier par le gouvernement pour fait de grève auraient émoussé l’ardeur de certains militants à la base.
Cette situation explique le ralentissement du mouvement par les travailleurs. Dès lundi prochain, nous reprendrons la bataille, a-t-il menacé.


Les négociations gouvernement-syndicats pour tenter de dénouer la crise sociopolitique se sont soldées mercredi dernier par un second fiasco. «Cela constitue un motif valable pour les travailleurs du MCRI de maintenir la garde», souligne le secrétaire général du syndicat des travailleurs de ce ministère.


Toutefois, a-t-il regretté, la situation sociopolitique que traverse notre pays est un double préjudice qui vient s’ajouter à la lenteur administrative, déjà facteur de sous-développement.
Il déplore que le gouvernement n’ait pas encore pris la mesure de la situation. Selon lui, il serait de bon ton qu'il joue un jeu franc et sincère, afin de sortir le Bénin de cette crise qui n’a fait que trop durer.


Un peu plus loin, à l’Ecole primaire publique Gbégamey-Sud, les activités semblent tourner également au ralenti. Le mouvement de grève est suivi. La plupart des enseignants titulaires sont absents à leurs postes.


Seules quelques classes sont ouvertes. Ici, ce sont les Normaliens, c'est-à-dire les enseignants venus de l’Ecole normale des instituteurs, dans le cadre de leurs stages de professionnalisation, qui sont mis à contribution pour dispenser les cours aux écoliers.


Aussi dans cette école, deux phénomènes s’observent-ils. Il y a d’abord la pénurie d’enseignants depuis la rentrée des classes à ce jour, regrette le directeur du groupe A, Léopold Anani.


Déjà avec cette situation, la plupart des classes sont restées fermées et les apprenants sont répartis dans les autres classes. A cela s’ajoute la grève déclenchée par les Centrales et Confédérations syndicales qui vient fragiliser davantage le système éducatif, poursuit-t-il. La situation, selon lui, risque de perturber le calendrier scolaire.


Les conséquences du mouvement sont immenses et «il urge que les parties concernées empruntent la voie du dialogue en vue de sortir le pays de sa situation actuelle», a-t-il souhaité....

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