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Le Matinal N° 4287 du 12/2/2014

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Bras de Fer Travailleurs - Gouvernement : Tenir ou Périr face à un dictateur
Publié le mercredi 12 fevrier 2014   |  Le Matinal


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Les orientations de Boni YAYI à la nouvelle équipe gouvernementale


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Après la répression sauvage de la manifestation des travailleurs le 27 décembre 2013, le gouvernement de Yayi Boni décide de monter d’un cran dans sa dérive totalitaire en amputant les salaires des jours de grève. Rien d’étonnant à cette décision inique qui illustre bien la politique de la terre brûlée arborée par un régime aux abois qui veut par tous les moyens affamer le peuple pour mieux l’asservir.

Depuis quelques jours, la plupart des fonctionnaires béninois ont connu une grande déception en recevant leur fiche de paie. De Nicéphore Soglo à Mathieu Kérekou, c’est la 1ère fois à l’ère du Renouveau démocratique qu’une défalcation sur salaire pour fait de grève due au motif de défense des libertés démocratiques s’observe.
Et pourtant, c’est vrai. Yayi Boni a osé le faire dans un Etat de droit, dans un pays qui a été pendant longtemps le porte-flambeau de la démocratie en Afrique. Sous Yayi Boni, tout s’effondre, tous les repères de la démocratie sont mis en lambeaux, les uns après les autres. Détruire et réduire à néant les revendications syndicales dans un Etat de droit : c’est le dernier but en date à atteindre par le régime totalitaire de Yayi Boni.

Le hic, c’est que, pour y parvenir, le gouvernement tente , maladroitement, il faut bien le dire, d’enrober la pilule dans un coffret de droit pour mieux la faire passer et se donner bonne conscience. C’est du moins la compréhension qu’il faut avoir des sorties hasardeuses et intempestives des pseudo-juristes qui, ces derniers jours, se sont illustrés dans une opération de communication tous azimuts qui a fini de mettre à nu leur vocation d’avocats du diable qui s’échinent piteusement à défendre l’indéfendable.

A les entendre, le gouvernement est juridiquement fondé à défalquer les jours de grève dès lors que les motifs de ladite grève n’ont aucun rapport avec la privation des libertés ou le non-respect des droits humains. Et c’est précisément là où le bât blesse.
En effet, est-il besoin de rappeler qu’à l’origine de la crise, il y a la manifestation pacifique organisée par les syndicats pour revendiquer l’application des textes relatifs aux garanties de leurs droits ? Faut-il rappeler que cette marche de protestation pacifique a suivi la procédure règlementaire prévue par la loi et a été autorisée par les autorités compétentes ? Il n’empêche !
Sur ordre et avec la bénédiction du gouvernement, les forces de l’ordre se sont livrées à une répression sauvage et aveugle des manifestants parmi lesquels des responsables syndicaux de renom et des blessés graves en sang ont été pris en charge et soignés dans un certain nombre de centres de santé de Cotonou. Dès lors, et au regard de ces faits établis largement diffusés par les médias locaux et internationaux, il est ridicule de vouloir d’une part en contester le bien-fondé ; et d’autre part refuser de valider les conséquences de droit qui en découlent.
Les arguties développées par les pseudo-juristes et autres thuriféraires du régime n’honorent guère notre démocratie, du moins ce qui en reste. Au demeurant, elles déshonorent leurs auteurs qui visiblement à court d’arguments ne savent plus où donner de la tête pour voler au secours d’un régime aux abois qui espère encore s’abreuver du sang des laborieux travailleurs pour étancher sa soif de vengeance.

C’est ici le lieu de rassurer les responsables syndicaux et leur apporter un soutien inconditionnel dans leur lutte pour recouvrer les droits acquis que le gouvernement tente maladroitement de leur retirer. La défalcation des jours de grève brandie par le gouvernement, relativement aux derniers évènements survenus dans notre pays est une tentative d’intimidation vile et haineuse. Et si, par malheur, elle venait à connaitre, ne serait-ce qu’un début d’exécution, ce serait en violation flagrante des règles de droit et des libertés démocratiques chèrement acquises de haute lutte par le peuple béninois épris de paix et de justice.
Dans tous les cas, la balle est dans le camp des travailleurs béninois.

Ou ils baissent les bras sous la contrainte de la faim, au risque de ne plus jamais exister sous quelque gouvernement que ce soit dans le futur, ou ils déclenchent une grève illimitée sans service minimum, étendue au secteur privé. Yayi Boni sera bien obligé de reculer face à ce courage au risque d’abandonner prématurément le pouvoir face à la furie d’un peuple qui a déjà pris goût à la démocratie.

Travailleur béninois, ton combat est démocratique, noble et juste. Ne baisse pas les bras ; c’est ta manière de défendre ta patrie et tu dois aller jusqu’au bout comme à l’ère de tes glorieux parents sous le joug du Prpb.

Par Janvier Yahouédéou

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