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Le Matinal N° 4288 du 13/2/2014

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Campagne cotonnière 2013-2014:L’Exécutif expose les intérêts des producteurs
Publié le jeudi 13 fevrier 2014   |  Le Matinal


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© Autre presse par DR
Le coton


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Jusqu’au 31 janvier 2014, le coton béninois est encore dans les champs. Dans plusieurs villages de l’arrondissement de Founougo, Commune de Banikoara, le constat est très décevant et annihile les efforts des producteurs.


Les producteurs de coton peuvent-ils se tirer d’affaire au cours de cette campagne 2013-2014 ? La réponse est difficile à donner. Madame le ministre de l’agriculture a reconnu récemment au cours d’une de ses tournées dans le bassin cotonnier, que l’or blanc traîne encore dans les champs. Un tour à Banikoara et précisément dans l’arrondissement de Founougo le 31 janvier, a permis de confirmer ce constat. De Founougo A, Founougo B, Kokéra à Kandèrou, les tas de coton sont visibles dans les champs. Ce sont de très gros tas qui témoignent d’une bonne production et d’une bonne récolte. Ce coton n’est pas encore acheminé vers les lieux de commercialisation. C’est à ces endroits que le coton est pesé et acheté par le gouvernement. En temps normal, jusqu’à la fin du mois de janvier, le coton n’est plus dans les champs. Les feux de brousse tardifs et la mouille peuvent le consumer ou en altérer la qualité. A pareil moment, il ne reste même plus de grandes quantités de coton sur les lieux de commercialisation. Mais c’est tout à fait le contraire. Pour madame le ministre de l’agriculture, Fatouma Djibril, cet état de chose se justifie du fait, d’une part, de la méfiance des producteurs qui ne veulent pas convoyer leur coton vers les aires de stockage finales où se font les commercialisations. Et d’autre part, des difficultés liées à l’indisponibilité des sacs d’emballage du coton égrené. Seulement, il est étonnant de savoir que depuis deux saisons que l’Exécutif a pris la direction de la filière coton, en dessaisissant l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), il n’est pas parvenu à maîtriser le système de la filière de l’or blanc. Et pourtant, c’était la raison essentielle de la reprise par le gouvernement de la gestion de la filière. Accompagner les producteurs afin qu’ils puissent tirer le maximum de profit de leur peine.

Un aveu d’impuissance

Lorsqu’on décrète une culture de rente, filière, c’est qu’on maîtrise toutes les étapes de sa production. De la matière première jusqu’au produit final pour la commercialisation en passant, le cas échéant, par les transformations. L’Exécutif, avant de dessaisir les professionnels de la filière, devrait s’assurer qu’il connaît la filière et qu’il n’a pas d’excuses à faillir dans cette entreprise. Tous les paramètres concourant à l’égrenage sont connus. Mais lorsqu’on peine à solutionner les problèmes élémentaires de la filière, et qu’on tente de justifier avec des arguments peu convaincants, on fait un aveu d’impuissance. Le gouvernement ne savait-il pas que les égreneurs ont besoin de sacs pour emballer les fibres ? Ne connaît-il pas les préalables dont ont besoin les transporteurs et les usines d’égrenage pour une bonne campagne ? Et si les producteurs continuent de se méfier d’eux-mêmes de mettre en commun leurs productions, malgré la prise en charge de la filière par le gouvernement, il y a matière à s’interroger. Pourquoi ne leur a-t-il pas donné l’assurance nécessaire à ce sujet ? Tout ceci entre dans le cadre opérationnel de la gestion de la filière coton quand on a fini de relever les défis de mise à disposition des producteurs des intrants : herbicides, pesticides et engrais.

Jean-Claude Kouagou Gaani, marketing politique ?

La Gaani est un rendez-vous culturel et identitaire annuel du peuple Bariba, qu’il soit « Baatonnu Tiiti », c’est-à-dire Bariba typique et originel ou Wassagari, c’est-à-dire acquis ou façonné par la tradition Baatombu. La Gaani se déroule dans la cité royale de Nikki, berceau du royaume des Bariba et apparentés. L’organisation régulière de la Gaani, est devenue institutionnelle au point où des touristes étrangers y vont découvrir la richesse culturelle d’une civilisation dont les ramifications s’étendent à Boussa au Nigeria. La Gaani est en somme une grande fête culturelle. Tous les cadres qui se retrouvent à travers la tradition Baatonnu, font des efforts pour s’y rendre afin de se ressourcer. Seulement, en plus de ces cadres, ayant-droits, la Gaani offre aujourd’hui une opportunité de shows politico-médiatiques. Au-delà des princes Bariba, (qu’importe leur statut social et politique), qui renouvellent leur allégeance au Roi suprême, le Sina-Boko, on assiste depuis quelques années à une présence remarquable des hommes et institutions politiques ; l’Assemblée nationale et l’Exécutif. A l’invitation d’un premier ministre porteur d’une ‘’ bonne nouvelle’’ (un peu d’argent) pour l’Afrique, le président Yayi Boni, peut choisir de ne pas assister à la fête des religions endogènes du 10 janvier. Même si elle se déroule à Ouidah, (une trentaine de km de Cotonou) et cité de ses beaux parents, ou à Calavi, à une quinzaine de kilomètres de sa résidence. Cependant, il ménage toujours son agenda pour prendre part aux festivités de la Gaani, à Nikki, situé à plus de 500 km de Cotonou. Mieux, l’Exécutif participe depuis peu, à la mobilisation du budget de l’organisation de la Gaani. Depuis lors, les choses ont changé, et il est réservé au Chef de l’Exécutif, l’accueil qu’il souhaite. En 2008, il avait été méprisé par les populations qui se sont foutus royalement de sa présence. Car, traditionnellement, devant le Sina-Boko, il n’y a plus à reconnaître un autre Chef. En dehors du Chef de l’Exécutif, et ce depuis 2012, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, saisit toujours l’occasion pour se rendre à la Gaani. En 2013, avec son guide, Djibril Mama Débourou, il a passé 4 jours dans le Borgou au détour de la fête de la Gaani. Plus qu’une fête des ‘’propriétaires’’, la Gaani est devenue un enjeu et une occasion de marketing politique.

JCK

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