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La Nation N° 5927 du 17/2/2014

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Crise sociale au Bénin : Les syndicats menacent d’intensifier leur mouvement de grève
Publié le lundi 17 fevrier 2014   |  La Nation


Marche
© aCotonou.com par TOP
Marche de protestation des organisations syndicales contre la violation des libertés publiques
Vendredi 27 Décembre 2013 : La marche des organisations syndicales pour protester contre la situation socio-économique est réprimée par les forces de l’ordre Photo : (En gilet) Dieudonné Lokossou, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats Autonomes et Pascal Todjinou, Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (En chemise verte)


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Outre sa reconduction, le mouvement de débrayage qui secoue l’appareil administratif de l’Etat, depuis mardi 7 janvier dernier, risque de se radicaliser davantage à partir de demain. C’est au cours du meeting auquel ils ont été conviés par les responsables des Confédérations et Centrales syndicales, samedi 15 février dernier à la Bourse du travail, que les travailleurs ont décidé de mettre cette menace à exécution.

Par Maurille GNASSOUNOU

Les travailleurs regroupés au sein des organisations syndicales signataires des motions de grève en cours depuis mardi 7 janvier dernier, ne démordent pas. En témoignent la mobilisation et l’engagement dont ils ont fait montre au cours du meeting qui a été organisé à leur intention, samedi 15 février dernier à la Bourse du travail à Cotonou. C’est pour la première fois d’ailleurs qu’ils se sont retrouvés depuis leur marche du vendredi 27 décembre 2013 et le déclenchement de leurs mouvements de grève, mardi 7 janvier dernier.
Pour le secrétaire général de la CSA-Bénin, Dieudonné Lokossou, il s’agira à la sortie dudit meeting, de mettre les travailleurs au même niveau d’information. «L’objectif est de mobiliser les travailleurs autour de la nécessité pour eux d’exiger la satisfaction de leurs revendications. Il ne faudrait pas qu’il y ait des confusions dans leurs esprits», a-t-il précisé. Avant lui, c’est le secrétaire général de la CGTB, Pascal Todjinou, qui a porté à leur connaissance que la grève, jusqu’à nouvel ordre, devrait se poursuivre pour s’intensifier à compter de demain mardi 18 janvier. Si rien n’est fait, a-t-il averti, elle embarquera alors les sociétés d’Etat telles que la SBEE, la SONEB, le Port autonome de Cotonou, la SEBEMAP, Bénin Télécoms S.A., l’ASECNA, la SODECO, la SONACOP. N’admettant pas que les libertés fondamentales qu’ils ont conquises soient remises en cause, le secrétaire général de la CSTB, Paul Essè Iko, annoncera que le gouvernement est en train de monter un complot contre les travailleurs. «Le gouvernement cherche par tous les moyens à impliquer la Cour constitutionnelle, pour prouver que notre mouvement de grève est illégal», a expliqué le secrétaire général de la CSTB. «Tant qu’il n’y aura pas le relèvement du préfet Placide Azandé et du commissaire central de la police de Cotonou, Pierre Agossadou de leurs postes, la rétrocession des sous défalqués, la grève continue de façon tacite mardi, mercredi et jeudi», a-t-il insisté.
Faisant la genèse du mouvement qui, au départ, vendredi 27 décembre 2013, visait à exiger le respect des libertés des travailleurs, à réclamer l’annulation du dernier concours de recrutement organisé au profit du ministère de l’Economie et des Finances, ainsi qu’à s’insurger contre les problèmes d’insécurité grandissante dont les résultats des enquêtes n’ont jamais été connus jusqu’ici, Dieudonné Lokossou a indiqué qu’il n’était pas question de faire la grève. «N’eût été sa répression par la Police, sous prétexte que le préfet de l’Atlantique et du Littoral l’a interdit, nous n’en serons pas arrivés à cette situation», a-t-il déploré. Selon lui, la grève est un droit constitutionnel et celle que les travailleurs observent présentement n’a aucun caractère politique et n’est pas dirigée contre le chef de l’Etat et son gouvernement. «Depuis que nous avons commencé les négociations, nous n’avons pas avancé sur un seul point de nos revendications. Le gouvernement nous fait tourner en rond et finit par nous proposer un moratoire de 3 mois», a déploré Dieudonné Lokossou, avant d’exhorter les travailleurs au courage et à la ténacité.
La secrétaire générale adjointe de la COSI-Bénin, Basilia Odjougbé Ahouansou et le secrétaire général de la FESYNTRA-Finances, Laurent Mètognon abonderont aussi dans le même sens. Qualifiant de dilatoire le moratoire proposé par le gouvernement, la restitution des fonds défalqués des salaires ne saurait être, selon eux, négociable.

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