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La Nation N° 5933 du 25/2/2014

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Deuxièmes états généraux de la presse béninoise : Et maintenant le renouveau ?
Publié le mercredi 26 fevrier 2014   |  La Nation


Deuxièmes
© aCotonou.com par TOP
Deuxièmes Etats Généraux de la Presse Béninoise
19 et 20 Février 2014, Cotonou : La presse Béninoise tient ses deuxièmes états généraux


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En trois jours comme en mille, il est possible de mener le débat sur la vie de la presse nationale et d’envisager les perspectives de son essor.

Les 2es états généraux de la presse béninoise ont choisi, pendant trois jours, de revisiter le chemin parcouru depuis les premières assises du genre en 2002, d’appréhender les réalités actuelles et, surtout, de scruter l’horizon pour voir comment le rend attrayant.

Mais, reste maintenant le plus dur : l’engagement des acteurs des médias eux-mêmes et leur sens de responsabilité.


Certains auraient bien voulu que ces assises durassent plus de trois jours. D’autres encore que tel ou tel débat bénéficiât de plus de temps. Mais entre les questions d’approche et de méthode, le débat a eu lieu. Il ne suffit pas de cela pour dire pompeusement, selon la formule célèbre du professeur Albert Tévoédjrè passée à la postérité, « Nous avons vaincu la fatalité ».

D’ailleurs, les professionnels des médias, qui ont pris part à ces deuxièmes états généraux de la presse béninoise, se gardent bien de tout triomphalisme. Signe qu’ils ont conscience que le plus dur n’était pas de tenir les assises. S’il ne suffisait que de cela en effet ! Le plus dur, ce sera indubitablement la suite et l’usage que nous ferons des recommandations issues de ces trois jours de réflexion et de partage.

Une première erreur à ne pas commettre serait de penser que notre bonheur dépend des autres, des politiques notamment.

Là-dessus, nous devrions avoir conscience que c’est notre action, notre pression, notre diplomatie, notre lobbying qui permettront d’obtenir des décideurs politiques, les aménagements pour l’environnement juridique, et autres allègements au plan fiscal sans oublier la mise en place d’aides conséquentes.

Dans ce cadre, les associations professionnelles des médias auront un rôle de premier plan, renforcées en cela par les neuf membres du Comité de suivi mis en place. Ce devrait donc être à eux d’imprimer le rythme.

Sens de responsabilité

Ensuite, une grosse part de responsabilité revient aux associations elles-mêmes et, partant, aux professionnels. La promotion d’une meilleure gouvernance, la mise en œuvre de la Convention collective aux fins de favoriser l’épanouissement des acteurs des médias, sont d’abord de la responsabilité des associations.

C’est ce qui traduira leur volonté de promouvoir le renouveau de la presse béninoise. Certes, les appuis conséquents de l’Etat au développement de l’entreprise de presse peuvent y contribuer énormément. Un Etat, représenté notamment par l’Exécutif et le Législatif, dans le contexte actuel, dont les acteurs devront bien se garder de considérer que pour avoir fait leur devoir, la presse devra forcément leur tresser des lauriers et les porter en triomphe.

Des acteurs qui, pour montrer qu’ils ont de la grandeur d’âme devraient juste, s’ils font ce qu’attendent les acteurs des médias, ne rien attendre en retour au plan personnel ; mais simplement que la presse béninoise joue son rôle en contribuant davantage au développement du pays ; la presse de service public devant davantage être vue comme une propriété de tout le Bénin et non des pouvoirs qui passent.

Cela passe par davantage de liberté pour dénoncer les faiblesses des gouvernants, plus de conscience professionnelle pour éduquer le peuple et élever son niveau d’appréciation ; plus de responsabilité aussi pour ne pas se croire tout permis.

Et c’est ce sens de responsabilité qui sera encore requis si, comme demandé, le Fonds d’Appui au Développement des Médias advient effectivement ; afin que les ressources substantielles qui y seraient injectées soient utilisées à bon escient. Idem en ce qui concerne l’appui aux organes audiovisuels pour le passage au tout numérique, etc.

Et c’est la conjugaison de ces facteurs qui devrait, semble-t-il, concourir au renouveau de la presse béninoise. Une presse animée par un personnel épanoui et bien formé.

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