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Le Matinal N° 4298 du 27/2/2014

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Paralysie de l’administration publique : Yayi et le silence suicidaire
Publié le jeudi 27 fevrier 2014   |  Le Matinal


Ouverture
© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA
Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo : Boni Yayi, président du BENIN


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Le Chef de l’Etat Yayi Boni tarde toujours à recevoir les syndicalistes pour un dénouement rapide de la fronde sociale. Les choses avancent à son rythme, mais l’implication personnelle de l’homme fait défaut pour accélérer les choses.

Vu la situation actuelle, tout le monde s’accorde à reconnaître que le Chef de l’Etat est un acteur essentiel dans le dégel de la crise.

Toutes les cartes s’épuisent avec un début fébrile d’issue mais la main forte qui va f aire bouger les choses manque toujours dans ce bras de fer interminable. Les finances sont assiégées, les malades souffrent doublement, les apprenants sont sans éducation, la justice est bloquée l’horizon est sombre. Si les choses en restaient là, on risque pire. Tout le monde en est conscient et il parait redondant de le rappeler.

La situation s’empire et le Chef de l’Etat devra vraiment aider ses émissaires à vite sortir de la ‘’galère’’. Sur un autre plan, il y a une crise de confiance qui fait reculer les partenaires sociaux. A entendre beaucoup, ils affirment que les décisions prises en présence du Chef de l’Etat ont des chances d’aboutir que celles prises par ses émissaires qui iront lui rendre compte. Un acte pris en sa présence aura, selon certains syndicalistes, plus d’effets que tout autre qu’il pourra ignorer avoir vu. beaucoup souhaitent négocier en sa présence.

L’écoute et la disponibilité

Il semble que les revendications étalées font peur. La question taraude les esprits et on se demande par où passer. Qui livrer en pâture pour assouvir le désir de vengeance des travailleurs ? Que seront les impacts de pareilles décisions ? Autant de questionnements pratiquement sans réponse. L’équation est difficile à résoudre. Mais est-ce qu’il s’agit vraiment d’une équation ? Non a priori. Il s’agit d’une situation difficile qui peut être maîtrisée avec un brin de diplomatie.

Et en la matière, le Président Mathieu Kérékou semble en détenir le secret. Le Chef de l’Etat peut facilement passer l’épreuve s’il emprunte le tact et la doigtée de son prédécesseur. Les travailleurs sont des humains et s’ils demandent le limogeage des deux cadres de l‘Administration, c’est surement par souci de pression.

Prendre mot pour mot cette revendication et perdre de vue ce désir d’écoute qu’il manifeste peut paraître une erreur. La seule personne qui peut les amadouer et les amener à calmer le jeu, c’est encore et avant tout le Chef de l’Etat. Comprendre très vite cela peut permettre d’avancer dans le débat. La lecture qui consiste à soupçonner en tout temps et en tout lieu, une tentative d’affaiblissement ou de déstabilisation du pouvoir peut paraître fausse. Le dialogue reste en l’espèce la clé et le Chef de l’Etat, le dernier rempart. Tout silence peut être suicidaire.

H.A

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