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La Nation N° 5942 du 10/3/2014

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Echanges de la présidente de la l’AFJB avec les jeunes et les femmes à Parakou : Marie-Elise Gbèdo sensibilise contre les violences faites aux femmes
Publié le lundi 10 mars 2014   |  La Nation


Marie-Elise
© Autre presse par DR
Marie-Elise Gbèdo, Présidente de l`Association des Femmes Juristes du Bénin


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La présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin (AFJB), Me Marie-Elise Gbèdo, a animé le week-end dernier à Parakou, une série de séances de sensibilisation dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme. Les violences basées sur le genre, le renforcement des capacités des femmes pour leur autonomisation et autres sujets de société étaient au cœur de ses échanges avec les jeunes et femmes de la cité des Koburu.



Par Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori


«L'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain, et ses probabilités de bonheur». Cette assertion de Stendhal trouve tout son sens dans le combat de Me Marie-Elise Gbèdo pour la dignité et l’épanouissement de la femme. Après ses expériences au gouvernement, la présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin renoue de plus belle avec son engagement pour l’émancipation de la gent féminine.
Vendredi 7 et samedi 8 mars derniers, jeunes, hommes et femmes se sont mobilisés pour l’écouter sur plusieurs sites à Parakou. Du CEG Hubert K. Maga au Foyer des jeunes filles de Guèma en passant par le Club RFI de l’Institut français, les messages de celle qu’on appelle affectueusement «Amazone» n’ont guère varié. Information et sensibilisation des populations sur les dispositions du Code des personnes et de la famille, de la loi sur les mutilations génitales féminines, de la loi sur le harcèlement sexuel, sur les infections sexuellement transmissibles (IST/VIH/Sida), les grossesses non désirées en milieu scolaire, l’autonomisation financière des femmes pour une meilleure participation aux charges du foyer et au développement de la nation; encouragement et renforcement des capacités des femmes candidates pour une participation massive aux prochaines élections communales, municipales et locales, tels sont les points autour desquels se sont déroulés les échanges, dans une ambiance bon enfant.
A chaque étape, l’ancien ministre connu pour son langage de vérité et de liberté surtout son intransigeance vis-à-vis des abus dont sont victimes des femmes, n’a pas hésité à appeler les choses par leur nom, même en face des jeunes élèves du CEG Hubert Maga qui, dit-elle, savent déjà tout.
Loin de monter les femmes contre les hommes, ses actions visent à montrer les méfaits des pratiques dégradantes récurrentes sur les femmes et sur la société en général, a souligné Me Marie-Elise Gbèdo. Elle n’a pas manqué d’insister sur la nécessité pour les femmes de se battre pour non seulement se prendre en charge afin de parvenir à arracher la place qui est la leur dans la société.
Pour ce faire, elle exhorte les filles et les femmes à reconnaître leurs droits et à dénoncer les violences qu’elles subissent, tout en rassurant qu’elles peuvent compter sur le soutien et l’aide sans désemparer de l’Association des femmes juristes du Bénin pour les investigations et les poursuites des auteurs des violences basées sur le genre suivant le système judiciaire en vigueur.
Et les témoignages des filles et des femmes durant cette tournée ont ému plus d’un et ont fait couler même des larmes à d’autres. «Les hommes doivent apprendre à maîtriser leurs nerfs, eux qui ont plus du muscle que les femmes, même si on les provoque», a suggéré Marie-Elise Gbèdo.

Soutenir les femmes

Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation, dit l’adage; et éduquer une femme et éradiquer la pauvreté, vont de pair, à en croire la présidente de l’AFJB. Ce sont deux objectifs qui se renforcent mutuellement et c'est l'affaire de tous. Il s'agit de lutter contre les stéréotypes qui enferment hommes et femmes dans des rôles sexués et de lever les contraintes à «une véritable émancipation de nos filles, nos sœurs et nos mères», a-t-elle laissé entendre.
Pour soutenir l’éducation des filles, elle a procédé, dans la soirée du samedi au Foyer des jeunes filles de Guèma, à la remise de cadeaux composés de tee-shirts, de casquettes, de son livre «Le destin du roseau», aux deux premières de chaque classe.
«La femme est un acteur de développement durable au même titre que l'homme et il faut lui donner sa place dans toutes les institutions de notre société et plus spécifiquement dans les instances de prise de décision», a souligné Me Marie-Elise Gbèdo. «L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous», a-t-elle rappelé, allusion faite au thème de la 19e édition de la journée internationale de la femme célébrée samedi 8 mars dernier.
Fort de cela, elle encourage vivement la candidature des femmes et surtout le soutien des femmes à leurs consœurs aux prochaines élections communales et municipales, tout en réitérant son ambition à elle-même de devenir un jour présidente de la République. Des propos accueillis à chaque fois avec un hourra approbateur par les femmes, mais qui ne lui avaient pas apporté un soutien franc et massif lors des expériences de l’amazone candidate aux élections présidentielles de 2001, 2006 et 2011.
Celle de 2016 sera-t-elle enfin la bonne occasion? En tout cas, tout en comptant sur les femmes et les hommes, Me Marie-Elise Gbèdo y croit dur comme fer.

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