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La Presse du Jour N° 2089 du 11/3/2014

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Gestion calamiteuse de la campagne cotonnière 2013-2014 : la preuve que Talon avait l’expertise qui manque au gouvernement
Publié le samedi 15 mars 2014   |  La Presse du Jour


Fatouma
© Autre presse par DR
Fatouma Amadou DJIBRIL au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche


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La filière coton connaît des difficultés au Bénin. Les statistiques tenues par des structures impliquées dans la gestion de la filière coton ne disent pas le contraire. Mieux, elles révèlent que courant mars 2013, plus de 231.000 tonnes de coton graine ont été réceptionnées et égrenées dans toutes les usines qui avaient participé à la campagne cotonnière.

Un an plus tard, ces mêmes statistiques révèlent que ce sont seulement 178.000 tonnes environ de coton qui ont été réceptionnées, dont 109.000 tonnes réellement égrenées, et le reste, soit environ 69.000 tonnes de coton graine stockées contre 0 tonne en 2012-2013.
Pas besoin d’être spécialiste pour se rendre compte que les performances de l’année dernière sont loin d’être atteintes et que la campagne bat visiblement de l’aile.

Tenez, le 12 février dernier au Palais de la Marina, en présence des acteurs de la filière et des maires, le président Boni Yayi avait décrété l’opération « Une semaine pour la fin du ramassage du coton dans la zone Centre-Sud Bénin et, deux semaines dans la zone Nord Bénin » pour sauver le coton des pluies précoces, avec un déploiement d’environ 4.000 hommes en uniforme.

A ce jour, soit pratiquement quatre semaines après, le ramassage n’est toujours pas achevé dans la zone Centre-Sud. Pour le Nord, loin s’en faut, encore que des aléas divers ont été constatés, réduisant ainsi les prévisions.
Tout ceci n’augure rien de bon quant aux résultats à la fin de la campagne que beaucoup n’hésitent pas à qualifier de catastrophique.

Autre preuve, sans compter les charges afférentes à ce déploiement des hommes en uniforme et qui augmentent au fil des jours, les charges de stockage pourraient s’évaluer, selon les spécialistes, à environ un milliard de Fcfa environ. Et ne parlons pas des risques afférents au stockage (vol, mouille du coton, dégradation de la qualité..) qui avaient amené les professionnels de l’égrenage à bannir à tout jamais cette pratique depuis plusieurs campagnes.


Qu’est-ce qui peut expliquer ce gaspillage voulu et ces contre-performances enregistrées , alors que c’est le gouvernement lui-même qui organise la campagne avec tous les moyens possibles (réquisition des usines de la Sodeco au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, déploiement des militaires, mise à contribution des maires, déploiement de tous les ministres sur le terrain…)?


La réponse, selon les observateurs, est toute simple: la mise à l’écart des cinq usines du groupement Ica qui, selon les spécialistes, ont une capacité de 140.000 tonnes. La preuve en est que pour le compte de la campagne de 2012-2013, en pareil moment de l’année 2013, les usines du groupement Ica à elles seules avaient déjà réceptionné et égrené environ 70.000 tonnes de coton. Le Ministère de l’agriculture et la Sonapra disposent de ces données. C’est donc en connaissance de cause que Idrissou Bako,Dg Sonapra désigné coordonnateur des usines de la Sodéco et, Fatouma Amadou Djibril Ministre de l’agriculture, ont manœuvré pour écarter les usines du groupement Ica.


Mais vaille que vaille, malgré les conséquences, le Gouvernement de Boni Yayi poursuit dans sa logique et persiste dans son acharnement contre Talon qui passe pour l’opérateur économique qui s’y connait le mieux dans la filière coton dans laquelle il investit et s’investit depuis des décennies.

L’on se demande aujourd’hui au vu de tout ce qui se passe, ce qui peut bien empêcher le Gouvernement de revoir sa copie, pour sauver les meubles
A qui profite réellement toutes ces décisions du Gouvernement dans la gestion de la filière cotonnière, se demande-t-on ? A Idrissou Bako ? Au Ministre Fatouma Amadou Djibril ? A Yayi ? Au peuple béninois ?
Que nous réserve encore le Gouvernement dans les prochains jours? L’avenir nous le dira certainement.


Jujior Fatongninougbo

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