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Adjinakou N° 2380 du 6/2/2014

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Lutte contre les tracasseries er rançonnements routiers: Une mission difficile pour François Houessou
Publié le mardi 15 avril 2014   |  Adjinakou


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© Autre presse par DR
M .François Houéssou, ministre béninois de l`Intérieur, de la sécurité publique et des Cultes.


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Le Conseil des ministres de ce mercredi 9 avril 2014 s'est penché sur les actes de rançonnements dont sont victimes les usagers de la route lors des contrôles routiers le long du corridor Cotonou-Malanville. D'importantes décisions ont été prises pour réduire les tracasseries et la corruption sur cet axe routier.

En vérité, ce n'est pas pour la première fois que de pareilles décisions sont prises au Bénin sous la gouvernance de Boni Yayi. Au regard des échecs des précédents ministres de l'Intérieur dont Armand Zinzinnonhoué et Benoit Dègla, on est bien en droit de se demander Si le ministre François Houessou a les moyens de relever ce grand défi du régime Yayi.

Le 9 avril 2014, la séance hebdomadaire du Conseil des ministres s'est penchée sur plusieurs sujets d'intérêt national, dont celui lié aux tracasseries sur le corridor Cotonou-Malanville. En effet, selon le relevé du Conseil des ministres, des actes graves de tracasseries et des rançonnements existent et ont pour victimes, des citoyens nigériens et béninois lors des contrôles routiers le long du corridor Cotonou-Malanville.

En se préoccupant de ces actes décriés depuis des années malgré l'existence de décisions et dans le cadre de la lutte contre la corruption qui sévit sur nos voies, le Conseil des ministres a décidé de réduire à trois, le nombre de postes de contrôle routier sur l'axe Cotonou-Malanville et de rendre obligatoire le port de macaron d'identification des éléments de forces de défense et de sécurité déployés sur tous les axes routiers à savoir, gendarmes, policiers, douaniers, agents des eaux et forêts.

Ce sont des décisions qui visent à faciliter le trafic aux usagers de la route et en particulier, ceux des pays de limitrophes dont le Niger. Des instructions fermes ont été données aux responsables des secteurs concernés, en vue de faire appliquer ces mesures prises.

Des décisions sans suite

Depuis 2006, le gouvernement de Boni Yayi a toujours pris des initiatives en vue de réduire les tracasseries routières au Bénin. Et les ministres qui se sont succédés à la tête du ministère de l'Intérieur, ont exécuté à leur guise, ces décisions issues du Conseil des ministres.

Sous la gestion des ministres Armand Zinzinnonhoué, Benoit Dègla, pour ne citer que ceux-là, des décisions du genre ont été prises pour alléger la tâche aux usagers sur les routes. Mais au finish, aucune mesure règlementairement décidée en Conseil des ministres n'a jamais été respectée à la lettre par les membres du gouvernement et les responsables en charge de ce secteur. Et les transporteurs avec à leur tête Claude Quenum et Abdoulaye Ibrahim, et autres usagers de la route ont toujours été là pour ramener ces membres du gouvernement à l'ordre, mais en vain.

Des chances minces

Depuis la prise du décret N°2013-546 du 24 décembre 2013 portant réglementation des postes de contrôles routiers sur les corridors en République du Bénin, les transporteurs ont appelé à son application.

Ce qui n'a pas encore été le cas, raison pour laquelle, les menaces sur le transport routier en général sont brandies. Leurs dernières manifestations donnaient au gouvernement, la date du lundi 14 avril 2014 pour se pencher sur leur cas, étant donné qu'ils n'étaient pas au parfum de cette décision du gouvernement du 9 avril dernier. Selon eux, ce texte constitue l'arme qui leur permettra de combattre sur le terrain la création anarchique des postes de contrôles routiers et de mettre fin aux traitements inhumains que subissent au quotidien les conducteurs et transporteurs de la part des hommes en uniforme.

L'article 3 de ce décret dispose clairement que le nombre de postes de contrôles conjoints pour les principaux corridors est limité à trois postes pour chacun des axes Cotonou- Malanville et Cotonou-Porga, et à un par poste sur les axes Cotonou-Hillacondji, Cotonou-Kraké et Cotonou-Igolo.

A présent que le gouvernement a pris d'autres mesures pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur les axes routiers du Bénin, le ministre de l'intérieur, François Houessou est chargé en grande partie de mettre en application ces mesures. Fera-t-il exception dans la mise en œuvre totale des décisions ou va-t-il suivre les pas de ces prédécesseurs ? Attendons de voir.


Gathum Gbaguidi

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