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Le Matinal N° 4337 du 24/4/2014

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Crise dans une structure de Microfinance à Natitingou : Les clients de Ccec-Bénin crient à la spoliation (Le phénomène d’Icc-services règne toujours sous Yayi)
Publié le vendredi 25 avril 2014   |  Le Matinal




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La Coopérative chrétienne d’épargne et de crédit (Ccec) de Natitingou est une structure qui fonctionne presque comme Icc-services et consorts. Bientôt un mois que l’agence de Natitingou est fermée pour raison de difficulté de trésorerie. Le personnel est introuvable laissant dans le désarroi total de nombreux épargnants. Une situation qui rappelle à notre mémoire le scandale Icc-services qui a éclaté sous le régime Yayi Boni.


Le Chef d’agence et ses collaborateurs sont recherchés par de nombreux clients abonnés à la Ccec-Bénin. Mais ils sont introuvables. Des attroupements des clients s’observent presque tous les jours devant le siège de cette structure à Natitingou. Toutes les démarches pour rencontrer leurs interlocuteurs habituels exerçant au sein de cette institution sont restées vaines. Ils répondent rarement aux appels téléphoniques de quelques clients victimes. Aucun communiqué officiel, encore moins, une affiche ne renseigne personne tout au moins pour apaiser les épargnants inquiets et en colère. La tension est vive chaque jour dans le rang des populations qui commencent d’ailleurs par perdre espoir. Les clients ne sont plus sûrs de récupérer leurs épargnes. L’angoisse et le souci sont perceptibles sur les visages. Ils craignent d’être victimes d’une spoliation. Certains d’entre eux, comparent l’agence Ccec de Natitingou à Icc-services. La mauvaise gestion de la coopérative chrétienne, à travers un détournement des fonds serait à l’origine de la crise. D’après nos informations, des démarches sont en cours actuellement pour saisir la justice.

Réaction du Chef d’agence

Selon M. Martial Meignigbessou, chef d’agence Ccec-Bénin à Natitingou, tout entrera dans l’ordre très bientôt. Il a fait comprendre que la situation actuelle que traverse Ccec-Bénin à Natitingou est due à la démission des agents collecteurs sur le terrain. Un compte rendu de la situation aurait été déjà fait à l’administration provisoire sise à Cotonou. Des dispositions seraient entrain d’être prises pour le règlement définitif de la situation pour le bonheur des épargnants.

La réaction de Didier Kakpo, Administrateur provisoire du Ccec

« Si on a fermé l’agence, c’est parce qu’il y a disfonctionnements. C’est pour cette raison que le chef d’agence de Ccec de Natitingou est rentré sur Cotonou. Et c’est souvent ce que nous faisons, étant donné que la maison a des difficultés aujourd’hui. Dès qu’il y a problème là-bas, nous les amenons, nous les examinons et nous conseillons. Ensuite, ils repartent pour satisfaire la clientèle. On a des impayés sur le terrain qu’il faut recouvrer. Nous avons également l’épargne de nos clients. Dès que la situation tangue un peu, lorsque la trésorerie a des difficultés, on demande à notre représentant, c’est-à-dire les chefs d’agence de venir à Cotonou et nous revoyons la situation afin de savoir combien il faut débloquer et envoyer pour satisfaire les épargnants et assurer le recouvrement des impayés. Si l’agence est fermée, c’est parce qu’il y a deux agents collecteurs qui ont démissionné et le chef d’agence s’est retrouvé seul. Il est obligé de revenir à Cotonou. Nous sommes entrain de faire les travaux techniques pour lui permettre de repartir. On va voir clair dans la situation des épargnants et il va repartir là bas et commencer par payer les épargnants. Donc, Ccec Natitingou n’a pas fermé ses portes. Si tout le personnel était au complet, on n’allait pas fermer l’agence. Ccec est sous administration provisoire. Et s’il en est ainsi, c’est parce qu’on a des difficultés de trésorerie. Et dans ce cas, on règle le problème au cas par cas. On va travailler sur les documents, la liste des épargnants et voir combien lui donner pour qu’il aille payer les gens ».
Institution de micro finances, la Coopérative chrétienne d’épargne et de crédit (Ccec) existe depuis 1997. Elle a son agrément d’exercice des activités de collecte, d’épargne et d’octroi de crédit du ministère des finances depuis janvier 2004 par l’arrêté N°0009/Mef/Dc/Microfin et enregistré sous le N° L.002.0012A du 14 janvier 2002.

Hervé Yotto et Claude Ahovè

Icc-Services bis : Encore des chrétiens à la manœuvre

Le scandale Icc-services, nom de la plus grande structure de placement d’argent ayant spolié des milliers de Béninois a été l’œuvre des chrétiens. Les responsables étaient des dignitaires d’une église de grande renommée de ce pays et agissaient sous couvert d’Ong. Il y avait des pasteurs parmi eux, et nombreux entretenaient des relations avec les autorités au sommet de l’Etat. C’est dire donc que c’est le cercle des amis chrétiens de Yayi Boni qui avait organisé cette arnaque nationale à grande échelle. Ce qui se passe actuellement à Natitingou ne doit pas être pris à la légère. Tout avait commencé avec Icc-services de la même façon avant de prendre l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui. Et si l’on était dans un Etat sérieux avec des dirigeants sérieux, cette situation de Natitingou ne devait pas échapper à la vigilance des autorités compétentes, qui l’ont apprise sans doute au même moment que l’opinion publique. Que font les services déconcentrés opérant à Natitingou ? Où sont passés les services de renseignements généraux de la Présidence et qu’attend la Police nationale pour prendre ses dispositions afin de ne pas laisser des gens fuir le pays avant qu’il ne soit trop tard ? On parle des centaines de personnes spoliées. Elles ne voient plus personne au siège de la structure depuis des semaines. C’est suffisamment grave ; le Préfet, le Directeur départemental de la Police nationale et le délégué militaire devraient s’interroger sur les mobiles de la fermeture de cette structure financière depuis longtemps. Quelle image veut-on donner au Bénin, s’il faut toujours attendre que les populations montent au créneau pour exposer une situation aussi nocive pour le crédit national avant d’agir ? Est-ce normal ? Cette nouvelle situation survient presque à la veille des élections communales et locales, comme ce fut le cas en 2010 avec Icc-services. On était à la veille de la présidentielle. Elle s’est soldée par un K.O. Les gens ont besoin de moyens pour faire un nouveau K.O. Tout le monde croyait qu’il y aurait remboursement parce que Yayi Boni l’avais promis. Mais rien. Le peuple souffrait mais les gens ont eu les moyens de battre campagne à grands frais. Les populations affamées à dessein ont été obligées de voter ce qu’on leur avait demandé. La situation actuelle de Ccec-Bénin sent encore un montage.

Félicien Fangnon

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